SYSTÈME GÉNÉRAL
Ds seul besoin qu'ont les végétaux d’avoir l’une des deux
arties qui les composent, fixée dans le sol, naît cette différence que lon remarque entre la situation de leur ligne médiane et celle des animaux.
. Cette situation, contraire dans les lignes médianes que présentent ces deux sortes d'êtres, à produit des dénominations différentes, telles que parties descendantes et ascendantes dans les végétaux, et parties droites et gauches dans les animaux. De cette observation, il est facile de sentir que ces différences sont entierement relatives au changement de situation des deux lignes, et qu’il est tout aussi naturel de voir les parties qui composent les systèmes terrestre et aérien. du végetal s’allonger, en s’éloignant de la ligne médiane,
dans le sens vertical, que de voir celles des systèmes de
droite et de gauche de l’animal croître, en s’éloignant également de la ligne médiane, daus le sens horizontal.
Ce caractère de parité, commun au plus grand nombre des êtres organisés, a cela de remarquable, qu'a mesure que l'on descend, en suivant les branches végétale et animale, vers le point de bifurcation, où elles se confondent, la ligne médiane, ou plutôt l’un des systèmes qu’elle sert à distinguer, disparaît insensiblement, au point que, dans les animaux les plus simples, et dans la plupart des végétaux axifères, on n’en retrouve plus qu'un.
M. Poiteau et moi, avons observé, les premiers, que le pivot principai du système inférieur des végétaux monocotylédons subissait une sorte de couronnement inférieur, prématuré, ou de troncature peu de temps après la germination, et que pour lors cette partie était remplacée par un grand nombre de racines latérales et suppiémentaires; ce qui donne à l’ensemble du système terrestre de ces végétaux l'aspect d’un ample faisceau. xe
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Mais à cette époque nos regards ne s’étendirent point sur la diminution progressive du Système terrestre des végétaux à mesure fe l’on descend des plus composés vers les plus simples. En effet, pour peu que l’on jette les yeux sur le tableau qu'offre le règne végétal, on voit que, dans les plantes polycotylédones, les deux systèmes, sauf quelques exceptions, sont généralement égaux ; quant à leur masse; que, dans célles dites monocotylédones, dont nous avons déja parlé, la troncature qu'éprouve le pivot principal du système inférieur. le réduit considérablement, et que, dans les végétaux simples ouaxifères;:tels que les champignons, les algues de terre et, de mer ,.ce même système, en se réduisant de: plus en.plus, devient une sorte d’épatement, qui sert seulement à fixér icés sortes, de végétaux aux corps sur lesquelsils viventiiians mar 2nectoo. |
L’être végétal composé, considéré, dans sa partie vivante } est un tube simple, ou rameux, cylindrique, composé de cel- Jules poreuses etyaggrégées, ;|dans: lesquelles, passent des fluides, sans que;spour cela, il Jrait une. véritable circulaton. Ce corps tubulaire donne naissance, à.sa surface extérieure,. a des.expansions Ou. Organes appendiculaires, et, dépose, de ses deux surfaces; des substances qui ont cessé de vivre, telles.que l’épiderme.crustacé et.carbonisé par l'air à l’extérieur,.et. les couches, concentriques. et additionnelles
ui composent. cette masse inerte, que. l’on nomme le bois à: l'intérieur... Hoifte AID At of LD Sn
Autour. et.au sommet de,ce tube vivant sont situés des nœuds-vitaux, dont. la disposition latérale est constante, selon les diverses espèces : ainsi elle est a/terne distique; alterne en spirale; opposée.par çouple.où.opposée par ver= ticille. Ces nœuds-vitaux ou sortes de conceptacles recèlent le germe des embryons-fixes (bourgeons), êtres particuliers destinés, par la répétition de leur, naissance, à faire d’un végétal simple un végétal composé. . k,38
En suivant la disposition des nœuds-vitaux le long d’an
- rameau entièrement développé, on voit qu'ils alternent cons-
tamment entre eux dans le sens longitudinal de la tige; qu'ils oe#a . . . . >
divisent cette tige en un certain nombre d'articles * d autant
plus longs, que la végétation a été plus favorisée, ou bien
ï Mérithalle (du Petit-Thouars ). «oO
qu'ils sont plus éloignés des deux extrémités du rameau. Les nœuds-vitaux, plus importans que les organes appendicu- * läires qui les bordent ét les protegent, déterminent toujours l'insertion relative de ceux-ci, qui ne peuvent jamais naître ailleurs que là; ceux de ces nœuds-vitaux, placés à la base d’un rameau, qui out porté les feuilles rudimentaires et écailleuses du bourgeon , sont excessivement rapprochés et le plus ordinairement stériles, par faiblesse ; ceux, au contraire, qui se développent sur la partie intermédiaire et vigoureuse du rameau , que les feuilles proprement dites accompagnent ; sont presque toujours ferules et très-espacés : arrivent ensuite ceux de la partie terminale, qui se rapprochent successivement et redeviennent stériles par épuisement. Cest sur le bord de ces nœuds-vitaux que naissent ces autres organes appendiculaires et rayonnans , tous parfaitement identiques, quand on abandonne toutes lés considérations de formes, de couleurs ét de fonctions ; peut-être mal fondées , et que l'on a désignés par les noms de calice, de corolle, d’étamine, de phycostème, d'ovaire et d’ovule. Il paraîtra, sans doute, extraordinaire de voir comprendre, parmi les organes appendiculaires et foliacés des végétaux, les péricarpes et Les tuniques propres de la graine ou plutôt de l'embryon. Je conviens que cette analogie sera difficile à saisir tant que, dans l'étude, au lieu de suivre pas à pas et de bas en haut le déroulement successif de tous les organes qui constituent un végétal, on se contentera, comme on le fait ordinairement, d'arriver latéralement ou à vol d’oiseau sur ces mêmes organes, qui, en cet état d'isolement et de développement, sont presque toujours inexplicables. Ce n’est en effet qu'en étudiant un végétal dans toutes ses évolutions, que l’on parvient à reconnaître l'identité originelle de tous les organes appendicufaires qui s’échappent par exfoliation du tube cortical et aérien de ce végétal, et que l’on est naturellement conduit à ne plus voir, dans la composition d’un ovaire et par suite d’un péricarpe, qu’une où plusieurs feuilles rapprochées et soudées par leurs marges Ne ou moins rentrantes à l’intérieur; dans le prolongement de la nervure médiane de ces mêmes feuilles, le style et le stigmate, qui en sont la partie terminée; dans lé prétendu cordon ombilical, un article entièrement analogue à ceux qui séparent les feuilles libres et développées des tiges; due la tunique propre de la graine,
. une feuille soudée, close de toute part, indéhiscente, bordant et protégeant le nœud-vital, qui a donné naissance à l'embryon ; et enfin quelquefois, dans un dernier effort de la végétation, un dernier article dans le raphé où vasiducte, et une graine rudimentaire dans la chalaze. Ce dernier article de la tige, auquel on a donné le nom de raphé ou de vasiducte, représente exactement celui , quelquefois grêle et Jong, qui termine le rachis de certains épillets de graminées , et la chalaze, cette fleur rudimentaire, que les botaustes nomment, dans cette famille, une fleur neutre :.