‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 163 sur 201 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

Voyages, herborisations, herbiers.

1°. Voyages.

ei mn botanique, dit Fontenelle dans l'Eloge de Tournefort, n’est pas une science sédentaire et paresseuse, qui se puisse acquérir dans le repos et dans l'ombre d’un cabinet, comme la géométrie et l’histoire, qui, tout au plus comme la chimie, l'anatomie et l'astronomie, ne demandent que des opérations d'assez peu de mouvemens; elle veut que Von coure les montagnes et les forêts, que lon gravisse contre des rochers escarpés, que l’on s'expose au bord des précipices. Les seuls livres qui peuvent nous instruire à fond sur cette matière ont été jetés au hasard sur toute la surface de la terre , et il faut se résoudre à la fatigue et au péril de les chercher et de les ramasser : de là vient qu'il est si rare d’exceller dans cette science. Le degré de passion qui suffit pour faire un savant d’une autre espèce, ne suffit pas pour faire un grand botaniste, et, avec cette passion même, il faut encore une santé qui puisse la suivre, une force de corps qui y réponde, etc. » il .. Il n’y a donc que les courses et les voyages qui puissent nous faire connaître ces brillantes productions de la nature; ces végétaux nombreux qui partout revêtent la surface du globe, et varient selon le climat, l'exposition et la. température. Les Do nées sous le soleil brûlant de l'Afrique ne sont plus les mêmes que celles qu’on rencontre en Europe; celles des Indes ne ressemblent pas à celles de l'Amérique, et la belle végétation des tropiques disparaît à mesure que l’on s’avance vers la terre glacée des pôles. Quelle jouissance pour le naturaliste transporté loin de sa patrie, et dont les regards sont, pour la première fois, frappés de l’ensemble des productions d’un climat étranger ! La, rien ne ressemble à ce qu'il a vu, et ce qu’il sait devient un point de comparaison pour mieux juger de ce qu'il voit : ce n’est plus la 13°, Livraison,

: 1 1,1(968) meme terre que celle qu’il'a quittée; des fleurs toutes nou velles embellissent le gazon qu'ilofoule à ses pieds ; la forêt

qui le reçoit sous son ombre ne lui offre plus ‘un seul des arbres connus en Europe. Combien, dañs le vif transport de

Le aturaliste voyageui® ést done” un conquérant plein d’une noble ambition, dontlebüt est°d’enrichir son pays des, productions naturelles de‘toutés les parties du globe. Au milieu de l'élévation de seslidées, il né voit d’autres bornes à ses conquêtestque celleslde Puniver&: soutenu dans cette “vaste entreprise par l’esponidu Succès, il ne connaît ni fatigues nidangers. Quoiqueavéc des intentions pures , il pourra peut-être exciterles soupcôns dés peuples barbares, :se trouver expôsé à! leur férocité #fien ne l’arrête; il part pour remplir $es'grandes destinées. Il ne marche point à la tête d’uné puissante armée, meuagant les peuples et les trônes : c'est un homme simple et paisible! quin’a d'autre désir que de répandre”dés bienfaits, ‘d'autre défense que des paroles

de paix. 1008

Oni croirait que, sous cèt extéricurmodeste, il peut, par ses découvertes, œurichir de vastes provinces, peupler des déserts, poser les fondemens d’un commerce vivifiant, préparer dé loir l'établissement d’utiles colonies, offrir des ressources à l’industrie, des richesses au travail, de nouvelles jouissances à la société? Ces assertions, tout étonnantes qu'elles peuvent être, n’ont rien d’exagéré, et sont tous les jours confirmées par l'expérience. Quelle activité n'ont point jetée, parmi de grandes nations, la découverte des épices, la culture du mûrier et-des vers à soie, celle du caféier, de la

canne à sucre; le commerce de l’indigo, célui de la cochenille nourrie par le nopal ; l'introduction du maïs, de la pomme de terre en Europe, celle du sarrasin et de beaucoup d’autres plantes intéressantes ? | que

Un gouvernement sage, dont les regards prévoyans savent percer dans l'avenir et se reporter Sur le passé; pourra calculer combien l'étude de la nature est souvent importante pour la prospérité des Etats, et quels avantages précieux peuvent. résulter de. voyages entrepris pour lésprogres des Sciences. Combien de semblables voyages diffèrent de ceux qui, dans des temps plus anciens , n'avaient pour but que les conquêtes et le pillage! Ils ne sont plus ces siècles. d’ignorance et de superstition, où Le goût. des, voyages était que l'ambition des conquêtes, où lesxelations decommerce dégénéraient en brigandages, les alliances en traites d'esclaves, et la religion en fanatisme; où la perfection desarts tournait 4 la perte des nations étrangères ; où les mines d’or devenaient un titre de proscription. N’a-t-on,pas vu Européen ne pénétrer dans les antiques forêts de l'Amérique que comme la bête féroce altérée de sang? le feu de li guerre dévorait les peuples avec la rapidité de la flamme qui embiase les moissons. Puissent-ils être à jamais effacés des fastes de l'histoire ces temps d'horreur, de superstition et de barbarie ! Puissent du moins ces hommes, éclairés par les principes d’une saine philosophie et. d’une religion ramenée à son véritable but, faire oublier ces. crimes commis envers l'humanité} Que le voyageur porte également ses vues bienfaisantes et:sur la patrie qui l’a vu naître, et sur: les nations qu'ikwisite,; que ses découvertes soient utiles à tousles peuples, et qu’il prouve à l'ignorance que ces recherches ont bien souvent des résultats très-importans pour la société.

Pendant combien de siècles n’a-t-on pas employé dans les arts, dans. la matière médicale, dans l’économie, etc, des substances exotiques, des fruits, des racines, des gommes, des laques, etc., sans aucune notion sur les plantes qui les, fournissaient ? Cequen’ont pu faire les négocians qui fréquentaient les pays étrangers, le botaniste l’a exécute en y abordant : il.est résulté de ses découvertes que plusieurs de ces: substances, recueillies à grands frais dans les pays lointains, pouvaient être également retirées de nos plantes indigènes, qui ont, avec les exotiques, des rapports de genre ou de fa-

( 80, ) mille. C’est ainsi qu il a été reconnu que notre violette d'Europe contenait dans ses. racines , prises à forte dose, les mêmes propriétés émétiques quê Tipégacuanha. qui appärtient au même genre; que Ja plupart-de nos orchis bulbeux pouvaient fournir ‘du Ne P aussi, par fait que celui du Levant, qui provient. é ement | ‘une espèce d’ chis, etc.

C’est ainsi es se répandent. dans. là société, . les éco vertes du v voyageur : : le sibarite sa pe des fruits p us délicats; "des “liqueurs,” parfumées - les {aromates : llude, aurosent son palais ; nos meubl ï À es arms din bois

us recherc 6; 110$ vollures. t d'un Vernis indélébile: Cel luxe d'os nue non Es és En La da l’industrie, et répand lajsance.et. die Fi it ie spbreux ou vriers ( qu'il occupe, ‘un Ôté!, Fhabitant des. ampa= gnes trouve à Hot F pe uelquefois: tresinédiocres | de on. ter F autres plus à ondantes , sovent plus Subs{ai ntie es. cun-profite de, ces hienfaits ; et Suis one qui, ! ap es:est à peine:connu son ignôre © 1 d8 € Ée ilsiont coûté à leur

een a

auteur; On Va même ane ue Os, jusqu'a regarder avec une

sorte d'Impro LÉ étte noble. passion.qui, transporte: Je botantsle as Lu Ho ur.le. livrer à la recherche des végétaux! je gel Le Sort: Ses: trayaux-réstent dans

l'oubli. à dure € en seraitzi l autre NÉS] | le: yoyageur ouvait, Es Ê ra retour, annoncer; heuretixusagé que on peut EM ie qu'il l'apporle;miais cesm'est. bien ant lé Li de lof gs, essais. qu'on trouves Peuiploi. des plates exôt ques, cultivées. d'abord. par-curiosité on pour | ornement AE RS, pRren es, Si ee sont -dés:arbres:de haute futaie, com ue ne faut-il, pas Nil oserais dire-de siècles: , pou à es ace imater »les mul üplier! Des fruits acerbes: il les faut grel fer, “relaie est quelqrie sis ltpénhps sans succès, ; avan que lon: “puisse reconaître qüels-sujets leur conviennent Li: culture. ga ’ilsexigent sis" a er à uels on ee loyer..; 9Hp 929$ 1997 12 ec à ; Ainsi Fe cn eu Aa bpe mel lesquelles le natur aliste est oublié: tandis.qu'on jouit du fruit de: ses tra2 vaux, ses jours, se ;pas passent dans l’obseurité;iet quelquefois dans une médiocrité voisine de Pindig gence:lfaut cependant rendre justice aux. savans de,nos jours ‘ils ont trouvé le moyen de perpétuer, autant qu’il est:en éux, la mémoire de

( 81 ) à tous ceux qui, par UE leurs travaux, ont contribué à étendre les limite8ide ‘la $ctencé”: leur nom est attaché à des plantes nouvellément découvertes. Heureux ,s1 cet hommiage-n’éût pas été/H6p Soûvent fé par l’adulation, en l'adréssant ae eutes plie COR par leurs dignités ou

leur naissanée -‘qté"par Hétrstravaux! On l’à vu prodigué même à des PER EN DE A eines ou le rang pouvaient cotivrit féstitütioh d’un Voile honorable, tandis que les Mois "dé Vavahs EStimablés donnés aux nouveaux genres senestéhdléhft Tes talens et lès Biéufaits, et deviennent autant de mohutiretis" FGEEUR ‘pour l'histori que de la science.i° °4q0 372 cars 234 31 isnis ICI xs es Combien de partent At ét Par aux douces ouissancésidélhomithe déteque At te bosquets, Lies tea gt 1e Ve iSsefi ; noms decehxqur énlaé fre À UbOUVERte, le a teur dans les contiéés 6 A8 trtissents et l et les dangers qui ne t âcco

Tfüi rappellent les”

éignent les aligues agné là conquête! -

C’est donc ün tribut Ben iñér ae e’célui d’immortaliser, | dans ces annales vivañtes!de lee ence, lé nom de ohs ces

voyageurs qui Sato de à PCA Les te | tribut que nous devôñsilétr" ASeE A à itapt plus de.

sévérité, qiilestsoufvéntia

cet arbre prééieux 6 HVlg4 retient eou£le | bi d’acacia ;

de faux acacia, \ | 'Jéan R Je règnéde Henry} vérg Fait 2600210! 2 294"

lérécompérise de leurs longs.

travaux: c’est ainsiqéeTliffné a ldoriné lé nom de robinia à |

ds)

EE

ntrotéitér France pi Jéa l'RQDIS, Sèus |

Après avoir exposélesavathges qué‘les Seienéés et la so ciété pouvaient retirerides ÿoyges’éntrepis par des natura- .

listes éclairés, je doisausst è l’exécutionide ces &rardks té :

voyageur n'ait pole a"se ee PAS négligé des re-

cherches-qu'il n’estplis en Son pouvoir de réparer.‘ C’est par- É

ticulièrement dans larjeuriésse que Id’passion des Voyages se fait sentir; c’est à cet âge que l’imagifiation ; éxaltée par la grandeur du spectaëéle déPünivers ; ést susceptible des plus vives concéptions; c’estoalors qu’une impatiente curiosité tourmente un jeune homme brûlant du désir de la satisfaire, Cette louable émulation, ce dévoûment à un genre de vie aussi pénible, peuvent conduire à de très-grandes choses le

cœur -qui en est pénétré; mais s’il est beau de s’y abandon

a. quelques réflexions sur | tréprises” Afin qu'à Son retour le |

ner, il est encore plus prudent de ne le faire que lorsqu'on est parvenu à çe degré d'instruction propre à en assurer le succès. Îl est donc des dispositions de corps et d'esprit indispensables, et sans lesquelles le voyageur ne pourra rien exécuter de grand, ni prendre.une idée juste de tout ce qu'il verra. |

L'homme qui est né faible, énervé par les plaisirs, accoutumé à un geure de vie trop: délicat, sera.bientôt rebuté par les fatigues inséparables, d'un.-long, voyage; ilise trouvera hors d'état de se livrer aux-recherches qui doivent en être le fruit : il lui faut une santé robuste, un corps exercé à la fatigue, du courage dans Fe dangers, de la constance au mi- Lieu des obstacles ; il Lui faut renoncer à ces douces habitudes contractées des l'enfance »et que le tempstconvertiten besoins. En Europe, les voyages ne sont que de longues promenades : il u’en est pas de même, dans les vastes contrées des autres continens, parmi ces. peupla: les errantes, plus à craindre souvent que les intémpéries de leur £limat. Le voyageur doit connaître l’usage des armes, surtout,celui des armes à feu, tant pour sa propre défense, que pour fournir, dans les cas de besoin, à sa subsistance; il est essentiel qu'il sache nager, diriger un bateau, soigner et:pañser-un cheval, conduire une voiture, etc. |

Les dispositions de l’esprit nelsont!ipas moins nécessaires que celles duicorps :il faut; pour bieñ observer , apprendre a bien voir, a voir sans préjugés, 'avecr-discernement, avec réflexion ; à considérer les objetsisousleûrs diffésentes faces. On y parvient par un jugement sain; par l'habitude d’observer la nature et les hommes;,avéc des connaissances ac-

quises par l’étude:et la méditätion; il faut,surtout étouffer

tout penchant aù libertinages Ay la vérité; l'homme n'existe pas sans passions : Celle qui doit déniner dans le voyageur est la seulé ambition des découvertes. .et:des connaissances utiles ; si quelque autre altérait1là sérénité-de son âme, elle l'écarterait du but: de son voyagé. L’expériencenous apprend que quiconque voit les objets} le cœur-occupé d’une passion étrangère, les voit presque toujours mal; qu’il les voit avec légèreté, avec distraction : les profondes. affections nous jettent dans un état d’abattement qui conduit à la mélancolie et nous rend insupportable tout ce qui ne prend pas le caractère de nos pensées.

Une imagination trop'exaltée peut encore jeter dans beattcoup d'erreurs ‘6n les évitératoutés les fois que le jugement en régléra les mouvèmens. L'imagimation doit mettre en activité nos facultés intellectuelles ; maïs ‘elle ne ‘doit jamais agrandir les objets ilfaut les voir'tels: qu'ils Sont; avec le coup d'œil sévère de l’observation. Les préjugés nationaux sont une autre !souréed’érfetirs qui nous fotithmal juger Les peuplés que nôtis visitonsfnous taxons trop'légérentent dé barbares et dé malheuréugeslesmationts quinout niles mêmes mœurs hi? lés hiémies habitudes querious; commési lé bonheur ne pouvaitipas péñétrés, méme plüsfacilemett, sôtrs la hutte enfiinéé dif étage > querdarisllespalais de lépulétie Pr) 2 Jern'ai prévénté cesréflesions qué parée que les récherches des natuïalistés se borienthaténient uiseuts objets d’his2 toire nätürelle? quétlésménisctesruenges, letorivernement dés” nations) doivent fixerségaléhent leuflatténtion; niais comte lesplantes fontie pri pal 6bi etubétanisté ; j'ajüu- | térariquelqmes obsavalionp sur lamanièrerd"ep faire a re- | cherche’ 'ét sut Moyérsideconever ét desfailepaivente en Eùtô fé les graines récoltées. °21919b 9xqoig 21000 Ÿn soger. Alore [up laigezzs 229 Îr :sonsteradue se 6 nio2od

haos lsvodo agsodferbbrisarions. «usatsd air vomi | ‘ 4919 9THÏIO 4 94 ‘On’donnerde nomql'herborisntions à cesiegeuraiohs: faîtes à la campagiredansd'inténtion] d'yrreéueillimetibétadierÎes lantes quirgrerois$sent naturellement : cetexercicerest spot ebotaniste} une delsesophis [agréables jouissancesoin se Bivrant auimilientdes prés iebdes1boisy àsla recherche dés plantes, Fhomme senble rertrersdans tous ‘ses'droils matu= |. rels ce qu'ilumbitibune test àltouss il este premier-occu- | pant. Quisvoudraitiltivdisputer la: eur! des champs? Qui pourrait Jalluiehvier 21bn’aura arcraindre tout au: plus que la dent'dela-brebisoulès mâchoïres dévorantes dé l’insecte 3 mais lanature estsiriche danses productions les désirs du naturaliste ‘si faciles satisfaire b Une simple fleur-est pour lui une découverte heureuse) Cünquêtelpaisible, que jamais ne troublera le regret d’avoir donné lamort run être sensible! Roues pure, ‘qüinetendopas ätendutcir le:cœur contre es convulsions d’ün'animal frappé d'un plomb meurtrier !

La boîte du‘botaniste remplierde fleurs procure à son pos-

sesseur une joie bien plus douce que la carnassière énsan-

glantée du chasseur ; et, quel que soit le plaisir de dévorer les membres d’un animal tombé sous nos coups, je doute qu’il nd égaler celui que procure l'analyse des plantes recueilies de nos propres mains. L'exercice de la chasse développe les forces , entretient la santé, j'en conviens; mais ces avantages ne se trouvent-ils pas Anlénatt dans les herborisations lorsqu'elles nous obligent à parcourir de vastes localités, à gravir contre les rochers, à supporter la fatigue et l’intempérie des saisons ? |

Au milieu de ces excursions, que d'idées agréables occupent notre pensée lorsque, (han oitant le cercle étroit de notre horizon, loin des habitations humaines, nous allons étudier la nature dans ces lieux solitaires et sauvages que la culture n’a point dénaturés, que l'art n’a point encore embellis! Comme-ils deviennent petits à nos regards ces pares, ces brillans jardins où le! riche" promène sa pénible oisiveté! Qu'ils recoivent le tribu d’édntiration dû au génie industrieux de l’homme; mais qu'on'ne s’attende pas à y trouver ces jouissances du. cœur 'qu'onéf’éprouve qu'au milieu des productions de la simple uature! jouissances qui ne sont ni exclusives, ni déperidantes délaïvolonté des autres hommes.

Dans mn de’cesbeaux jours d’étés à l’époque où la nature étale tontlellusede là végétationy le botaniste, transporté dès l’auroreæa imiliew!de prés jonchés de fleurs, les poumons rafräichis par Pairipüt du matin! voit commencer pour lui une journée: destinée xldes plaisirs’ qui ne peuvent lui échapper? Lasantéieirculedans ses veines, et ses idées prennent la teiñté riante‘ des fleurscqu'il vient étudier. Seul, il west point isole : il est dans le sein de lasnature, au milieu de ses partertiés; sil a des cÜmpagnons d’herborisation , la gaîté, la confiance ünaimäble abandon marchent a leursuite. Combien d’amitiésdurablesiet précieuses se-sont formées dans ces circonstances, surtout parmi ceuxqui, sans prétention à cette renommée qui procure des placés où des honneurs, ne peuvent éprouver les jalousies qu'elle-excite! La seule émulation consiste à découvrir, le premier, une plante difficile à trouver, à en déterminer le caractère et le nom. ,

De semblables'excursions procurent au botaniste le moyen le plus sûr d'étudier les plantes telles la nature les produit, dans le lieu même où elle les a placées : il les y voit dans leur véritable port , avec tous les caractères qui leur sont

(85) ropres, et de plus avec les circonstances de localité, qui

fe donnent un charme inexprimable. Ces courses, que l’on. fait x la campagne, dans le pays que l’on habite, surtout lorsqu'on les fait dans des lieux incultes , abandonnés ou peu fréquentés, au milieu de bois montueux, pierreux, traversés de grandes ravines, nous donnent en petit une idée des courses botaniques que l’on péut faire, lorsqu'on voyage , dans des pays Lee : ce ne-sont pas les mêmes plantes; mais celles qu’on y observe sont dans des situations à peu près analogues: oieiox a 0) 2,

Lorsqu'on se dispose à faire-une kerborisation, il est certaines précautions à prendie: pour parvenir plus sûrement au but que nous nomsipréposons en herborisant : : à

1°. Il est bon dese muñir d’un ouvrage twés-peu volumineux, soit un prodrorne générabdes plantés. connues, soit celui des plantes maturelles-au!pays! où au climat que l’on habite, ouvrage. qui doihipréséntèr en, peu de mots, les caractères essentiels des genres Eten LH temps ceux des espèces , SANS synonymie Sans deseri phion à MOINS que ce ne soit quelque ohsenvation tres-courté.; las

2°, Une boîte-de, fer! blanc, mince. et légère, en demicylindre, s’ouvrant dans sa longueurspar un couvercle à charnière, dont.les. dimensions sont dépiishuit pouces jusqu'a quinze et plus sur uñecprofondeur proportionnée. Celles de la:première dunension sont destinées pour les simples promenades syles-boïtés, debla: seconde; pour les courses plus longues elles-seront-muniés;/àdeurs deux extrémités, d’un anneau/libèe: pour y passer-unuban,safinide porter à volonté la;boîteen.sauitoiruise 9! 28h 24 à

3°. Unedoupe-à plusieurs Jentilles, de différens foyers, pour les obsenvations déligates:que l'on trouvera occasion de faire sur les différentespanties dé la fructification des plantes.

4. Unstyletet uie petite lametranchante, aigue, comme celle d’un canif, pour:faire/la-dissection de fleurs; de petites pinces plates et mincespourysaisiret tenir avec plus de facilité les parties que l’on veut examiner.

5°. Il faut se pourvoir d’un bon couteau, on d’une espèce de houlette ou de bèehe étroite, pour enlever les racines qu’il importe d'observer, comme celles des orchis ; d’une canne à laquelle on puisse adapter un crochet pour abaisser les branches d’arbre ou pour attirer à soi les plantes aquatiques, et x

(662 laquelle On pnissé aussi attacher une sérpette, pour couper les Lam EAUX en-fléurs où én fruits.

6°. Un Crayon et dés tableutés, pour transtrire ou noter sur- “le-champ c des Observations ‘qui PERF ELL ÉehApper à a la mémoire.

7°. Ceux qui but en mème tériph à la recherche des ‘insectes, ce. jui n'est pas rate, pourront” se”munir d'une pelote: mudié d'épin gles' dé divérse grandeur, ét-d’une boîte avec un fond” ue ré pour ÿ pi Hal iséctess d’autres < enipor tent encore u une sorte dé raquette es d’ ti gaze où | , d'in filet fin ie (forme de saé } pis au ions/sans ‘es altérer. un tterais OLA Gers né date e ‘avec du coton pouryi ren fer ie 1es’c0d Haiatilés où terrestres, ün par rares et def étés Le ontré chémin faisant "Com me | ‘les mé &éhE p as égalehient parut. a hôtantisté jé Eos “attachi de var er “potable 8e eu io À it 5 CA se es Je les: plain és, eine Wa és] >térres Fes Abo euses dun Nc Les tea s'eulde dr les ji is à 29 se AE He les :haïés, Rat opseS CS es Do où, tale La S'chatières, leurs | . es Heux TD r'a Lés où “Epkés A Gta et 294 re Ta courra Te és IOhAgIrÉS ‘Abldiiéré üre, à avan eos ie era Hu es rentes expositions ; es Re te. les ravins ; etc. 3°. Il . les eaux stagnantés, les marais, les sources,

2 le ngataracless. Re al rt de bord dés

SUV pe DRE es, lacs ; il ol es-plantes

ent fl Los de À fine Ge haut “se t dans Ji

: ne )a Fo ieu rit ï dés le bôrd des cheec Li a Sn VIEUx mes les: puits, les ju ins PAU igrs, Li serreÿ 1 es s pépinières, les

OS pouiri, ‘etc.

Er

a A Fumièrs, les amis,

se 1 les fe rées maritimes, 1 suivra fes. côtes, visitera fes gt Eu unes , Les rochers, les grottes for nées par

” Veau, es eu réistantes du, rivage ; il setprocurera les res Marines da Te a à différentes rofondeurs.

6°. Il ne faut pas se bornier à vi isiter une seule fois ces différentes localités; il convient, si lon häbite leipays, de les parcourir au moins deux fois par chaque saison, de noter les

plantes qu'on ne trouve qu’en fleurs, afin d'aller un peu lus tard en récolter les fruits; prendre date de l’époque de à floraison et de la maturité des fruits de chacune d'elles. 7°. Le printemps et surtout une grande partie de l'été sont les deux saisons les plus favorables pour recueillir beaucou ) de plantes; mais les autres saisons ne sont pas à négliger : beaucoup d’espèces ne fleurissent ou ne fructifient que dans l'automne, même un peu avancée; l'hiver lui-même, avec ses glacons et ses neiges , n'est pas une saison entierement morte pour le botaniste, S'il sait profiter des jours de dégel, d'humidité ou de pluie, il trouvera un grand nombre de

mousses, de lichens et autres cryptogames qui ne présentent de fructification qu'a-cetie époque. C'est particulièrement dans les grandes forêts des contrées septentrionales que croissent les espèces de mousses, les lus belles et les plus nombreuses : elles se‘trouvent les unes sur les arbres, sur les rochers, dans les lieux “humides et ombragés, le long des ruisseaux, sur le bord des fontaînés , etc.; d’autres se plaisent dans les prairies, sur le revers des collines, sur les toits, les vieux murs, parmi Jes décombres, etc. : les Hichens et les jongermannies naissent dans les mêmes lieux, el,fleurissent à peu près ala même époque. C'est encore dans les temps humides, après les pluies, au commencement du printemps, ainsi que dans l'automne, die paraissent les, champignons.

APP AGP DIET à Oo 1.15 19638 2,193 cui & ;

1 Da

"fn d

Il n’est point , après les hétborisations, d'occupation plus

agréable. pour le botaniste que celle dé Ke ormation d’un 2 CIE LED 291199 O0 D. 2908 Vi h29h-0rnI0I 91 1ND22a0'ENEULC

herbier : là, viennent se placer Méthodiquément les brillantes

conquêtes de ses excursions botaniques , et, avec elles, les ‘souvenirs les plus doux : c’est le jourhäl dé os promenades

champêtres et des circonstances remarquables qui les ont accompagnées. À la vue de telle plante; se présente aussitôt ce rocher contre lequel il nous a fallu gravir pour en faire l'acquisition, ce lae que nous avôn$ contourné, ces coteaux, ces rians paysages que nôuS avons paicourus : c'est le tableau d’une heureuse et longue existence. Un herbier formé par . les mains de son possésseur est done une source d'émotions douces et précieuses.

Sous le rapport de la science, un herbier est d’ une nécessite indispensable pour se rappeler.les plantes qu’on a observées, pour nous offrir le moyen de les étudier dans tous les temps, dans toutes les saisons, de. les avoir constamment à notre disposition. de. pouvoir, approcher toutes celles que Von, veut comparer | d'y établir l'ordre général et les distribuiious particulières que l'on juge convenables. A la campagne, ainsi quedans les jardins;on-ve peut voir qu’un certain, nombre.de plantes à la fois, dans d'état: propre à être observées, à.cause des diverses) époqués deleur développe ment et, de leur floraison, tandis qu'ami herbier supplée a ce qui nous manque. Malgré le grand-avantage d'examiner les plantes surlemivant, al'west pas mojsis centaimqu'un herbier offre, de txes-g randes ressourcés pour leuriétudei:en. effet, lorsque les fleurs de ces plantes nersott-pasid'une petitesse exlrême, où peut; endessoum eltant-pendantiquelque temps à0la vapeur; de l'eau, botillante;tantiélliolemrs parties , les ouvrir ensuite; les écartepav ec la pointe d’wi stylet ou: d’une épingle, elyebsesverileur véritable suctire, le nombre,

la forme, la; pesttion:des oxganes sexuelseril ne fäuty pour cela, qu'un. peu, d'adresse de Phabitude | du temps et de la palence. sf sek1q <taslq smôor sf sit Daÿ'1a EJrp &7 497 = Qvoit par! là,combiensest:gtande l'utilité cd'aniherbier pour cehiiquiyeutétendie ses cohnaissanees dans l'étuderdes

VéSCtanx el combien estipfédieuseziponr taybotañiste;cune collection: de-planses sèches; lenmpreñant; d'une partstout cequ'on a proreçueiblir dans les jardins ét & lascamipagne (de l'autre, tout:ce yon aux pu Se-produrer despays étrangers, so-par es-voyager soit! pan des éorrespondänges. avec. les peisounes. Bvyées aux; mÈmMES séohérahes ; mais l'avantage, le plus évident, dans la formation, d'uncherbien;coisiste à re cueillir, préparer et dessécher soi-tnême; autant qu'il est possible, les-plantes qui le composent: Qutrele plaisirattaché à.cette. agréable occupation. ‘etla possession desiobjets ; ce -travail forme -insensiblement. le coup, d'œil de celui qui s’y livre, et le met.en état. de reconnaïne au premier aspect les plantes.qui s'offrent.à sa vue, avantage indépendant de celui qui Le eue la connaissance des caractères : Cependant, comme,on ne peut pas tout recueillir par soi-même, on sent combien ilest utile de pouvoirse procurer, par échange ou

En"

en

par correspondance, lestespèces qui manquent pour COMpléter un genre}:oucelles qui constituent des genres partir culiers. SLA SRE, QD OS OM ERRE EN SPP qu :

Pour qu'un: herbier présenté”ce degré d'utilité que je viens d'exposer il est essentiel de biert choisir 165 échantillons que l’on bexproposé de dessécher;1l fautéviter surtout de prendre debindividustaltérés par çertaïnés circonstances, des morceaux déformés, des! Monstruosités/qui noûs tromperaient si mous déteiminionslensiitésla fornié et la proportion dés parties d'après ces individus de mauvais choix. Si: parjcexemple, l'on rpreudisla. pousse vigoureuse d’un jeune: arbre;bonraurassbuvent) dans cet’exemiplaire, des feuilles au moins:ure foistplus! grandes que céllés'du même arbre ,\.prisesssurrani individu parvent’ alsaterandeur naturelle; si: l’énecueille une-plante que 1e Hasard peut faire reucontredansuunrlipursetétmotitueux | ét! dént le propre, néanmoinsoitlld'habites led iliedxbas eb hüntfidés, on

auribun individu haïgreg Rnguissiits que Pofftiré sous un

aspecbqui ne: livest pas naturél/lidesériptioh que l'on

pourra ifaire: ensuiter d'après eet individu alt ré ; paraitia P P ox

fautive et fort nlal fartél $qu’bn. da com parer a aveé les'caractères que présentera la même plante prise dans son vrai lieunatals enfin idansdemémébuisséns dans lame touffe, il ne faut| pas prendre auihusapd Tetpiemier ééhmitilion qui se présentersduslaimainqemnisillfattt en éhoisi® un 6 plusieursiqui aienb parfaïitemetle pére et les idédradtères! raturels à la net faut qu'il ne süitni défériié paf dés accidens , par une;swfabondanée desbtél ni endotihagé par des insectes :outdévoréenpartie pat lesbestiääx 'ete. L’expérienceretruhepeu d'habitude fosmentteñ peu’ let temps le coup d'œilmécessairepourunéhois (si inpértantis 21/2"

: Lesplantes doivent être; autant-qu'illést possible sécueillies:pour d’Herbier avécitoutes leurs partiési fletrs À fruits ; feuilles, racinesj'ete:squand les plantes Sont lfopgrahdes, on les divise er plusieurs portions dela giitidéur/ du äpier, qui doitiavoirau moins seize pouvés de lohg"sûr! auit de large, ayanbsoin de ntnéroter. chaque portion que l’où place dans une-feuille à pat. Bôrsque céiéÿénme peut pas avoir lieu , on ne doit pastdumoisiétliger d’avoir les parties les plus essentielles :desoplantesiCéelles qui 1e$ ‘éaractérisent, telles que les fleurs et les fruits, les feuilles supérieures , in-

5 C go ) férieures et même les radicales, qui ont assez souvent une forme différente. L'on ne retranchera des échantillons trop volumineux que les rameaux ou les feuilles qui géneraient trop pour la dessiceation; mais, dans ce cas, il faut qu’on puisse en distinguer la naissance, afin de ne pas détruire le caractere de la foliation et de la ramification. On peut négliger les racines lorsqu'elles mepeuvent éntrer dans J’herbier et qu’elles n’offrent rien de particulier; il suffira d’en prendre note, ce qu'onine doit jamais oublier : quant aux arbres, dont un assez grand nombre: flenrissent: vers les premiers jours du printemps; avant l'apparition des feuilles, et ne donnent leurs fruits qu'ensautémne -Gb faut être attentif à recueillir leurs, différentes parties dans les saisons où elles naissent ; et les réunir dansl'henbier.! : 1 4 1. . est très-avantageux :déime recueillir les plantes que lorsque le-tenps:estybien, seb;ebique lé soleil en a pompé toute l'humidité:s lessplantes mouillées se dessèchent mal, nolrcissent owpoürrissents sid’onme-prend, pour leur dessiccation ;-desprécautions pârtièulères ; mais comme il se trouve des circonstänces ou-lon fest pas le maître de choisir le temps, ét .qu’ib fant, profiter des: momens où l’on est à portée de recueillir certaines plantes que l’on n’a pas toujours à sa disposition! lil est bou de‘savoir qu'avec quelques soins de plus onréussit aussi bien à rs des plantes, cueillies même:pendant la pluie, qué celles que l’on ramasse dans les. temps secs: Il suffit, dans ce cas, de multiplier les: pressions, miettant, moins. d'intervalle ;éntre chacune d'ellés, surtout pour les premières, ayant soin surtout de ne point mettreiles plantes en presse, avant d’avoir enlevé leur . humidité ou: leur eau extérieure, en les plaçant, plusieurs fois,de-suite, entre; deslinges ou entre des papiers secs et sans colle, queil'on comprime seulement avec la main et que Von change:sur-le-éhamp. : st Het LUE #54 o Lesiplantes aquatiques et marines qu’on ne peut recueil- Lr qu’an milieu de l’eau , exigent une préparation particulière :5bfaut, après les avoir tirées de l’eau, les laver avéc soin pou» extiever le limon dont elles sont souvent couvertes ; on laisseral les plantes marines quelques heures dans l’eau douce, que Pon:changera plusieurs fois, afin de faire dissoudre le:sel marin dont elles sont imprégnées : sans cette précaution, la plante, quoique desséchée en apparence, atti-

(91) | verait peu après l'humidité de l'air, se pourrirait et gaterait les autres. IL faut, avant de les mettre en presse, les tenir, peudant quelque temps, dans des linges biensecs; etne leur faire éprouver qu'une médioere ression: Celles qui sont molles, divisées en filamens capillaires, comme la plupart des conferves, des ceramium,, etc., exigent une préparations particulière. Îl faudrait des peines infinies pour les disposer convenablementisurde papier : on y parvient bien plus faci- Jement en mettant dans un vase plein d’eau, à large: surface, les individusiqu’onveut conserver; ils se développent et #'y étalent dans leur position naturelle : alors on glisse dansile fond'du vase la feuille de: papier destinée à les recevoir on Jasoulève peu:à peujusqu'à ce: qu’onsoit parvenu à la surface de l’eau; larplantels'applique:sur-le papier, S'Y étend dans: l'ordre ide ses ramificationsetiy resteicollée. S'il survient quelque léger désordre ,:on yiremédie en rangeant lesrameaux avecla: pointe: d'un: stylet;l onwldisse séchér le papierrà Vair, et, lorsqu'il est à1pew prés(sec, on fui fait subirgrentre plusieuts fedillesde papieryuwelégère pression, er ie om chiffouneuC'est: dé-cette manière qué ’oncompose cesjolis tableauxde plantes marines des plus délicates.s tU Jp eojusiq 25018119 sliowosr 9h 09 f -Powutbientdessécherles plahtes, lil faut:se pourvoir d’une provision‘ derpapier-gris peu! collé :1on forme d'ibord un lit de troisioulquatre feuilles derpayier biensec ;‘on yétend une planté aveosoin set; le-plus qu'ils possible; dans:son port naturéb, endéveldppantioutesses panties-de manière qu'elles ne sel redouvrent pas les -uies lessautresoPour cela, il! faut où élagter quelques rameaux ; ou glisser, entre les parties quisseitouchent , | un!morceai de papier; précaution néces- :sairé, particulièrementipour les pétales et les orgahes sexuels: on peut fendre danseur longueur les tiges trop épaisses où trop dures ; il faut même le faire sur quelque portion séparée, afin qu’on puissé reconnaître le en medullaire et la disposition de la moelle. Le calice decertaines composées à grossés fleurs doit être soumis ala même opération, mais de manière qu'il ÿ réste assez de:fleurons et de semences; on aplatit avec précaution et à mesure qu’elles se fanent les tiges des ue herbacées ; en général, il faut éviter les épaisseurs et es bosses, qui empécheraient la compression d'agir sur toutes les parties de la plante: On ne doit pas négliger de joindre

(92 aux échantillons d'arbres où d’arbrisseaux des fragmens d’écorce enlevés sur le tronc, les branchés et les : jeunes ra- Peaux, avec des numéros qui indiquent à quelle partie de Varbre ils appartiennent ; sq encore avoir soin de dessé- Cher séparément Jes différentes parties des fleurs, le calice, la corolle ouverte et nn Es elle est monopétale; les organes sexuels, etc.

due jus A see des lames lle . ou

ce qu’ a € at. e er Fe Rs ne cétte pile. Fne pl (1 rue an eur du papieret. Lou. forme pardess Sue pi Sagd première etamsi de suite jusqu’à ce ue l'on 1 placé toute sa réco te Les-p lanches empeehent-la ommunica rals-ihumidité dune. pile: à l'aûtre, ét rend dent a pr or u égal ira charge. Je.tout! de e quek ue SRE ,gul'on ke Bet ‘une presse. .dont.on: ae aforce, ayoonte,.. se 9b es lliue col codnirarre 2f € Sugces de 6 cetle. opération consiste dans, une prompte. dé ke ux 10 tibia 1 ni hanger souvent les plantes de paf per ee quel es Sign parlairement sèches :on nie les Aissera mes ii et eh premières jis, Vin 4 ee, à, mesure qugrl'on-approchera de. la dessi MEL Here il est.des plantes plus.on moins sèches où ccharaues,, Au Le alle : dec composer. chaque paquet de plantes à a LD res jd Le; Roue consi tance ,,telles que les.graminÉes , “qe res, Qui se dessec ent, ites-rapidement, surtout . e one eul es; SL miles, êle avec d’ autres plus grasses, RE re te Ji dote D of our ch anger les plantes de papier ssh: faut quelques: précautions : ou +] beauçoup qui ciiipent dèsiqu'on y touche, ou qui se coll fi CET apier a vel point, qu'il est presque impossible de les f dépl laçer sans les. gâter., e moyen,de parer à cet inconv énient,rc est d’enleyer avec Hrécaution. la feuille qui les recouvre, en commeñcant. par.de.bas, et.en retenant avec la lame: d'un couteau les parties de mn : plante qui viennent avec la feuille supérieure : cela fait, on recouvre

(93) aid d’uñ papier sec-la plante restée sur son premier papier, que l’on retourne en plaçant la nouvelle feuille en dessous; on passe la main dessus en appuyant Iégèrement, et ensuite, avec les mêmes précautions , on enlève la feuille mouillée. Par ce moyen, la plante se trouve sur un nouveau papier sans avoir été dérangée: PT AU Pepe

La première pression doit être faible : il ne s’agit que de soumettre les plantes! trop forte, ‘elle ferait extravaser les sucs, écräserait la planté et Ia hoïrcirait. Les'suivantes seront gtaduellément plus. fortes; où les diminuera à mesure que l'on remarquera que la plante avance. vers son desséchement : on peut, avahit dé les A PA d Le un peu faner lésiplantés dontVes Téuilles sont roides et dures, comme celles des /chardons etc? FI Sel Sotéttent avec plus de facilité: d’aûtrés !'4t? contraire, qui mollissent et se fanent irès-rapidement, exigeraient d'être di pôsées presque aussi tôt qu’elles:sont cueillies telles’ que "Hicotianes , les ax,

22. otloovt sa 331103 9981 TS 10 1 9H P 99 8 pe ne roches £-etc. À î

Après avoir chängéles plantes de papier ok] &E bon de les.

tro. 106: 21 9 31 194

l'de Hoiivent. Les mousses,

les graminées, les feuilles de beaucoup d t Le"

Page 1