‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 164 sur 201 · TT · texte numérisé non relu

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santes. M. de Lamarck émploie un autre moyen, c’est celui de piquer avec un stylet où une aiguille lés parties tendres et succulentes de ces végétaux : leur suc propre s’évapore promptement par ces piqüres; mais, pour he point commettre d'erreur, il faut tenir note, dans l’hérbier, de lorigine des points dont les parties piquées! des plantes restent chargées. Il y a telles de ces plantes grasses qui, quoiqu’en presse, se conservent vivantes , continuent à yégéter, fleurissent malgré les pressions qu’on leur donne. On évite. cet inconvénient en les plongeant pendant quelques momens dans de l’eau bouillante, avant de procédér re dessiccation : on les tue par le procédé indiqué par M. de Clairville dans le Botaniste sans maitre.

Une plante bien desséchée doit avoir de la souplesse dans toutes ses bi. et conserver la coùleut de ses feuilles et de ses pétalés ; mais ces derniers, quand'ils sont aqueux, de couleur rouge, violette dû bleue, (#altèrent très-souvent, quelque soin que lon’ prénüe pour létrdessiccation. Quelques-uns cependant ‘emploient ‘le’ inoyen Suivañt : après avoir disposé la plante dans le papier dela manière que je viens d'indiquer, ils recouvrent la pilé’dé quélqués autres feuilles de papier, sur lesquelles ils éténdent du säblün fin de l'épaisseur d'un pouce :ils! l’exposénb ainsi L pendant’ plu: sieurs jours, à la chaleur du’ soleil 2 humidité 8 échappe à travers les initerstices que laissent lé brüins (de sable #11 dessiccation étant plus promptemles édtilèurs se conservent mieux. D 26h JOSAIS THON OT 4 bJe9 19 2 sidiesez 129) -’ Dans les‘longües excursions etes voyages, ‘iPh'est' pas toujours possiblé”de preñdrepôur dessccher! les plantés toutes les précautions exposées” |usqu'ici : il faut alors $e conformér aux Rifconstanées, étre fois sévère poit larran gémént dés individus ;'et Suppléér ,e/miéux possible; aux donmodités qui noûs manquent: Danses voyages /uand mes courses devañént duret-plusieuts joufs! javais éoutüme d'emportér, oûtré latboîte dé fer: Blanc, in'éaiton rempli de papier sis; j'y pladais , h mesure qué je les’ éuéillais, les po éiles à cotiserver le si je Nidais ma

ol; je distribuais mes papiérsenplisieurs paquets fissélés foiteiient'éntré deux cartons; je les placais nuiténtré mes matelas ; lé jour, ‘si j'étais dans une Voiture, ! je les ‘glissais sous Tésconssins des siégés. La éhileur di corps humhin dessèche"lés/jilintes avec ue prümptittidé étonnante ; sur toit'si l’énla da! facilité de les changér dé papier si où né le peüt pas) il faut alors rendre les Ipaqiéts im HS épais

“:Quañd' les plantes sbnt parfaitement! sécHes4". n'lés met dans ün fort papier ; une seule en liberté dans chaque feuille ñ ou reteriües éeulément par quelques ‘épingles; mais Sans les coller! On ne fixera que les mousses ès jongérniannes/qele ques lichéns! été: avec ün peu dé gomme adragatite dissoute dans l’eau, en ajoutant de petites touffes libres pou éonserver le’ port delces plantes *il'né faut pus sé häter de ranger trop tôt les plantes daris l'herbiéi ;al vaut mieux les tenir à part éticore quelque temps ;‘eH chargeant les paquets d'un poids léger pour emipécher les ctispatiôns. Quelque

( 95) bien desséchées que les plantes paraissent être, il est rare qu'il ne reste point encore un peu d'humidité dans les tiges et autres parties épaisses. À mesure que les plantes entrent dans l’herbier , il faut répandre dans les paquets du cam phre pulvérisé, du poivre ou! quelque autre aromale propre a en éloigner les insectes, au moins.pendant quelque, temps. Ces insectes destructeurs font la désolation du botaniste : on ne s’en débarrasse qu’en visitant l’herbier. tres-souvent ; mals cette.opération ne peut, être répétée fréquemment quand les collections sont considérables : le meilleur moyen alors est de passer:fégèrement sur chaque plante aveclun pinceau une dissolution ‘de, sublimé corrosif dans de Lesprit-de-vin. L'herbier doitêtrerplacé dansun. lieu see et à l'ombre autant qu’il est possible : il en est qui le renferment dans des boîtes, d’autres, le tiennent.à L'air, disposé.par ordre sur des tablettes, en paquets.d'une médiocre épaisseur. Ce dernier moyen est plus facile pour, les recherches, l'autre plus favo-

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rable, poux la .çonservation.des plantes. Chaque plante.doit être accompagnée, d’une étiquette, fixéeayec une tépingle; portant le nom génériqueret spécifique de la plante, son-heu, natal, le jardin d’où elle vient, si c’est une plante cultivée; le nom de la personne qui nous l’a: donnée,; surtout. si elle nous vient d'unjauteur, et. si. cette plante est mentionnée dans ses ouvrages. Ces sortes. d'échantillons sont très-précieux: Îl:fautajouter un numéro à celles qui ont été recueil lies par nous; CE numéro x'envoie, à un journal, dans.lequel seront mentionnées,nos observations particulieres.! - 6124: x

: L'étude des fruits, est si importante pour,la connaissance, parfaite des végétaux, , qu'il est, presque, impossible! sans elle, de pouvoir déterminer! Jes caractères. Les «plus, essen-. tiels d’un grand nombre de. genres. : on! supplée, il est vrai, par l’examen.de Lovaire, mais presque toujours d’une mañière très-imparfaites d'un autre côté ,1l,est impossible de pouvoir renfermer dans un-herbier les fruits d’un.grand nombre de plantes. [l faut donc en faire une collection particulière, collection LKop négligée, et.cependant non moins, précieuse que celle de l'herbier : elle doit être rangée dans le même ordre, et tenue dans des cases, boîtes ou bocaux sé parés, selon la nature'et la grosseur des fruits, avec une étiquette extérieure portant le nom du fruit que renferme chaque boîte. La plupart de ces fruits n’exigent guère d’autre

(96 ) | soin que d’être recueillis à lé oque de leur maturité; mais il en est d’une conservation tres-difficile, tels que les baies, les drupes, les fruits pulpeux, charous , aqueux, ete. Il faut les faire dessécher le plus possible, en les exposant all 50leil, à la chaleur modérée d’un four, dans du sable bien sec, etc. : leur forme extérieure disparaîtra, mais du moins leurs semences seront conservées, ainsi que le nombre et la disposition des loges. Quand on voudra les étudier, il suffira de les mettre, pendant quelque temps, tremper dans de l’eau tiède. |

Comme les jardins de botanique et autres ne s’enrichissent que par les graines recueillies dans différentes contrées, je terminerai ce chapitre par quelques observations sur la récolte, la conservation et l'envoi de ces graines. Le moment de les récolter est lorsqu'elles sont bien muüres, ce qui se reconnaît facilement toutes les fois que les fruits se détachent sans effort de leurs pédoncules, ou ceux-ci de la branche à laquelle ils sont attachés ; on peut encore les couper transversalement pour s'assurer si l’amande est solide et le germe bien formé : alors on se munira d’un certain nombre de cornets de papier tout disposés pour les remplir chacun de graines particulières , surtout de celles qui s’échappent facilement de leurs loges; il faut lier avec un fil les capsules ou siliques qni contiennent des semences fort menues et qui se . détachent facilement.

Il est bon de conserver les graines dans leurs capsules, gousses, siliques, cônes, etc., et même dans leurs fruits lorsque leur pulpe est de nature à pouvoir se dessécher ; cenée. s’il en résultait un volume trop considérable, il n’y aura pas un grand inconvénient a détacher une partie des graines de leur péricarpe. On étendra et on laissera sécher à lombre, pendant quelque temps, les semences ou les fruits récemment récoltés, pour faire dissiper l'humidité surabondante qu’ils contiennent, sans quoi , réunis en masse, ils fermenteraient, et le germe périrait.

Les semences dures, osseuses, coriaces et huileuses, comme celles des lauriers, des myrtes, des palmiers, des châtaigniers, des chènes et autres qui perdent leur propriété germinative en moins de six semaines, si elles ne peuvent ètre semées ou parvenir avant ce temps à leur destination, seront mises, lits par lits, dans des caisses remplies de

- 097 ) mousse et d’un peu : de terre dont on entretiendra | ‘humidité : ces caisses auro nt un couvercle qui s'ouvrira à Vo-

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