‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 194 sur 201 · IL. Douze étamines, dodévandriet labroma · texte numérisé non relu

IL. Douze étamines, dodévandriet labroma

IL. Plusde douze étamines insérées sur le bord intérieur du calice, icosandrie : Poranger (pl. 4r, 18, fig. Fr).

hs ra à Es étamines iusérées sur le réceptacle,

O(Yanarie : le millepertuis (4 : érforat 4x Fa fe ns pertuis (Aypericum pérforatum S DLibre

Cette classe, très-peu étendue, renferme, dans son quatieme ordre, la petite famille des Aypéricées.

CLASSE XIX. Syngénésie.

Cette classe, parfaitement naturelle dans toute son étendue, est caractérisée par l'adhésion des anthèrés réunies en un tube d’une seule pièce, .à travers lequel passe le pistil. Il ne faut pas considérer cette réunion des anthères comme un simple rapprochement ou même une agglutination latérale, telle que dans les anthères de la violette, etc., mais comme une véritable soudure, les anthères ne formant qu’un seul corps tubulé. Elle renferme les fleurs composées proprement dites ; elles sont syngénèses, c’est-à-dire qu’elles annoncent une réunion de générations, ainsi que l’exprime le mot grec ; elle se divise en cinq ordres fondés sur la po/ygame des fleurs réunies dans un calice commun: ce dernier caractère à suffi à Linné pour établir cette polygamie, non pas qu'il y ait toujours un mélange de fleurs polygames proprement dites, c’est-à-dire des fleurs hermaphrodites avec des fleurs unisexuelles, mais une réunion de fleurs pressées les unes contre les autres, qui donne lieu à une fécondation confuse, tellement que lé même-stigmate doit être souvent fécondé par le pollen des étamines de plusieurs fleurs. C’est donc cette sorte de polygamierqui fait la base des ordres distingués ensuite d’après les fleurs, ou toutes hermaphiodites dans le même calice , ou des hermaphrodites mélangées avec des fleurs unisexuelles ou stériles : d’où,

I. Polygamie égale quand toutes les fleurs sont hermaphrodites : le pissenlit (pl. 41, 19, fig. 4). |

IL. Polygamie supérflue quand les fleurs du centre sont hermaphrodites , et celles de la circonférence femelles et fertiles. Ces dernières paraissent, en quelque’ sorte, superz

lues, quoique fertiles, puisqué la reproduction est assurée:

par les fleurs hermaphrodites du centre : lacamoïmille (PE tro Mig re, 35):

IL: Polygamie nécessaire. Lei, les fleurs du centre, quoique hermaphrodites, sont stériles par la faiblesse ou l'avortement du pistil; mais leurs étamines fécondent es fleurs de la circonférence, qui sont toutes femelles:et fertiles. Ces deux sortes de fleurs sont donc tellement nécessaires, que;

(209 ) si l’une des deux manquait, il ne pourrait y avoir de fécondation : le souci.

IV. Polygamie séparée. Outre leur réunion dans un calice commun, les fleurs sont de plus séparées les unes des autres par une sorte de calice particulier : la boulette (echinops ). | Pie 2e |

Le Ve ordre a été supprimé depuis Linné. Sous le nom de monogamie , il comprenait des fleurs solitaires et la plupart von renfermées dans un calice commun, ayant leurs anthères rapprochées et non soudées, comme dans la jasione, la violette, etc. &

Cette classe renferme les fZosculeuses, semi-flosculeuses. et radiées de Tournefort ; les chicoracées, les cinarocéphales et les corymbifères de Jussieu. |

crasse XX. Gynandrie. ;

Cette classe, dont le nom exprime, en grec, l’urion du mari et dela femme, est caractérisée par l’insertion des étamines sur le pistil. Divisée d’abord en neuf ordres par Linné, elle a été depuis réduite à quatre établis d’après le nombre des étamines :

I. Deux étamines, diandrie : l’ophrys (ophrys myodes, pl. 41, 20, fig. 1). |

Cét ordre est très-naturel ; il renferme la brillante famille des orchidées : Linné y admettait deux étamines distinctes, portées chacune sur un filament tres-court; d’autres n'y reconnaissent qu’une seule étamine à deux antheres ou plutôt deux loges séparées, comme davs les orchts, ou une seule anthère terminale, comme dans les épidendrum. Quelquesuns pensent quil existe trois étamines soudées avec le style en partie ou en totalité, ordinairement deux latérales dont il n'existe que le rudiment, et une étamine intermédiaire fertile : rarement les deux étamines latérales sont fertiles et l'intermédiaire avortée; l’anthère est a deux loges ; le pollen agglutiné en plusieurs paquets. Cette étamine est placée sur le style ou sur une portion du réceptacle prolongé en style, qu’on à vommé colonne des organes sexuels ou gynostème d’après un auteur moderne.

Le II° ordre,-triandrie, trois étamines, n’a été conservé que pour un très-petit nombre de genres : le sulacia.

Le

{ 130 }) Le LE° et le LV supprimés : il n’a été conservé des autres que le V[®, Lexandrie, six étamines : l’aristoloche.

CLASSE XXI. Monœcie.

Dans cette classe, les fleurs sont unisexuelles, les étamines seules habitent une fleur, les pistils une autre ; mais ces deux sortes de fleurs se trouvent sur le même individu ; il ÿ a unité d'habitation, comme l’annonce le mot grec monœcie. Les ordres de cette classe, d’abord au nombre de onze, aujourd'hui réduits à neuf, ont été fondés sur les caractères des classes précédentes :

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