‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 20 sur 201 · ORGANES APPENDICULAIRES LATÉRAUX OU FEUILLES PROPREMENT DITES · texte numérisé non relu

ORGANES APPENDICULAIRES LATÉRAUX OU FEUILLES PROPREMENT DITES

Rudimentaires par faiblesse.

GOTYLÉDONS, protophylles (du Petit-Thouars), fig. 1, a, eh 2; d:

Premieres feuilles du végétal faisant partie de l'embryon, considéré dans son état de réclusion et quelque temps après la germination. Appartenant au système aérien, et conséquemment insérés au-dessus de la Zgne médiane, les cotylédons sont assujétis aux mêmes lois que tous Les autres organes appendiculaires, et présentent également les mêmes caracières : ils sont isolés ou associés selon les espèces de plantes auxquelles ils appartiennent; isolés, lorsqu'ils forment une gaine, comme dans les Zifiacées, ou lorsqu'ils sont libres et latéraux, comme dans les graminées et les cypérées ; associés, quand ils sont réunis par couple, comme daus le plus grand nombre des végétaux dicotylédons, ou quand ils sont réunis par verticilles, comme dans les conifères et beaucoup d’autres végétaux. Ces feuilles cotylédonaires sont, les unes,

| (57) | | susceptibles de prendre de l'accroissement , de se colorer dans la germination, et d’être exhaussées au-dessus de la ligne médiane et du sol, au moyen de l’élongation d’un premier mérithalle, tandis que les autres restent inertes sur le point où elles ont pris naissance. De la cette distinction de cotylédons épigés pour les premiers, et de cotylédons hypogés pour les seconds.

Écarses, cotylédons ou protophylles des embryons-fixes, fig. 3 et g. ï

Les écailles, considérées seulement dans celles qui accompagnent la naissance des bourgeons, sont des feuilles rudimentaires , réduites à la base d’un pétiole : ces petites feuilles sont aux embryons-fixes ce que les cotylédons sont aux embryons-graines. Quelques-unes de ces écailles semblables à certains cotylédons sont susceptibles de croître et même de verdir, et d’être exhaussées au-dessus du point axillaire, au moyen d’un premier mérithalle entièrement analogue à celui que présentent les embryons graines dans leur germination, et que l’on a nommé tigelle : tandis que d’autres se flétriseut et se détachent près du lieu où elles se sont développées. Un autre caractère de ressemblance et d’analogie entre les écailles et les protophylles des embryons-graines consiste dans leur isolement (fig. 3) et dans leurs associations soudées

(fig. 4).

Maximum du développement des organes appendiculaires, de ceux que l’on a désignés sous le nom de feuilles.

FEUILLE, fig. 5, 6, 7, 8 et 9.

La feuille peut être définie ainsi : Tout organe appendiculaire et le plus souvent articulaire, quelles que soient ses dimensions, sa forme, sa figure, sa consistance et sa couleur, qui borde extérieurement un nœud-vital, est une feuille. La feuille est aux embryons-fixes (bourgeons ) ce que sont les tuniques de la graine et le péricarpe aux embryons-libres et fécondés.

z! a feuille, réduite souvent à la nervure médiane (fig. 5), s’élargit, des deux côtés de cette nervure, en une lame

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régulière ou irrégulière (fig. 6) : cette lame, de simple

qu'elle était en son bord, se découpe en dents, puis en lobes

plus ou moins profonds (fig. 7 et 8), et enfin se compose et devient articulée (fig. 9).

Rudimentaires par épuisement.

INVOLUGRE , enveloppe accessoire des fleurs, fig. 10 et 11. Amas de feuilles réduites, libres ou soudées, formant une enveloppe extérieure à la fleur ou aux fleurs. L'involucre est composé de feuilles rudimentaires, libres entre elles dans les

ombellifères, et de feuilles rudimentaires soudées dans la

cupule du gland (fig. 11), et dans celle hérissée de la chdtaigne.

BRACTÉE , feuille florale, fig. 12, 13, 14 et 15.

Feuilles rudimentaires bordant un nœud-vital, d’où sort

le plus souvent une fleur. Libres et isolées dans la plupart

des végétaux, elles sont aussi quelquefois associées et soudées par couples, comme cela se voit dans celles qui servent de seconde valve aux prétendues corolles des graminées (ig. 13, a). Les bractées, presque toujours laminées et traversées par uve nervure médiane, sont quelquefois réduites à une simple soie (fig. 15, a), comme celles que l’on observe derrière les fleurettes de quelques synanthérées, et elles sont susceptibles de se colorer par épuisement.

Stipules ou feuilles supplémentaires.

STIPULE, fig. 16,17,18et19, a.

Petite feuille supplémentaire laminée, réduite à la nervure médiane ou accompagnant la base des feuilles, insérée sur la tige ou n'étant qu'une expansion du pétiole, libre ou soudée en gaîne, bordaut un nœud-vital, d’où il uait queiquefois à son aisselle un embryon-fixe.

Fig. 1, Potamogeton natans. 2, Evonymus E uTOpŒœus. 3, Pyrus communis. 4, Populus Virginiana (fig. 5, 6,7; 8 et9). Pour ne pas trop multiplier les figures, ou a imagine

de mettretes feuilles, comme.celles 6, 7-et 9, qui, dans leur ensemble, en représentent: plusieurs : cette méthode: peut avoir l'avantage de faire connaître comment la nature | modifie les êtres et leurs organes en les faisant passer de l’état | le plus simple à l’état le plus composé. 10, Ombellifère. 11, Quercus coccifera. 12, Salvia sclarea. 13, a. Graminée. 14, a. Rudbeckia amplexicaulis. 15, a. Cynara scolymus. 16, a. Rosa canina. 17, a. ÆArtocarpus incisa. 18, a. Rubiacée. 19, a. Melianthus major.

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