‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 21 sur 201 · PREMIER MOYEN · texte numérisé non relu

PREMIER MOYEN

Par les embryons-latens ou points-vitaux, fig. 1.

Corps reproducteurs ne se développant que par des causes, inattendues, et donnant lieu aux bourgeons adyentifs (du Petit-Thouars ); visibles dans les végétaux simples qui ne possèdent que ce seul mode de reproduction; invisibles, quoique existant, dans ceux qui ont des nœuds-vitaux et des sexes; nus, épars et nichés dans toutes les parties du tissu cellulaire vivant du végétal; fertiles sans fécondation, pouvant se développer en un scion allongé ou roselé, en épine ou scion avorté, ou enfin en une fleur, qui est un scion terminé.

C’est au développement inattendu de ces sortes d'embryons, que sont dus, 1°. les nombreuses ramilles de tant de végétaux; 2°. les épines des g/editsia triacanthos et horrida ; 3°. les fleurs et par suite les fruits des cercis siliquastrum , theobroma cacao, crescentiu cujete, artocarpus integrifolia, etc., qui s’échappent sans ordre de tous les points de la vieille écorce.

M. du Petit Thouars pense, et cela peut être avec raison, dans quelques cas, que les productions inattendues dont nous venons de parler proviennent du développement tardif de certains bourgeons où embryons-fixes restés stationaires

à l’aisselle des feuilles, et qui, par l'accroissement du-tube cortical, se sont trouvés enveloppés jusqu’au moment où des Girconstances difficiles à expliquer sont venues en favoriser la sortie.

C’est encore à l'existence des embryons-latens que nous devons la multiplication de ces nouveaux êtres que l’on obüent d’une feuille, d’un pétale, et, en général, de toutes les parties vivantes du végétal, pourvu toutefois que, dans ces parties, il ÿ ait une portion suffisante de tissu cellulaire, pour que l'embryon ne se dessèche pas avant qu'il ait eu le temps d'établir quelques racines, à l’aide desquelles il puisse se suffire et abandonner l’ancienne aggrégation dont il faisait partie.

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