‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 28 sur 201 · TRACHÉE À DOUBLE SPIRALE · texte numérisé non relu

TRACHÉE À DOUBLE SPIRALE

IT. TUBE MIXTE, qui nous présente, en a, de simples pores; en b, des fentes ou réunions de pores, et, en c, le commencement d’une trachée; prouve ici, comme partout ailleurs, que la nature ne reconnaît aucune de nos distinctions imaginées pour la mettre à la portée de notre faible conception.

12. Autre TUBE MIXTE rameux, présentant des pores simples, des fentes, un commencement de trachée, et enfin des étranglemens, comme dans les vaisseaux en chapelet.

13. VAISSEAUX EN CHAPELET OU MONILIFORMES, POreux et rameux :.

Obs. Ne perdons pe de vue que toutes ces modifications, auxquelles on a attaché des noms particuliers, afin d’en faciliter l'étude, ne sont jamais isolées dans la nature, et qu’elles font toujours partie intégrante de la masse organique du végétal, auquel elles appartiennent. “

Les figures qui composent ce tableau sont entièrement . empruntées des excellens ouvrages de M. Mirbel; toutes celles qui suivent sont originales, faites d’après nature ou d’après les dessins de mes voyages, ce qui revient au même,

r L'être le plus composé n’est, pour ainsi dire, qu’une aggrégation d'êtres plus simples que lui. C'est ainsi que cette modification de tissu, ue l’on a sous de yeux, représente exactement ces végélaux simples et, en quelque sorte, élémentaires, auxquels on a donné les noms de »onilia, de torula, de ceramium ; eu, en général, de tous ceux qui ne se composent encore que d’une seule série de cellules poreuses, placées bout à bout et distincies, comme celles de notre figure 13, par des diaphragmes trans-

versaux (voyez Tabl. 1v (bis), fig. 3, a, b, 0, d)

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Organisation végétale.

On est depuis longtemps d’accord sur l’accroissement en longueur des végétaux; mais il n’en est pas de même de célui qu'ils acquièrent en grosseur : on avait cru et on croit encore, d’après les belles observations de Duhamel, qu’un suc mucilagineux, nommé cambium, en suintant eutre l'écorce et le bois, s’y organisait et y formait une nouvelle couche, qui, en se joignant à celles des années précédentes, suffisait seule à augmentation, en diamètre, des végétaux.

M. Aubert du Petit-Thouars a depuis démontré que cette augmentation est produite par les nombreuses fibres, pour äinsi dire, radiculaires, que les bourgeons ou embryonsfixes, à mesure qu'ils deviennent des rameaux, laissent échapper inférieurement entre le bois et l'écorce, où, à Paide du cambiun ; ils s’anastomosent et forment de nouvelles couches. |

Depuis long-temps je savais, par mes propres observations, que tout végétal rameux ou simplement muni de feuilles, grossissait; que cette augmentation avait lieu, et qu'elle était toujours en rapport avec le nombre et la gran- Lo des feuilles, le nombre et la force des rameaux que produisait chaque plante; je voyais que les dicotylédones, émihemment rameuses, etaient aussi celles dont le diamètre augmentait le plus, tandis qu’à côté les monocotylédones, le plus souvent réduites à la tige principale, grossissaient infiniment moins.

Un végétal qui ne présenterait ni feuilles ni rameaux latéraux ne ferait que s’allonger sans jamais acquérir en grosseur. Ce végétal n'existe point parmi les appendiculaires; mais on peut, jusqu'à un certain point, prouver ce que j'avance, en mettant sous les ÿeux les plantes qui appartiennent aux genres cuscuta et cassyta. On sait que ces plantes, presque dépourvues de feuilles et de rameaux, n'ont qu’une Yégétation simplement filiforme.

1. ASCLÉPIAS fruticosa, Lin. Coupé transversale d’une jeune branche : 4, écorce; b, moelle; d, vaisseaux poreux;

e, vaisseaux propres, réunis en faisceaux. On n’a représenté ici qu’une portion d’une lame mince levée sur la coupe transversale de la branche : cette portion s'étend du centre à un point de la circonférence. Ainsi, pour se faire une idée juste de la coupe transversale entière, il faut compléter, par la pensée, le cercle autour de la partie c, qui en est le centre.

>. sazviA hispanica, Lin. Coupe longitudinale d’un rameau : 4, écorce; b, bois. On distingue aisément dans l’épaisseur du bois les tubes poreux et des trachées; c, moelle. On n’a représenté ici qu'une portion d’une lame mince levée sur la coupe longitudinale du rameau, et comprise entre le centre et un point de la circonférence. Il faut donc, pour compléter l’image de cette coupe, ajouter à la droite de c la répétition des parties b et a. |

3. Portion, isolée par déchirement, d’un vaisseau qui présente des pores et des fentes : on remarque sur sa paroi extérieure quelques lambeaux du tussu dont il faisait partie.

4. roucÈre en arbre (cyathea arborea). Coupe transversale et longitudinale d’un stipe, où lon voit que le bois de ces végétaux présente deux sortes de tissus : en a, le tissu cellulaire, et, en b, le tissu ligneux ou vasculaire.

Obs. Cette singulière disposition, dans les fougères , du tissu ligneux, produit, sur ha coupe transversale de la base des pétioles de notre pteris aquilina, une figure dans laquelle on a cru voir l’image d’un aigle à deux têtes.

8. caou-pazmier (areca oleraceu, Lin.). Coupe transversale et longitudinale d’un stipe. Cette modification des tissus paraît plus simple, en ne considérant que l’arrangement des tissus cellulaire et vasculaire, que celle qu'offre la coupe du stipe de la fongère figurée au-dessus : &, écorce ; b, trainées de ussu cellulaire, semblables à celles que l’on

le rayons ou prolongemens médullaires dans les dicotylédones ; 6, faisceaux de tubes formant la partie ligneuse de ces végétaux. \

6. cuûne commun (quercus robur , Lin.). Coupe transversale et longitudinale d’un tronc. Dans cette modification, extrémement éloignée de celle dont nous venons, de parler, on voit, en a, l'écorce; en D, cette masse considérable de ieune bois, que l’on nomme aubier; en c, une autre Masse ; déjà réduite a l’état d'inertie, est Le bois parfait; en d, le

anal médullaire réduit, par le refoulement successif des

couches du bois, à un simple point; et, en e, les prolongemens ou rayons médullaires.

La moelle et ses rayons, observés dans les végétaux appendiculaires de l’ordre le plus élevé, représentent exactement une portion du tissu cellulaire ou primitif, plus ou. moins ménagée par le tissu vasculaire qui la traverse. |

Ce même tissu cellulaire, qui compose à lui seul la masse organique des végétaux axifères (végétaux qui, d'après cette considération, pourraient être regardés comme n'étant que moelle), recoit peu à peu, et à mesure que l’on s’élève vers les especes les plus compliquées, un autre tissu que l’on nomme vasculaire. Ce tissu, dont la présence annonce, dans les végétaux qui en sont pourvus, des nœuds-vitaux, des organes appendiculaires, des sexes, des embryons-fixes et des embryons-graines, s'établit toujours à la circonférence :

dans les monocotylédons, peu considérables vers le centre,

il s’y anastomose à peine dans le sens longitudinal; caractère qui se retrouve dans les feuilles de ces plantes, et dans lesquelles plantes les deux tissus s’y trouvent à peu près en masse égale.

Daus les dicotylédons, le tissu vasculaire, allant toujours en augmentant, aux dépens du tissu primitif, absorbe presque à lui seul toute la masse des arbres, dans lesquels, comme je l'ai déja dit, le tissu cellulaire ne se montre plus que dans cette partie que l’on a nommée improprement moelle, et dans les prolongemens lamelliformes et rayonnans de cette derniere.

Cette petite partie de tissu cellulaire, ménagée au centre des végétaux appendiculaires supérieurs, peut, selon les diverses espèces, se rétrécir par le refoulement successif des couches additionnelles du bois, ou conserver le diamètre qu'elle a recu dans l'axe de l’embryon-graine, si la plante est venue de scmence, où dans celui de l’embryon-fixe, si elle provient de bouture.

7. CHÈNE Commun (quercus robur, Lin.). Feuille réduite au simple tissu ligneux , afin de bien faire connaître la manière dont 11 s’anastomose dans les végétaux, pour en former en quelque sorte la charpente.

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