‹ Flore médicale (volume 4)Chapitre 10 sur 71 · PAUL CONTANT · texte numérisé non relu

PAUL CONTANT

(4j Encyclopédie méthodique : botanique, tome 8 , page 617.

-(29 ) | de dysenterie (5). Les fleurs présentent un phénomène curieux, observé surtout et décrit avec un soin scrupuleux par le docteur Descemet : les étamines sont tellement irritables, douées pour ainsi dire d’une telle motilité, qu’au plus léger attouchement elles se contractent, et se portent rapidement sur le pistil, où elles demeurent fixées pendant un certain temps. | ; re

Toutefois, ce sont les fruits du vinettier que réclame principalement l’économie domestique. Ces baies encore vertes peuvent remplacer les câpres : quand elles sont devenues, par la maturation, d’un beau rouge de corail, leur pulpe, composée des acides citrique et malique adoucis par un corps muqueux sucré, offre la saveur et les avantages réunis de la groseille et du limon. Les pharmaciens en préparent un rob, un sirop, une gelée, des pastilles /6). On confit, pour l'usage de nos tables, des grappes d'épine-vinette dans le sucre, C’est pour cet objet, dit M. Guersent, que cet arbrisseau est cultivé dans plusieurs contrées, et l’on recherche de préférence les fruits des vieux pieds, qui ne contiennent point de graines , mais sont en général moins succulens. Les LEE fermentées avec de l’eau miellée fournissent un vin aigrelet, qui dépose un sel analogue au tartre. Les Polonais font avec le suc de berberis de la limon-:de et du punch qui ne le cèdent point à ceux dont le citron est la base. Plus commune en Allemagne qu’en France, l'épine-vinette y est aussi plus fréquemment employée. Les médecins la prescrivent avec succès dans les fièvres inflammatoires, bilieuses €t putrides.Les Égyptiens préfèrent la limonade de berberis à tout autre remède pour calmer, et même dissiper eur fièvre pestiientielle, dont le symptôme dominant c$t une diarrhée bilieuse. L'efficacité de cette méthode simple, agréable , économique, est confirmée par le témoignage de

Prosper Alpini et de Simon Pauli, que cette boisson a guéris . d’une maladie semblable.

(5) Gilibert, Démonstrations élémentaires de botanique , tome 3; 1506, page gg (6) Pour extraire le snc destiné à ces divers usages, Théodore Ankarcrona

donne la description et la figure d’une machine particulière (Mémoires de Académie des sciences d'Upsal, 17 49).

( La plante est représentée de grandeur naturelle

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