LEV
BERBERIS.
Grec... oEVaxu VIe ; Galien.
j BERVERIS DUMÉTORUM; Bauhin, Iivaë;, lib. 12, sect. 1. Tournefort, clas. 21, arbres rosacés (1). :
Latin... 4BERBERIS VULGARIS; pedunculis racemosis; Linné, clas. | 6, hexandrie monogynie. Jussieu, clas. 13, ord. 18, vinéliiers.
Italien...... BERBERI; BERBERO; TRISPINA ; CRESPINO; CRESPIGNO. Espagnol... AGRACEJO.
Français .... BERBERIS; ÉPINE-VINETTE ; VINETTIER. Anglais... .. BERBERRY; BARBERRY; PIPERIDGE-BUSH. Allemand . {. - BERBERSTRAUCH; SAUERDORN ; SAURACH; SAURAUCH. Hollandais... BERBERIS; BARBARISSE ; ZUURDOORN ; KWEEKDOORN.
Cet arbuste à fleur printanière, croît dans presque tous les climats du nouveau comme de l’ancien monde ; on le trouve principalement le long des bois et des haies, sur les terrains sabloneux, au voisinage des fermes.
La racine est ligneuse, jaunâtre, rampante , rameuse. tiges parviennent jusqu'à la hauteur de six à huit pieds; droites, un peu pliantes, elles produisent des rameaux diffus recouverts d’une écorce glabre, mince, grisâtre, et sont armées à leur base quelquefois d’une; et bien plus communément de trois épines de grandeur inégale, mais toutes fort aiguës.
Les feuilles, généralement ramassées par paquets alternés, sont ovales, retrécies en pétiole vers leur insertion, obtuses au sommet, dentées en scie à leur contour.
Les fleurs sont disposées latéralement dans l’aisselle des feuilles, en grappes pendantes, simples, alongées. Chaque fleur présente : un calice légèrement coloré en jaune, à six folioles ovales-obtuses, concaves, accompagnées en dehors de trois bractées ; une corolle composée de six pétales jaunes, arrondis , dont chacun porte deux glandes à sa base; six étamines opposées aux pétales; un ovaire simple, cylindrique, surmonté d’un stigmate large, sessile, persistant.
(1) Le mot berberis, que les Latins ont emprunté des Arabes, se retrouve dans divers lexiques et pharmacologies grecs—barbares et grecs- modernes : BepGeps, RepGepns.
uant aux dénominations vulgaires, vinettier et épine-vinette, elles sont dues à ce que les fruits de cet arbrisseau épmneux ont l’agréable acidité de Poscille , qui portait presque généralement autrefois, et porte encore dans “Plusieurs départemens le nom de vinette.
17°. Livraison, c.
Le fruit est une baie ovoïde, oblongue, d’abord verte puis rouge à l’époque de la maturité, marquée d’un point noir au sommet, contenant dans une seule loge deux graines osseuses ressemblant à des pepins.
« ‘lel est, dit M. Poiret, le sort de tous les êtres qui nous environnent. S'ils ne flattent pas également nos sens, s'ils en offensent quelques-uns, nous les repoussons, nous les éloignons, quelles que soient d’ailleurs leurs propriétés. On pardonne ses aiguillons à l’aubépin, en considération de l’agréable parfum de ses fleurs, qui sont introduites jusque dans nos appartemens; mais l’épine-vinette ne peut trouver grace pour son armure piquante, à cause de l’odeur forte et désagréable qu’elle répand à l’époque de la floraison (2) : nous la tenons dans nos bosquets, mais dans les lieux les moins fréquentés; nous lui abandonnons le soin de hérisser et de défendre par des haies nos possessions agrestes (3), muis non pas celles de nos jardins de plaisance; nous l’éloignons même de nos moissons par un de ces préjugés que l’étude de la nature peut aisément détruire ; nous l’accusons très-injustement d’être en partie la cause de cette nielle funeste qui infecte nos semences céréales (4). » D 1.4
Aucune partie du berberis west dépourvue date corce de la racine, qui est jaune et amère, purge légère f Gilibert la regarde comme un bon fondant indiqué dans les embarras du foie et de la rate. Cette racine est employée ; ainsi que la tige, pour teindre en jaune la laine, le coton, le fil, pour colorer les ouvrages de menuiserie, et donner du lustre au cuir corroyé. Les feuilles, légèrement acides, sont broutées par les vaches, les chèvres et les moutons, négligées par les chevaux ‘et les cochons : leur décoction miellée a réussi dans le scorbut, et dans quelques espèces
(2) La frappante analogie qui existe entre l'odeur du pollen produit par les fleurs d’un assez grand nombre de végétaux, tels que l'épine-vivette , le chataignier, l’orontium aquaticum, tous les palmiers, notamment le datier, etc., et la liqueur spermatique des animaux, aurait, ce me semble, sufhi pour conduire à limportante et belle découverte des sexes, et conséquemment de la fécondation dans les végétaux. Je suis même porté à croire que lorsque dans certaines fleurs, telles que la rose et l'œillet, cette odeur spermatique ne se trouve pas, c’est qu’elle est agréablement masquée par un arôme plus fort et plus
séduisant. 3 (T.)
(3) Le vinettier aigret honorant les cloisons Des vergers écartés des rustiques maisons.