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4 = + . , 6. Graine isolée.
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PAREIRA - BRAVA.
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PAREIRA BRAVA.
(coccuza orricINARUM; Bauhin, HuvaË. lib. 12, sect. 6. Latin. ......4CcISSAMPELOS PARBIRA; folüts peltulis cordatis emar= ginatis. Linné, dioëcie rmonadelphie, Jussieu ; das. 13, oid. 17, famille des ménispermes.
Francais. ... PAREIRA BRAVA.
lialien.….... PAREIRA BRAVA.
Æspagnol. ... PAREIRA BRAVA.
Portugais ... PAREIRA BRAVA DO BRASIL.
Allemand... BRASILTANISCHE GRIESWURZEL.
Anglais. …... CISSAMPELOS; WILD VINE.
Hollandais .. rouworurr.
Brésilien... CAAPERA.
On rapporte assez généralement au cissampelos pareira
de Linné, la racine, connue dans le commerce sous le nom de pareira brava, quoiqu'il soit très-probable qu'il existe un mélange de plusieurs espèces du même genre, dont le caractère consiste dans des fleurs dioïques. Les mâles sont composées d’un calice à quatre folioles étalées; point de corolle ; - Quatre étamines monadelphes. Dans les fleurs femelles, un calice latéral, d’une seule pièce; un pétale de moitié plus peut que le calice, placé dans sa concavité; un ovaire ovale ; un style surmonté de trois stigmates. Le fruit est un drupe ou une baie un jé comprimce , véniforme, monosperme.
Les racines du pareira braya sont dures, ligneuses, tortueuses, d’un jaune obscur dans leur intérieur, brunes en dehors, inodores, un peu amères. ,
Les tiges sont ligneuses, grimpantes, cylindriques, un peu striées, légèrement velues, garnies de feuilles assez SR ) alternes, pétiolées, presque orbiculaires, échancrées en cœur, entières, mucronées à leur sommet, vertes, glabres en dessus ; excepté dans leur jeunesse, pubescentes, soyeuses et blanchâtres en dessous , à sept ou neuf nervures divergentes et rameuses,
Les fleurs mâles sont petites, disposées en panicules courtes, latérales D » Solitaires ou géminées, à peine de la longueur des pétioles ; leurs ramifications velues, dichotomes, Picsque capillaires ; de très-petites bractées velues, à peine sensibles.
Les fleurs femelles sont réunies en grappes alongées, tomenteuses et pendantes, plus longues que les feuilles, réu- 68°. Livraison. | d,
uies d'une à trois dans Vaisselle des pétioles, aCCOIMpagnées de bractées sessiles de même forme, mais plus petites que les feuilles.
Les fruits sont des baies rougeâtres, comprimées, un peu arrondies, à une seule loge, hérissées de longs poils caducs amincies et ridées à leurs bords. 4
Cette plante croit aux lieux montueux , dans plusieurs contrées de l'Amérique, à la Martinique, à Saint-Domingue, au Brésil, à la Jamaïque, etc. (P.)
La racine de cette plante, apportée en France par Amelot, à son retour de son ambasside en Portugal, en 1788, est plus ou moins volumineuse , d'une couleur brune etrugueuse à her térieur, d’un jaune obscur.avec des anneaux concentriques intérieurement. Son odeur est nulle, sa saveur est douce avec un mélange d’amertime. Neumann en a retiré plus du quart de son poids d’un extrait alcoolique, et une petite quantité d'extrait aqueux. Du reste, les chimistes ne se sont pas encore occupés de son analyse. : |
On a cru, au rapport de Sloane, que les feuillés de cette plante, immédiatement appliquées sur les plaies et sur les ufcèrés, en favorisaient la cicatrisation. Son suc, d’après Pison, aurait surtout la faculté de guérir les morsures dé serpens venimeux. Mais comme ces assertions ne reposent que sur des faits inexacts et mal observés, on a pu raisonnablement les révoqu'er en doute, et le suc ainsi que les feuilles du pareira brava ont été condamnés à l'oubli. La racine seule cst restée én usage. ar Péri
Les médecins européens sé sont particulièrement attachés à préconiser les vertus de cette racine. [ls lui ont prodigué les éloges les plus fastaeux. Non contens de lui accorder des propriétés détersives , apéritives , desobstruantes, diurétiques, etc. ils ont porté l'enthousiasme et la crédulité jusqu’à lui attribuer la faculté merveilléuse de dissoudre Les calculs urinaires ; ct Cest ainsi qu'elle a été pompeusement proclamée comme un lithontriptique par excellence. Hélvctius, en France, et Lochner, en Allemagne, ont surtout puissamment contribué x donner À cette racine la réputation éphémère dont elle a joui. ne de ces auteurs avait une confiance tellement aveugle dans la toute-puissance de cette racine, pour dissoudre Les calculs des réins et de la véssie , qu'au moyen d'un semblable Hithontriptique, il regardait l’opération de la lithoto- | mie commé absolument inutile. Malheureusement l'expérience n’a point confirmé, justifié, une cspérance aussi illusoire. Géotfroy, un peu moins exagéré, s'est borné à Jui attribier itne sorte d’efficacitécontre les ulcères des reins et de la vessie,
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et contre l’ischurie. Lochner a vanté ses succès contre l’'hydropisie ascite, la tympanite, l'asthme et la leucorrhée, Cependant il est aisé de voir que les faits sur lesquels divers auteurs ont cherché à établir les prétendues vértus de cette racine , sont trop vagues, trop mal observés et trop inexacts pour éclairer convenablement sur son action dans l’économie animale. Desorte que, si l’on veut mettre des idées précises à la place des hypothèses gratuites et des opinions hasardées, il faut convenir qu’à l'exception des effets diurétiques que la racine de pareira-brava paraît déterminer, dans certains cas qui ne sont pas même très-exactement déterminés, sa manière d'agir est très-peu connue, et qu'on doit suspendre son jugement sur ses propriétés réelles, jusqu'à ce qu'elles aient été positivement fixées par des expériences cliniques bien faites. È
Cette racine pulvérisée a été administrée en substance, de-
Puis quatre jusqu'à huit grammes (un à deux gros ), divisés en plusieurs prises, On l’a donnée à la dose de huit à seize grammes (deux à quatre gros), soit en infusion dans le vin ; soit en décoction dans l’eau. La dose de sa teinture alcoolique
est de quatre grammes (un gros) et plus.
(La plante est représentée de grandeur nalurelle)
Æ. Individn mâle, B. Individn femelle.