Fruit dépouillé du calice
Obs. Le calice des fleurs femelles des urtica dioica, urens, etpeut-être de toutes les espèces dii genre, est composé de quatre folioles (non de deux), presque égales dans le dioica, dont deux, après la fécondation, croissent avec
e fruit et l’enveloppé, tandis que les deux antres conservent leur grandeur primitive. Cette observation tend à ne faire qu’un seul et même genre des orties et des paritaires. (iT:)
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OXALIDE.
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CCLXTI. LL OXALIDE.
TRIFOLIUM AcETOsUM VULGARE ; Bauhin, Iivaf , lib. 6, sect. 5. Ë
Lalin........ 4 0xXxs FLORE ALBO; Tournefort, clas. 1, sect. 3 , gen. 8:
OXALIS ACETOSBLLA ; sCcapo urifloro, foliis ternatis obcordutis, radice dentatä. Linné, décandrie pentagynie. Jussien, clas. 13, ord. 13, famille des géraines.
Francais. ... oxAtinr; ALLELUIA ; SURELLS.
Zialien ...... AxrerurA.
Espagnol... AxLeLuya.
Portigais. .. AZEDINHA
Allemand... sAUERKLEE.
Anglais... woon sorrez, Hollandais..." zuurkrAver.
Danois ...... skovsYRER.
Suédois... ... GcoExmAr.
Polonais..." s2czAwir.
Russe. .,... sAtrscnArrscnAWEL.
Les anciens avaient signalé cette plante sous le nom d’oxys, à cause de sa saveur Ris Oxysfolia terna habet, dit Pline. Lorsqu’ensuite la botanique fut reléguce dans la poussière des cloîtres, les moines donnèrent à cette plante le nom d’alleluia, parce qu’on la trouve en fleurs aux lieux couverts, dans les bois, vers le temps des fêtes de Pâques. Elle appartient à un geare, aujourd'hui très-nombreux en espèces, dont le caractère essentiel consiste dans un calice persistant, à cinq divisions ; cinq pétales égaux, adhérens par leurs onglets, insérés sur le réceptacle; dix étamines alternativement plus coùrtes, un peu, réunies à la base des filamens; cinq styles : une capsule à cinq loges, à cinq angles, s’ouvrant en cinq valves, dont les bords rentrans adhèrent à un placenta central ; plusieurs semences striées transversalement, munies d’un arille charnu qui s'ouvre avec élasticité; un .périsperme cartilagineux. > L’oxalide, vulgairement alleluia , surelle, où pain de coucou, est pourvue d’une racine rampante, fibreuse, écailleuse, dentée et comme articulée, Il n’y à pas de tige. | Du ,collet de la racine, sortent un assez grand nombre de feuilles portées sur de longs pétioles, composées de trois folioles en ovale renversé ,scssiles, entières, d’un vert clair, parsemées de poils fins et blanchâtres.
68° Livraison. b.
Les fleurs sont blanches, veinées, quelquefois teintes de pourpre ou de violet, solitaires à l'extrémité de pédoncules de la longueur des feuilles, sortant immédiatement du collet de la racine, et munis, vers leur milieu, de deux petites bractées opposées.
Le calice est à cinq découpures obtuses, un peu membraneuses sur leurs bords : la corolle, trois fois plus grande; les styles de la longueur des étamines intérieures ; une. capsule à cing loges polyspermes. (P.)
Cette plante est absolument inodore, mais elle est remarquable par une saveur acide, piquante, fort agréable. Elle renferme beaucoup d’eau , du mucilage etune grande quantité d’oxalate acidule de potasse, auquel elle doit son acidité et la propriété d’affecter désagréablement les dents lorsqu'on la mèche.
C'est aussi à la présence de ce sel que l’oxalide est redevable de la propriété rafraichissante qui la caractérise spécialement. Elle apaise parfaitement la soif, elle diminue la chaleur fébrile, modère l’ardeur des entrailles, relâche même quelquefois le ventre, et favorise la sécrétion de l'urine, J. Frank, qui s’en cst servi avec un grand succès dans le traitement d'une épidémie de fièvres malignes pétéchiales , lui donne les plus grands éloges sous ces différens rapports. Sous son emploi, il a vu les vomissemens cesser, l’amertume de la bouche disparaitre, et l'appétit se rétablir. Rosenstein recommande même l'usage de cette plante en salade, pour expulser les foyers putrides qui se développent pendant l'hiver dans les intestins, et deviennent, suivant lui, la source des fièvres printanières dont lPoxalide serait ainsile préservatif. Mais sans adopter une semblable hypothèse, et sans admettre dans toute leurétendue les éloges un peu extravagans de l'illustre J.Frank, on ne peut nier que la décoction de cette plante acide convenablement édulcorée, ne soit une boisson très-utile dans le traitement des embarras gastriques, et dans celui des fièvres inflammatoires bilieuses, ardeutes, putrides ct nerveuses, du typhus, de la peste et de la fièvre jaune. On peut l'employer avec le même succès à la manièré du citron, dans certaines diarrhées ct dans les dysénteries bilieuses, et surtout dans les inflammations aiguës des reins, de la vessie et du canal de
* 4 ï 1 . d = l’urètre. Comme certains calculs urinaires A trs base l'oxa-.
late de chaux, peut-être serait-1l nécessaire de s'abstenir de l'emploi de cette plante dans les affections calculeuses. Du reste, elle convient parfaitement dans les autres maladies des voies urinaires, et c’est en raison de l’action relächante et rafraichissante qu’elle exerce sur cet apparcil, qu'elle a été con-
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Cdi) | sidérée, par quelques auteurs, comme diurétique. On pourrait également l’employer avec beaucoup de succès dans le traitement du scorbut. ..
Le sel acide, à base de potasse, qu’on obtient de l’oxalide en petits cristaux parallélipipèdes blancs, opaques, inaltérables à l’air, et l’acide oxalique lui-même, qui se présente en longs prismes quadrangulaires, jouissent des mêmes propriétés que l’oxalide d’où ou les relire; en solution dans l’eau, ils peuvent être employés aux mêmes usages.
Cette plante peut être mangée en salade, On l’administre à la dose d’une poignée en décoction, dans un kilogramme d’eau, ou en infusion dans du petit-lait. On-donne aussi son suc depuis trente-deux jusqu’à quatre-vingt-seize grammes. On en prépare une conserve et un sirop auxquels on pcut avoir également recours. Elle est la base de la poudre tempérante de Rosenstein. Son sel acide, à la dose de treize décigrammes où huit grammes (un scrupule à deux gros), dans l’eau où le petit-lait, convenablement édulcorés, forme une Jimonade très-rafraîchissante.
Le sel d’oseille et l’acide oxalique, dissolvent les oxides de fer : on les emploie pour enlever les taches d’encre. Le premier sert en outre, dans les arts, à aviver la couleur-du carthame; et dans quelques fabriques de toiles peintes, on emploie le second pour détruire les couleurs à base de fer,
EXPLICATION DE LA PLANCIHIE :26r.
(Za plante est représentée de grandeur naturellg)