:PÉCHER
Tlspoin& pire, podæxnvæ. Dioscoride.
PERSICA MOLLI CARNE ET VULGARIS; Bauhin, Thyaf,
Tatin NS
Francais.... PÊCHER.
Lialien....., PEsco;. PERsICO.
Espagnol: ... merocorow.
Portugais... PECEGurIRO.
Allemand. .. PFIRSOHENBAUM.
Anglais. .... PEACH TRER.
Hollandais... rErstxkgoom.
Danois... ... PERSIKKETRAE.
Suédois. .... PERSIKETRAED.
Polonais...
Russe. 0
BROSKWINIA DRZEWO.
PERSIKOWOE DÈREWO.
Arabe, , .....,FERSIK.
Turc. . ..... RoDAktNA.
Chinois..... rAo-Ho-cin.
FITO MOMU.
Japonais... ..
db. 11, sect. 6. Tournefort, clas. 25, sect. 7. gen. 3.” AMYGDALUS PERSICA ; foliorum serraturis omnibus acults,
: floribus sessilibus solitariis. Linné, icosandrie mono
grnie Jussieu, clas. 14, ord. 10, famille des rosacées.
Le pêcher, si intéressant par ses fruits, ne l'est pas moins par la beauté de ses fleurs, surtout dans cette belle Variété à fleurs doubles, dont la couleur d'un rose plus vif, brille si agréablement dans nos parterres, au retour de chaque: prin-: temps. Cetarbre, originaire de la Perse, comme l'indique son
nom, était connu e
t cultivé
sieurs de ses variétés.
Le pêcher a été placé, par Linné, dans l’amandier, dont le caractèr
dans lenoyau du fr
rieure. Le calice ést à cinq divisions les étamines nombreuses ; arrondi, renfermant un no
à sa superficie,
par les anciens, ainsi que plu-
le même genre que:
e naturel consiste particulièrement.
uit sillonné et crevassé à sa surface exté-
un seul style,
; la corolle à cinq pétales;
un drupe ovale ou.
yau ligneux, crevassé ou réticulé
Le pêcher est un arbre d’une grandeur. médiocre, très-va- , distingué de l’amandier par ses fruits et:
riable dans son port
par ses fleurs solitaires non d’une écorce blanchâtre et
un peu rougeâtre.
Les feuilles sont 5
vertes, glabres, oblongues, 1
géminées. Son bois est dur, revêtu .
cendrée, verte sur les rameaux où
imples, alternes , médiocrèment pétiolées ,
69°. Livraison,
ancéolées, aiguës, finement den-
: (166!) tées en leurs bords, accompagnées de deux stipules linéaires, caduques. :
Ses fleurs paraissent avant les feuilles, dès les premiers jours du printemps : elles sont sessiles, solitaires, d’un rose tendre. 11 leur succede des fruits charnus, succulens, d’un goût trèsagréable, renfermant un noyau très-dur, lignçux, crevassé nrégulièrement à sa surface. es
Dans les pêchers à fleurs doubles, les corolles ont une cou: leur beaucoup plus éclatante et plus foncée ; elles durent plus —Jongtemps, ‘mais elle ne donnent point de fruits. On ne les cultive que pour l'agrément. On sait que les péchers fournissent un très-grand nombre de variétés distinguées par le caractère de leurs fruits. On les trouve mentionnées Éoao ouvrages d'agriculture. LE ... v(P.)
L’odeur faible et agréable qu'exhalent les fleurs du pêcher, lorsqu'elles sont fraiches , ne se retrouve point dans les Fille de cet arbre. Mais les unes et les autres offient une saveur. extrêmement amère, analogue à celle des feuilles de lauriercerise. Cette amertume, quia quelque chose d’aromatique , est due à l’acide prussique qu’elles renferment : principe extrèmement actif, qui est la source de toutes leurs propriétés, soit vénéneuses, soit médicales. Elles exercent en effet, sur l'économie animale , une action très-remarquable , qui se manifeste par le vomissement ou une violente purgation, lorsqu'on les ingère en petite quantité; à plus forte dose elles détruisent V'irritabilité des organes, et occasionent promptement Ja mort, sans laisser aucune trace d’'inflammation. C’est probablement, au moins en partie, en vertu de lear action énergique sur le canal intestinal, qu’elles agissent avec efficacité eontre les vers intestinaux dont elles déterminent très-bien l'expulsion , aïnsi que l’ont constaté MM. Coste et Willemet ,par un grand nombre d'expériences. Toutefois elles ont plus particulièrement été recommandées, sous ce rapport, chez les enfans.
- Les amandes que renferment les noyaux des êches, sont inodores et présentent, quoiqu'àun plus fa ible degré , la même amertume que les feuilles. L'acide prussique, auquel elles sont redevables de leur saveur, s'y trouve uni à une certaine quantité de matière amilacée, nutritive, et à beaucoup d'huile douce, qui leur donnent, jusqu'à un certain point, les propriétés lubrifrantes et adoucissantes de la plupart des amandes huileuses, ct les rendent propres à faire des émulsions. Foutefois on les emploie rarement seules, sous ce rapport; à cause des qualités vénéneuses que leur imprime l'acide. prussique. Qu.se borne à les associer en petite proportion aux aûtres semences émulsives, dans diverses préparations adoucissantes ,
( 267 ) dont elles favorisent la digestion. Seules, il est bien probable qu’elles agiraient à la manière des feuilles, comme drastiques et anthelmentiques; il en faudrait peut-être seulement une dose un peu plus forte; maïs elles ne sont point én usage dans cette vue: qui |
Les fruits du pêcher, quelles que soient les nombreuses variétés qu’elles présentent sous les rapports du volume; de la couleur, du velouté ou de la-nudité de leur surface, de leur consistance, de leur saveur, etc.; sont remarquables, en général, par une odeur suave, et par une saveur délicieuse, qui est à la fois fraiche, sucrée, acidulée et comme vineuse. La pulpe succulente dont les pêches se composent, les rend extrêmement nouxrissantes, et enfait une des productions les plus agréables et les plus salutaires des zônes tempérées. À, leur qualité éminemment alimentaire, elles joignent des propriétés rafraichissantes, adoucissantes , relächanteset laxatives. Sous ces différens rapports, elles conviennent parfaitement, pendant les chaleurs de l'été, aux tempéramens sanguins et bilieux, aux jeunes gens et aux adultes, soit dans l’état de santé, soit dans les différentes maladies accompagnées de-chaleur, de sécheresse ct d’irritation. On pourrait, ainsi que des autres fruits horaires, en tirer un grand parti comme aliment médicamenteux dans le traitement du scorbut , dans là diathièse herpétiqueet autres affections chroniques analogues: Foutefois leur usage, trop abondant ou trop longtemps continué, produit quelquefois des flatuosités, affaiblit l’action de l’estomac et occasionne la diarrhée: les sujets faibles et les personnes sédentaires, à qui cela arrive plus particulièrement, éviteront ces inconvéniens, en associant à ces fruits du sucre, des aromates, ou du vin généreux.
Les fleurs et les feuilles du pêcher se donnent vertes, à la dose de seize grammes ( demi-once), et sèches, à celle de quatre ou huit grammes (un ou deux gros), en infusion ou en décoction dans deux hectogrammes et demi (demi-livre) d’eau. On fait avec cette infusion, et une suffisante quantité de sucre, un sirop de pécher très-fréquemment administré aux enfans, comme purgatif et vermifuge, à la dose de quatre à trentedeux grammes (un gros à une once). Leur extrait aqueux, incorporé avec une cerlaine quantité de poudre, se donne sous forme pilulaire, depuis quatre jusqu’à vingt-cinq décigrammes (environ un à deux scrupules). Quelques personnes se servent de l’infusion légère des feuilles de pêcher, en guise de thé; mais celte infusion. est trop amère pour pouvoir remplacer avec avantage cette agréable boisson.
Les feuilles , les fleurs et les amandes du pêcher, sont quel-
quefois employées comme condiment dans nos cuisines, pour relever: le goût du lait, des crêmes, des pâtes, des marinades etautres alimens fades et mucilagineux. Les pêches bien mûres font partout les délices de nos tables et l’ornement de nos desserts. La coction les prive de leur arôme et de leur saveur délicieuse, mais on y suplée alors, jusqu’à un certain point, par le mélange du sucre et des aromates, au moyen desquels les cuisiniers et les confiseurs en préparent des marmelades, des compotes, des gelées, des pâtes et autres confitures d’excellent goût. |
(La plante est réduite à Ta moilié de sa grandeur naturelle)