‹ Flore médicaleChapitre 2 sur 86 · LA · texte numérisé non relu

LA

M Te | WDISCOURS entraver nos premiers pas. Il s'agissait de faire un : choix raisonné dans cette foule prodigieuse de végélaux , tantôt accumulés sans discernement, tantôt vantés avec une exagération ridicule par les . à . pharmacol ogistes anciens et modernes. Fallait-il "4 insérer dans nolré colléction toutes les plantes re- 1 e ardées comme médicamenteuses par l’érudit À eoffroy ? N'était-il pas préférable d'imiter la ré- $erve du sayant Linné ? Ne valait-1l pas mieux puiser dans les matières médicales plus modernes de Murray , de Spielmann, d'Albert , de Hiïlden- #æ brand, de Schwilgué, de Swediaur? Nous ayons «cru que le moyen de ne pas nous égarer dans cette

+ espèce delabyrinthe consistait à prendre pour guide ” * Je Dictonaire des sciences médicales. Ce grand x" : ouvrage est regardé en quelque sorte comme Je code de l’art de guérir, et les principaux articles de pharmacologie sont rédigés par des hommes doués d’un mérite éminent-et d'une excellente ju- | diciaire (MM. Alibert, Barbier, Biett 3 Guersent, Nÿsten et Virey). Mais en décrivant les mêmes plantes, j'ai dû les envisager sous des rapports plus variés. Dans le Dictionaire, tout doit tendre vers = un seul point; tout doit, pour ainsi dire , être sacrilié à Ja thérapeutique : la Flore permet , exige même des considérations plus nombreuses. Cé qui dans le Dictionaire serait un horé-d’œuvre ,une digressiôn oiseuse , devient uné portion intégrante …. dela Flore. Je commencé par donner la dénominalion de chaque plante en grec , en latin , et dans

+ y 2 : + 4 » « x. RUE REY : + My

PRÉLIMINAIRE. | “a”

les principales langues del Aurore jeprends même: FA parfois | la liberté de créer des mots Le compléter.

la synonymie : els nt lérmoi grec.de l'agaric amadouvier , les dénominations italiennes Bu espa-

gnoles, Re ; allemandes , de plusieurs autres,

végétaux. Je trace ensuite la défie botanique® *

| de la plante , je recherche son étymologie À j'ap= précie ses qualités physiques ï j'assigne ses pro—. priétés médicales , j indique ses > principaux usages dans les arts; enfin , je termine par quelques dé-

tails plus ou moins propres à piquer Ja curiosité 5 à fixer l'attention. L #4

Les planches seront sans contredit la partie las

à plus agréable de la Flore, et ne le céderontpoint au texte en utilité. Le viable port de chaque

plante , sa racine, son feuillage, ses fleurs, sa fruc- tification, seront dessinés par un pinceaurtout à la fois exact et plein de grâce. Élève distinguée du célèbre Van Spaendonck , madame P.... se montrera constamment égale ou supérieure : à ses 1llustres devancières ,» mademoiselle Merian, madame Blackwell et ne Basseporte.

M. Turpin n'aura pas de meilleur modèle à suis vre que lui-même. Les figures tracées par cet excellent iconographe auront l' élégance et la correclion presque inimitables qu'on admire dans les planches magnifiques dont il a orné la Flore parisienne et le Traité des arbres fruitiers. Non moins savant botaniste que dessinateur habile , M. Turpin me fournira des remarques intéres=

Page 1