‹ Flore médicaleChapitre 26 sur 86 · AMANDIER · texte numérisé non relu

AMANDIER

Grec... auvydanea; quuyd'eni ; apuyd'anos; eur Janov: AMYGPALUS SATIVA el SYLVESTRIS; Bauhin, ‘[l4y@r , Bb. 11, sect. 6. Tournefort ; clas, 21, arbres rosacés. AMYGDALUS COMMUNIS ; fo/iorum serraturis infimis glandulosis ; floribus sessilibus geminis ; Linné. ‘clas, 12 , ICO sandrie monogÿ nie. Jussieu , clas, 14, ofd.r0 , rosacées,

Ztalien. ..... maxnorto.

Æspagnol.. .. Armenpro.

TARÇAIS .... AMANDIER.

Anglais... ALMOND-TREE, | t

Allemand... manperrauw. |

Hollandais... AmAnDersoo.

Polonais... micraz,

Eatin.: "40

Originaire de l'Asie et de l'Afrique septentrionale, l'amandier croîtrabondamment dans tous les climats tempérés : on le cultive surtout en Espagne, en Italie et en France. C’est un arbre qui s’éléve à la hauteur d'environ vingt pieds. Le tronc est communément raboteux, couvert d’une écorce cendrée et gercée ; celle des jeunes rameaux ést lisse et d’un vert clair, À … Les feuilles sont alternes, portées sur des pétioles longs

un pouce, étroites, lancéolées, dentées en leurs bords ,

Les fleurs sont sessiles, quelquefois solitaires, plus sou- Yent géminées, éparses le long des rameaux. Elles offrent Lun calice monophylle, à cinq découpures obtuses ; cinq péltales, également obtus, ouverts en rose, de couleur blanche

onglets ; une trentaine d’étamines attachées aux parois inté-

nt, et recouvrant un n ércé à sa surface (x).

6blongue, blanche , tendre, huileuse, et d’une saveur douce Où amère, selon les variétés de l'arbre dont elle rovient, L’amandier à été mentionné par les écrivains fe la plus

(1) C’est probablement de Jà que dérive le mot amy£&dalus, de aavy tn , pssrcure, plutôt que de æyvbey , traire, exprimer du lait,

(54) à haute antiquité, Moïse, Théophraste, Dioscoride. Trans porté en Europe à des époques plus ou moins ra prochées de nous, à peine était-il connu à Rome du temps % Caton, qui donne aux amandes le nom de noix grecques. Son in= troduction en Angleterre, date, selon Forsyth, de 1570.

En France, nous cultivons l’amandier dans les champs (1), et souvent dans les vignes ; auxquelles il ne nuït pas sensiblement. Il sert pareïllentent à orner les vergers et les bosquets , par l'élégance de son port, la légèreté de son feuillage, et surtout par le spectacle agréable de ses rameaux, couverts de jolies fleurs dès le commencement de mars. On le multiplie, soit par la sémination du fruit, soit par la

greffe sur des mdividus de la même espèce, sur des pru= .

niers, ou sur des pêchers.

Quoique le bois d’amandier soit dur, et par fois teint d’assez belles couleurs, il est rarement employé. La gomme qu'il distille est très-blanche, très-pure ; et entièrement semblable pour les propriétés à la plus belle gomme arabique ou adragant. RES | Les feuilles de l’'amandier sont mangées avec plaisir par tous les bestiaux : elles sont pour eux une excellente nour=

riture, et les engraissent en très-peu de temps. Pilées et

‘animées avec un peu d’eau-de-vie , elles détergent, ayiyent les ulcères:samieux , ichoreux, cacoèthes , ainsi que l'a observé M. Huzard. | Fourcroy présume que lès feuilles et surtout les fleurs de Vamandier, seraient purgalives comme celles du pêcher:

Mais la partie éminemment utile de cet arbre est son fruit ;

‘dont les usages sont aussi intéressans que variés. Les amandes!

douces sont servies vertes ét sèches sur nos tables. On en.

fait des gâteaux, des biscuits , des massepains, des maca= rons , des dragées , des pralines, du nouga, et autres Sucre:

ries; on en prépare une espèce de chocolat; on les torréfie pour les mêler au café en diverses proportions; elles sont, la base des émulsions (amandé, lait d'amandes, looch),"

et du sirop d’orgeat, dans lequel on fait entrer une certaine quantité d'amandes amères, pour le rendre plus savoureux. La pâte d'amandes doit être rangée dans le FE nombre des cosmétiques innocens. L'huile d’amandes douces faite à

froid, et nommée huile vierge , ne mérite ni les éloges pommes

eux, ni les critiques sévères qu’on en a faits. Sans la regars peux , q

der comme le meilleur des purgatifs et le plus puissant des.

(1) Triticeas inter stet mollis amygdala messes. VANIERE.

(55) antidotes, je ne crains pas d'affirmer, d’après ma propre expérience , que cette huile administrée tantôt seule , tantôt unie au sucre, au jaune d'œuf, à des substances mucilagineuses, a souvent allégé des toux violentes, dissipé des Goliques cruelles , et calmé les symptômes affreux de 1 empoisonnement.

Les amandes amères sont nuisibles et même mortelles pour plusieurs quadrupèdes et pour la plupart des oiseaux domestiques. L'eau qu'on en obtient par la distillation est un poison pour tous les animaux , et plus encore l'huile volatile qu’elles fournissent en très-petite quantité par le même moyen. L’huile exprimée d'amandes amères n’a pas plus d’amertume que celle extraite des amandés douces ; elle offre même l'avantage de rancir plus diflicilement : du reste, elle n’a point de droits à la préférence, pour ainsi dire exclusive, que lui accordaient les anciens médecins. On a prétendu que pour se préserver de l'ivresse, il suffisait de manger préalablement cinq ou six amandes amères , et Plutarque en rapporte un exemple notable. Cependant des observateurs dignes de foi ont remarqué précisément le contraire (Squarcialupi).

HEGNER (Jean-ulric), Dissertatio botanico-medica inauguralis amy gdalorum fructus analysin exhibens ; præs. Theodor. Zwinger ; m-4°. Basileæ, 1 703. — Réimprimée en 1710, dans le Fasciculus Dissertationum medicarum de Zwinger.

UCH (cermain-raul ), De genuino amy£&dalarum usu in medicint, Diss. inaug. resp. Uffeln ; in-40. Erfordie , 1733, 5 PARIES ( pierre-Jean-andré), De amygdalis et oleo amararum æthereo , Æpist. gratul. in-4o. Lipsie , 2 august. 1776. Ÿ “

( Fe plante est un peu plus pelité que nature)

Page 1