‹ Flore médicaleChapitre 28 sur 86 · Amande mise à nu · texte numérisé non relu

Amande mise à nu

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AMOME Grngembre.

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+ XXS AMOME GINGEMBRE.

Grec... Gryyibep; QyyiGepr; QyyiGepis ; $vYY!Cepis.

Z\MPIBERI, ZINGIBERI; Pline. ‘

r zANGIBER ; Bauhin, [ueË , lib, x , sect. G.

Latin... AMOMUM ZINGIBER; $capo nudo , spicé ovatd; Linné , clas. 7, monandrie monogynie. Jussieu, clas.4, ord, 2, balisiers.

Jialien. . + ZENZERO; ZENZEVERO; ZENZOVERO ; GENGIOVO.

Lspagnol.... cEncIBRE.

Français .... GINGEMBRE; AMOME GINGEMBRE ; AMOME DES INDES, Lamarck.

Anglais... GINGER.

Allemand... 1NGWER ; INGBER ; 1MBER. à

Hollandais .. cEmerr.

Polonais. ... 1mBIER.

. Cette plante vivace croît abondamment aux Indes orientales, qui peuvent être regardées comme sa véritable patrie (1) : on la rencontre cependant aussi dans l'Afrique occidentale, et dans quelques parties du nouveau monde (2). … Laracine est tubéreuse ,noueuse, de la grosseur du doigt, tendre, blanche ou rougeâtre en dedans, et d’une couleur . pâle ou jaunâtre en dehors.

« Elle pousse trois ou quatre tiges stériles, simples, cylindriques , feuillées, hautes de deux ou trois pieds.

Les feuilles sont alternes , ensiformes; elles ont six ou Sept pouces de longueur sur un pouce et demi de largeur ; dur surfäce postérieure est partagée longitudinalement par due neryure mitoyenne très-saillante , et a beaucoup de ner- Mures latérales fines et obliques.

À. côté des tiges feuillées naissent immédiatement de la

| Jacine quelques hampes écailleuses, qui acquièrent à peine un pied de hauteur; elles portent chacune à leur sommet un

| £p1 ovale, ressemblant à l'extrémité d’une massue , et emriqué d’écailles membraneuses, concaves, d’abord yerdätres, ayant leur pointe d’un blanc jaunâtre, et ensuite d’un au rouge. Ces épis sont d’une grande beauté, et renfer-

(1) H paraît que le gingembre, très-commun dans les montagnes du pays de An81, à ouest de Pondichéri, a recu de lason nom arabe, qu'onretrouve de ou MOINS altéré dans toutes les autres langues. Quant an mot générique amomum , | est formé de privatif, et {40/40$ , impureté, souillure ; parce que l’amomum des Grecs, ZH/L0V ; était regardé comme un antidote. | @) Plusieurs naturalistes pensent que le gingembre qui vient aujourd’hui bon 4 en Amérique , y a été transporté de l'Orient : toutefois il est cul- L Antilles avec le Fe grand succès, François de Mendoza l'a introduis * # premier à la Nouvelle-F spagne.

(58) | ment plusieurs fleurs jaunâtres , qui s'épanouissent successivement, et passent dans le court espace d’un jour.

La corolle estmonopétale, et a son limbe divisé en quatre parties inégales, dont une très-longue , droite et un peu concave, imitant une lèvre supérieure; deux latérales, pettes, étroites Êt ouvertes; et une inférieure un peu courte, large, bifide , bordée de rouge, et parsemée de points jaunes. \ | c

Le fruit est une capsule ovale, triangulaire, partagée en trois loges dans son intérieur, etrenfermant plusieurs graines irrégulières, noirâtres , d'une saveur aromatique, amère et d’une odeur agréable (r). +

Le gingembre a besoin du secours de la culture pour être adapté aux usages économiques et médicaux. On peut le propager par les graines ; mais il est infiniment préférable d’employerlesracines , quel’on coupe par tranches, et qu'on enterre au commencement du printemps. Les fleurs s'épanouissent au mois de septembre, et la tige meurt en dé=. cembre. C’est au mois de janvier suivant qu'il faut arracher * les racines; car si l’on attendait davantage, elles deviendraient fibreuses. Obtenues de cette manière, les racines de gingembre conservent encore une sayeur âcre et une odeur aromatique très-pénétrante ,,ce qui n'empêche pas les In-w diens de s’en servir généralement pour rehausser le goût de. leurs bouillons et de leurs ragoûts; ils mangent même en salade ces racines verles coupées par petits morceaux avec d’autres herbes assaisonnées de sel, d'huile et de vi= maigre. On peut à l’aide de macérations , de digestions et de décoctions répétées, enlever au gingembre une grande portion de son acrimonie native , et en préparer des confituress excellentes. |

Les racines destinées pour l'usage médicinal sont net toyées , desséchées avec beaucoup de soin, et recouvertes, d'argile ou de chaux, pour les préserver des insectes : on! & contume de préférer celles de la Chine, qui sont moins f landreuses. . “4

Le gingembre est un stimulant très-énergique, qui peuts dans certains cas, remédier à la faiblesse des organes di= gestifs. Les Anglais le font bouillir dans la bière, qu'il rend beaucoup plus tonique. Les habitans de la Thuringe prennenb après dîner, pour faciliter la digestion , une tranche de pain qu'ils saupoudrent de sel, de gingembre et de carvi.

Quelques médecins ajoutent du gingembre aux purgatiis

(1) Toute la partie descriptive est due au professeur Lamarck.

(59) F pour ên augmenter l'activité ; Murray le croit plus propre à diminuer les nausées et les tranchées.

C'est dans les affections catarrhales chroniques surtout, que le gingembre me paraît indiqué , soit en poudre avec ‘du sucre, soit en infusion ; en confiture, soit enfin à titre de masticatoire. Toutefois cette racine est bien déchue de son

jour en jour plus rarement employées , telles que les électuaires diasatyrium et caryocostin, le mithridate, la thériaque, la confection hamech > la bénédicte laxative, les *trochisques d’alhandal , etc: les autres ne doivent point au gingembre les propriétés dont elles jouissent ; tel est, par

Quoi qu'il en soit, plusieurs espèces d’amomum ne méri- » tent pas moins que le gingembre d’être signalées.

» 2°. Le cardamome, amorum Ccardamomum , Li. amomuntr facemosum, Lamarck; se disüngue par son fruit , qui est une capsule trivalve, striée » Partagée intérieurement en trois loges qui renferment chacune plusieurs graines anguleuses foussâtres ou brunes. Ces graines contuses exhalent une odeur suave ; elles ont une saveur aromatique , légèrement amère, même un peu camphrée , cependant très-agréable. Les Indiens en mêlent au bétel, et trouvent qu'elles facilitent la digestion. Elles étaient naguère encore administrées Mréquemment par les médecins , comme toniques, échauf-

HARTINELLI (prancois ), Ragioñamenti sopra l'amomo e calamo aromatico à di malacca d'Iidia ; c'est-à-dire, Discours sur l’amome et le LOSeau aroma- L üque de Malaca dans linde; in-{0. Venise, 1Go4.

Un ononyme écrivit contre cet opuscule : Giudizio sopra i ragionamenti & Cecchino Mariinelli, cte., in-40, Mantova, 1605.

AROGNA( nicolas), en latin MARONEA , Disceptatio de amomo velerurm , Ve commentarius in tractätus Dioscoridis et Plinii de amomo ; in-40.

asileæ, 1608.—"'\aQuit en italien par Francois Pona , etc.

CES! | REIN ( ean-caspard ), De cardamomis , Diss. inaug. pres. Rudolph. Gut.. Crause. ; in-4°. lenæ , 1704: à Lédn : D:

GEsnER ( Jean-Albert), De zingibere, Diss. in:40. Alidérfi, 1723. HERMANN (Jean), Cardamomt historia et vindiciæ , Diss. inaug. præs. Jac. Reinbold. Spielmann; in-4°. Argentorati, 1762.

(La plante est réduite au quart de sa grandeur naturelle)

x. Fleur entière de grandeurmaturelle,

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