Pistil
3. Fruit réduit au quart de sa grandeur naturelle. 4. Le même coupé horizontalement , pour faire voir les trois loges.
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Tuopin RP. Zartert 9 ere
ANACARDIER.
ANACARDIER OCCIDENTAL.
Grec....... avaxæpdoy d'uquuxey; C.
ANACARDII ALIA SPECIES ; Baubin, TliveE > lib. 72, sect. 6. ANACARDIUM OCCIDENTALE ; Linné, clas. 9, ennéandrié mo-
Bain... . !.! nogynie (x).
GASSUVIUM ; Jussien, clas. 14, ord. 12, terebintacées. CASSU VIUM POMIFERUM; Lamarck.
dtalien...... Anacarno occipenTate ; AGATU.
Æspagnol..…. . AxAcArDo OCCIDENTAL: ; FANCAis . ... ANACARDIER OCCIDENTAL ; ACAJOU A POMMES, Lamarck (a). Anglais... casnew; GAJOU; ACAJOU-TREE. |!
Allemand... wesrinprscnen ANAKARDIENBAUM ; ELEPHANTEN LÆUSE- | © BAUM.
Hollandais. wesrerscur ANAKARDIENBOOM.
Le tronc de cet arbre est peu droit, noueux, et s’élève à la - hauteur d’environ quinze pieds : il porte, une tête vaste et ? #ort étalée , comme celle d’un pommier ordinaire. - - Les feuilles longues de quatre pouces sur trois de largeur, » sont ovales, obtuses, entières, fermes, glabres en dessus A bmunies en dessous d’une nervure moyenne , Saillante, et de 1 nervures latérales assez régulières, portées sur de courts — » placées alternativement sans ordre, et comme par Bouquets à l'extrémité des branches.
Les fleurs, garnies à leur base d’un grand nombre de Bractées lancéolées , Sont blanchâtres, et disposées en pa- Inicules terminales. Le calice est partagé jusqu'à sa base en Cinq découpures pointues, et pubescentes extérieurement: a corolle est formée de &inq pétales deux fois plus longs que le calice ; les étamines , au nombre de dix, sont remar.quables en ce qu'une d’entre elles estun peu plus grande que
Le fruit est une noix réniforme , lisse et grisâtre extérieument, qui renferme une amande de même forme, dont la ubstance est blanche, et qui est attachée Par son plus gros
() Le professeur Lamarck > Qui a examiné avec beaucoup de soin les fleurs es de Vanacardier, a compté dix étamines , ce “qui range cette plante
la décandrie, :
(2) Acajou est le mot français qui correspond le plus exactement possible ,
Our la prononciation , à celui par lequel les Brasiliens désignent lauacardicr
Ccideutal , et plus spécialement sa noix.
6°. Livraison,
bout au sommet d’un réceptacle charnu , ovale , et de la grosseur d’une-poire moyenne. Ceréceptacle, nommé pomme d’acajou , a une peau lisse, de couleur jaunäâtre ou rouge , et contient une substance spongieuse succulente (1. Originaire de l'Amérique méridionale , l’acajou croît fac lement aux Indes orientales. Dans plusieurs régions tem-" érées et même froides de l'Europe, comme la France et a , on peut le cultiver à l’aide des serres chaudes, où il suffit de semer une noix d’acajou, pour obtenir , dans: le court espace de trois mois, des plants de cinq à six pouces , garnis de larges feuilles : mais ce développement rapide estsuivi d’une prompte décrépitude: épuisé en quelque sorte par des-efforts prématurés , l’acajou cesse de croitre $s il s’altère, se déforme, et n'offre plus bientôt que l’images d’un végétal avorté. Pa Le boistde l’anacardier occidental est blanc, et employés dans lés ouvrages de menuiserieet.de charpente. Les Indiens préparent avec l'écorce des gargarismes contre les aphtes ils en retirent ;par incision une gomme qui sert à lustrer 1 , meubles , et peut, dans divers cas, remplacer avantageuse ment la gomme arabique. R La pomme .d’acajou parvenue à sa maturité , est d’une saveur.aigre vineuse . propré à étancher la soif : on.en faits d'excellentes compôtes; le suc exprimé et fermenté donne un vin agréable à boire, une eau-de-vie estimée et un bo vinaigre. " 4 La noix d’acajou recèle dans son enveloppe une hu extrêmement pénétrante , inflammable et caustique. En a prochant,ceite noix d’une bougie allumée, on obtient jets de flamme -très-singuliers. La couleur noire dont el imprègne Je linge est ineffaçable. Une personne ayant a gligé.de se laver après ‘avoir ouvert.quelques noix .d’acajoi portales mainssur.diverses parties.de;son, corps ; bientôt elle éprouva une vive .démangeaison à la face, auxoreilles , à 8 oitrine set il «’yréleva de grosses ampoules pleines. d'une aps jaunâtre. Cette violente âcreté .de l'huile d’aca 0 justifie-son-emploi dans les ulcères fongueux,, etmême dan certaines affections -darireuses qui ne cèdent qu'aux # fians.et aux .épispastiques. Mais plus d’une Américaines repentie d’avoir appliqué cette huile rongeante sur des rouss seurs , ou sur de légères éruptians qui réclamaient des top} ques plus bénins. |
(x) Cette description est due auprofesseur Lamarck, qui a rectifié | inexactitudes échappées au savant Linné ; l’anacardier était trop peu como» l’époque où écrivait l’immortel naturaliste suédois.
L'amande blanche, renfermée au centre de la noix, ne participe point à l’âcreté de son enveloppe; elle est au contratre douce, émulsive, et d’une saveur agréable. On la mange crue , ou rôtie sous la cendre; on en prépare aussi une espèce de chocolat. He.
L'anacarde des pharmaciens » Œui fait la base de l’élec-
| tuaire appelé bien gratuitement confection des sages , el que Maurice Hofmann nomme confection des sots, est le fruit
du semecarpus anacardium , de Linné fils : anacardium lon-
(x) M. le docteur Virey a publié des réflexions intéressantes sur l’anacardé et Ses préparations diverses , dans le Bulletin de Pharmacie , juin 18% 4.
(La plante est réduite à la moilié 2 sa grandeur naturelle)
1. Ramean de fleur de grandeur naturelle, 2. Fleur entière grossie. D, 7.4 3. Calice.
4: Fruit de grosseur naturelle - en a, le pédoncule devenu charnu et succulent , en b, le fruit Proprement dit , ce que l’on appelle la noix. ! 5. Noix coupée horizontalement, dans laquelle coupe on distingue dans
l'épaisseur de la coque les cellules qui contiennent un suc noirâtre et caustique, 6. Amande.
( Gx bis ) Cette noïx est recouverte d’une écorce lisse, fuisante, d’a- 2” bord rouge, ensuite brune, celluleuse, imprégnée d’un suc mucilagineux noirâtre , et contenant à son intérieur une amande oléagineuse. Ce fruit est porté sur la base du calice qui s’est épaissie, est, devenue très-charnue, et a pris par le desséchement une forme turbinée. .
Si les caractères botaniques de l’anacardier ne sont bien connus que depuis un petit nombre d'années (3), nous trouvons des renseignemens précieux sur les usages économiques et médicinaux de son fruit dans les écrits de Paul d’Egine, d’Avicenne, de Mésué, de Garcias ab Horto, de Kamel, etc. Is nous ont appris que la noix d’anacardier, ou fève de Malac, dont la saveur se rapproche de Japistache et de la chataigne , est avidement recherchée des Indiens, qui la
mangent après en avoir rôti et séparé l'écorce ; ils l’assaisonnerit et la confisent à l’aide du sucre ou du sel. Le suc qui pénètre les-cellules de Fécorce est d’une telle: âcreté, qu'on l’emploie pour ronger les condylomes , les verrues, les * excroissances , pour mondifier les ulcères fongueux de. l'homme et des animaux; appliqué sur une dent douloureuse et gâtée, il cautérise le nerf à la manière de l'huile volatile degirofle; mêlé à; la chaux vive, il imprime sur le linge des caractères indélébiles. Kamel nous, apprend qu'on prépare une très-bonne encre avec le fruit vert, auquel on ajoute de Ja lessive et du vinaigre. -
Les médecins européens, qui trop longtemps montrèrent un aveugle enthousiasme pour la polypharmacie arabe, at-. tachaient beaucoup d'importance à la fève de Malac : elle k faisait la base du muel et de l’oximel anacardin; elle était surtout vantée comme le principal ingrédient de la fameuse f confection des sages, à laquelle on attribuait le rare privilège de donner de l'esprit et de la mémoire aux sots. Les réflexions de M. le docteur Virey (4) sur cet électuaire sont aussi Judicieuses que savantes : il observe que cette prépa ration inventée par Mésué ; réformée d’abord par Gratarola, M4 puis par Maurice Hofmann, est un stimulant cérébral . qui peut convenir aux individus lymphatiques , en portant une excitation utile sur leurs organes mous el flasques , tandis
-oioiéese
. qu'elle nuirait aux tempéramens vifs et nerveux, eu les jetant dans une faiblesse indirecte, dont pourrait résulter” CA | / à
(3) Hs ont été surtout énumérés avec une rare exactitude par Île professeur k | Lamarck, dans l'£neyclopédie méthodique (1783). Pouvais-je suivre un
meilleur guide? , (4) Bulletin de pharmacie, juin 1814, pag: 271: ‘# LA 4 à * dY ’ s SR : » ts A + #
(62) l'idiotisme : la confection des sages mériterait alors, comme le remarque Hofmann, le titre de confection des sots.
Il existe une autre espèce d’anacardier , dont je crois devoir tracer l’histoire naturelle, économique, et médicale : c’est l’anacardier occidental, anacardium occidentale , ML. Cassuvium porniferum (acajou à pommes), Lamarck. l
Le tronc de cet arbre est peu droit, noueux, et s'élève à fa hauteur d'environ quinze “pieds. Il porte une tête vaste et fort étalée, comme celle d’un pommier ordinaire.
Les feuilles longues de quatre pouces sur trois de largeur, sont ovales, obtuses, entières, fermes, glabres en dessus , nervées en dessous, portées sur de courts pétioles, placées alternativement sans ordre et comme par bouquets à l’extrémité des branches.
Les fleurs, gafnies à leur base d’un grand nombre de bractées lancéolées, sont blanchäâtres, et disposées en pa-
“nicules terminales. Le calice est partagé en cinq découpures
ponts, et RPEsEeS extérieurement. La corolle est
formée de cifq pétales deux fois plus longs que le calice; les étamines, au nombre de dix , monadelphes à leur base, Sont remarquables en ce qu’une d’entre elles est plus longue, et porte une anthère fertile, tandis que les neuf autres sont stériles (5); le pistil se compose d’un ovaire arrondi, :sur Jun ‘des côtés: duquel sort obliquement un style terminé par un stigmate tronqué (6).
… Le fruit est une noix réniforme (7), lisse et grisâtre extérieurement, qui renferme une amande de même figure, dont la substance est blanche, et qui est attachée par son
| plus gros bout au Sommet d’un réceptacle charnu, ovale,
et de la grosseur d’une poire moyenne, Ce réceptacle nommé
Pornme d'acajou, a une peau lisse de couleur jaunâtre ou
* ge, el contient une substance spongieuse succulente.
! cbpensaïent, d’après
Originaire de l'Amérique méridionale, l’acajou croît facilement aux Indes orientales. Dans plusieurs régions tempe et mème froides de l’Europe , comme la France et
Angleterre, on peut le cultiver à l’aide de serres chaudes,
P45) Cette observation de Rottboll » Confirmée par M. Turpin, rectifie l'erreur botanistes qui in les neuf étarines plus courtes comme fertiles , Linné, que la plus longne était stérile (decimo castrato):
(6) Tous les individus que} ai observés à Saint-Domingue étaient polygames
» MOnoïques : parmi les fleurs hermaphrodites, on en trouvait un grand nombre
simplement mâles. (T.) 7) Succedit Jructus, renisque imilata figuram , “'uX venu. KNOWLES.
C'est à la station oblique du style sur l'ovaire qu'est due cette forme de réin que présente le frnit, AA CC)
( 62bis y où il suffit dé semer une noix d’acajou, pour obtenir, dans le court espace de trois mois, des plants de cinq à six pouces, garnis de larges feuilles ; mais ce développement rapide est suivi d’une prompte décrépitude : épuisé en quelque sorte par des efforts prématurés, l’acajou cesse de croître ; il s’altère, se déforme, et n'offre plus bientôt que l'image d’un végétal avorté.
Le bois de l’anacardier occidental est blanc, et employé dans les ouvrages de menüiserie et de charpente qui n’exigentni une très-grande ténacité ni une texture très-fine. Les Indiens préparent ayec l’écorce des gargarismes contre les aphtes ; ils en retirent, par incision, une gomme qui sert à lustrer les meubles, et peut dans divers cas remplacer avantageusement la gomme arabique.
La pomme d’acajou parvenue à sa maturité est d’une saveur aigre vineuse, propre à étancher la soif : on en fait d'excellentes compotes ; le suc exprimé et fermenté donne un vin agréable à boire, une eau-de-vie estimée , et un bon vinaigre. à
La noix d’acajou recèle dans son enveloppe une huile extrêmement pénétrante, inflammable et caustique. En approchant cette noix d’une bougie allumée, on obtient des jets de flamme très-singuliers ; la couleur noire dont elle. imprègne le linge est ineffaçable. Une personne ayant négligé de se laver après avoir ouvert quelques noix d’acajou, porta les mains sur diverses parties de son corps : bientôt elle M éprouva une vive démangeaison à la face, aux oreilles, à la poitrine, eLil s’y éleva de grosses ampoules pleines d’une liqueur jaunâtre. Cette violente âcreté de l'huile d’acajou justifie son emploi dans les ulcères sordides, fongueux, et mème dans certaines affections dartreuses qui ne cèdent qu'aux rubéfians et aux épispastiques ; mais plus d'une américaine s’est repentie d’avoir appliqué cette huile rongeante sur les rousseurs , ou sur de légères éruptions qui réclamaient des topiques plus benins. à
L’amande blanche, renfermée au centre de la noix, ne participe point à l’âcreté de son enveloppe; elle est, au contraire, douce, émulsive, et d’une saveur, agréable; on la mange crue ou rôtie sous la cendre; on en prépare aussk, une espèce de chocolat.
+ ’ (La plante est réduite à La moitié de sa grandeur naturelle) ; 2e j £ k: Lyd | GEL PEN S.< Jh 1. Rameau de fleur de grandeur naturelle. dE): à