‹ Flore médicaleChapitre 4 sur 86 · ABSINTHE · texte numérisé non relu

ABSINTHE

Grec... aduvSior. | ABSINTHIUM PONTICUM, Sell ROMANUM OFFICINARUM, seu

DrOSCORIDIS ; Bauhin, Iliyaë > lib. 4, sect. 2. Tournefort ; clas. 12, fosculeuses.

! Latin... ZARTEMISIA ABSINTHLUM ; Jolis compositis multifidis » lo ribus subglobosis pendulis , recéptaculo villoso ; Linné,

clas. 19, syngénésie polygamie superflue. Jussieu, clas. 10 ;, ord. 3, corymbifères.

APSINTHIUM VULGARE; Lamarck.

Lialien.. .... Assewzro.

Espagnol... AxENJo.

Francais. ... ABSINTHE ; GRANDE APSINTHE ; ALUINE (1). Anglais. ... woruwoon.

Allemand... weruurs.

Hollandais :. ALSEM ; GROOTE ALSEw.

L’absinthe est une plante vivace, qui croît dans presque tous les climats ; elle préfère cependant les pays froids, les terrains arides, incultes et montagneux :

Tristia deformes pariunt absinthia campi (2).

La racine est fibreuse, ligneuse, aromatique.

La tige est droite, haute d'environ deux pieds , dure, cannelée, branchue, remplie d’une moelle blanche,

Les feuilles sont alternes, pétiolées , d’un vert argenté , composées, très-découpées. 5 :

Les fleurs qui, dans les régions tempérées, s’épanouissent | au mois de juin, sont petites, nombreuses , d’un jaune de soufre, terminales, disposées en grappes unilatérales, me. nues ct feuillées. ; :

Les graines sont solitaires, nues, placées dans le calice, sur un receptacle vélu.

Cette plante exhale une odeur parüculière très-forte , et presque nauséabonde. Son amertume est souvent citée en proverbe et l’absinthe lui doit son nom (de «& privatif , et nlwSos , douceur) : elle est si pénétrante, qu'elle se transmet aux chairs et au lait des animaux qui en font usage.

Les propriétés de l’absint gssont généralement connues :

(1) L’absinthe d-t-elle recu le nom d’aluine (alvine), parce qu’elle est un bon stomachique?. doit-elle plutôt cette dénomination > que par fois on écrit aloine, à son amertume comparée à celle de laloës retour :

(2) Ovid.

1e, Livraison. w 1

les plus savans médecins de la Grèce et de Rome ont célébré ses vertus, et le temps n’a fait qu'accroître son antique renommée. Chaque jour elle est employée avec succès dans la médecine humaine et vétérinaire , comme un excellent tonique , fébrifuge et anthelmintique. Ses feuilles et ses sommités récentes fournissent un suc et un extrait; sèches et réduites en poudre, elles sont administrées sous cette forme ou incorporées dans dés pilules. On peut les soumettre à la distillation , à la macération, à l’infusion dans l’eau, dans le vin, dans l'alcool, en faire une conserve, etc. On prépare même avec l’absinthe une liqueur de table, dont les gourmands et les personnes qui ont l'estomac paresseux | prennent un petit Verre après le repas, pour faciliter la di- -gestion.

L’absinthe relève la saveur des vins faibles, et préserve ceux qui sont prêts à pousser. Substituée ou jointe au houblon , elle modère la fermentation de la bière, empêche qu’elle ne devienne acéteuse, et la rend'enivrante.

Le sel d’absinthe, beaucoup trop vanté, surtout par Codronchi ( De sale absinthii libellus, 1610), ne diffère pas du carbonate de potasse ordinaire.

ZAUHIN (sean), De plantis absinthii nomen habentibus , ete. m-80. Montisbeligardi, 1593.— Accedit Claudiü Roccard, De plartsiabsinthit tractatus (jamseorsim, 1589, mandatus)). : À

ëLAyENA (nicolas), Historia absinthit umbelliferi, in-4°. fig Cenetæ , 1609. — Id. 5-49, Veneiüs, 1610.— Ibid. 1611.

Pompée Sprecchi démontra, dans son Æntabsinthium, que Lécluse avait déjà décrit et figuré labsinthium umbelliferum de Clavena, qui d’ailleurs n’est pas une äbsinthe , mais une achillea.

FEBR (sean michel), Hiera picra curiosa, seu de absinthio analecta; etc. in-80, Zenæ, 1667.— Id. in-80. Lipsiæ , 1668.

(La figure est de grandeur naturelle)

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