ACACIA
Grec...... dxKaxit.
AGACIA VERA; ACACIA ÆGYPTIACA ; Vulg.
acacrÀ foliis scorpioidis leguminosæ; Bauhin IliweË, lib. rx, sect. 1. Tournefort, clas. 20, arbres monopétales. ÆLatin..... {mimosA NiroricA; spinis stipularibus Rte ; Jolits bipinnatis , partialibus extimis glandulé interstinotis ; spicis globosis pedunculatis; Länné, clas. 23, polygamie moncæcie. Jussieu, clas. 14, ord. 11, légumineuses. Lialien...... AGACIA; ACAZIA ; ACACIA VERA, ACACIA EGIZYANA. Æspagnol.... AGACIA. k ACACIA ; ACACIA VRAI.
Français... dicaers D'ÉGYPrE ; Lamarck.
GOMMIER ROUGE; Adanson.
Anglais..... ACACIA; EGYPTIAN ACACIA.
Allemand... WAHRE ACAZIE ; ÆAGYPTISCHE ÂCAZIE. Hollandais. : Acacia.
L’acacia est un arbre qui s'élève de quinze à dix-huit pieds , dont le tronc a souvent un pied de diamètre, et porte des branches nombreuses et lisses. Il est très-abondant en Egypte, en Arabie , au Sénégal ; il croît aussi dans YAmérique septentrionale.
La racine se divise en rameaux multipliés, qui s'étendent de toutes parts.
Les feuilles, doublement ailées, ont quatre ou cinq couples de pétioles partiels, dont chacun porte neuf à quinze
aires de folioles, longues d'environ deux lignes , larges d’un tiers de ligne, obtuses à leur sommet. A la base des feuilles, on trouve des épines géminées , ouvertes, grêles, coniques , blanches, droites, et qui ont par fois plus d’un pouce de longueur. C’est à la présence de ces épines que l’acacia doit son nom : de axn, pointe, aigwillon; æxarve, épine ; dxaely, aiguiser. : RL
Les fleurs, disposées en bouquets globuleux, sont monopétales, polyandriquées, d’un jaune d’or , portées sur des pédoncules qui ont à peu près la même longueur que les épines, et naissent communément de six à huit dans les aisselles des feuilles.
Les fruits sont des gousses aplaties, longues de quatre à cinq pouces , larges de six lignes, glabres , brunes et roussètres , renfermant six ou huit graines ovales, dures, fau-
ves, séparées les unes des autres par des étranglemens:
tellement prononcés, qu'ils donnent à la gousse la forme d’un chapelet (1).
(1) Cette espèce d’acacia, que l’on peut facilement confondre avec l’acacia Farnèse, lorsque l’on ne possède pas les fruits, en diffère par ses têtes de fleurs
La
Li (4)
Les habitans de New-Yorck ont éprouvé l'utilité du bois d’acacia dans la construction des vaisseaux. Ses superbes fleurs ne sont pas employées seulement pour faire des couronnes et des guirlandes : elles fournissent aux Chinois le beau jaune dont ils teignent leurs soies , leurs étofles , et dont ils colorent leur papier. Les feuilles d’acacia sont une bonne nourriture pour les cheyaux et les bêtes à cornes. On exprime de ses gousses , avant leur maturité , un suc qui, soumis à l’action du feu, s’épaissit, prend une teinte brune-noirâtre, et dont on forme de petites masses orbiculaires, du poids de queiques onces, qui sont expédiées en Europe, enveloppées dans des vessies. Ce suc est un astringent, qu'on a recommandé dans le vomissement , la diarrhée , le diabète, la leucorrhée, les hémorragies. Il est un des ingrédiens de la thériaque, du mithridate, et de plusieurs autres préparations pharmaceutiques. Prosper Alpin conseille de l’appliquer en fomentation, pour la chute de l’anûs et de la matrice ; il ajoute que les Egyptiens s’en servent avec beaucoup de succès dans les maladies des yeux. g La gomme arabique , dont les usages sont tout à la fois si variés et si importans, est encore un produit de l’acacia : elle coule sur l’écorce de cet arbre, de même que les gommes de notre pays distillent sur l'écorce des cerisiers, des pruniers , des abricotiers. Cette substance douce et alimentaire fait partie de la nourriture des caravanes d’Arabes et de Maures qui la recueillent, les ‘uns sur les côtes de la Mer rouge, les autres au Sénégal. La gomme arabique est mise à contribution par une foule d’arts, et les médecins la regardent comme un excellent moyen de calmer l'irritation et l’inflammation. 5 |
SPIELMANN (Jacques reinbold), Æcaciæ officinaks historia, Diss. inaug. resp. La Chausse ; in-4°. Argentorati, 1768. S
qui sont inodores, et qui, au lien d’être isolées dans chaque aisselle, y sont au nombre de six à huit ; par les pédoncules qui sont articules vers les deux tiers de Jeur longueur, et dont l'articulation est accompagnée de deux petites écailles ; enfin par ses feuilles dont le pétiole commun porte vers son exterieur et sa buse,
*, quatre ou cinq glandes situées entre la naissance des pétioles partiels.
4 Une chose qui ne se remarque jamais sur Pespère Farnèse, Cest qu'à Vexemple des orangers , les vieux arbres de l’acacia Égypte sont entièrement dépourvus d’épmes.
. Cette observation est due à M. Delile, docteur en médecine, l’un des natuta= listes envoyés en Égypte. (T.)
(La figure est un quart de grandeur naturelle )
r Troncon gtossi d’un pétiole common, sur.lequel on a figuré une glande.
a. Gousse (deux tiers de la grandeur naturelle), dont on a enlevé, dans la partie inférieure, une portion de la valve, afin de faire voir la forme des graines.