‹ Flore médicaleChapitre 59 sur 86 · IL · texte numérisé non relu

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F1 (1) La plupart des érudits dérivent ce mot de privatif, et S1pw , je pare, 9e, j'embellis; parce que les anciens ne faisaient point entrer cette plante ans les couronnes et les gnittañdés. Je suis loin de garantit Ji Jnétésse de cette “ÿmologie, bien Que je n’en connaisse pas dé meilleure: v Let ls @) Aique asari folia in rénts &lonieratà fizuram. : KNOWTES, Fe 11°, Livraison. d,

(148) | Le fruit, formé par le calice, est une capsule hexagône , | coriace, divisée intérieurement'en six loges , qui contiennent | de petites graines ovales, attachées au bord central des cloisons. | L’odeur forte, pénétrante, aromatique, qui s’exhale de | laracine d’asarum , est analogue à celle du nard celtique (3), et plus encore à celle de la valériane : elle est due à unel huile éthérée camphrée, que Gæœrz a démontrée le premier, La saveur âcre, amère, nauséeuse de la racine se retrouve dans les feuilles. U | Une substance qui agit aussi vivement sur nos organess! a dû fixer l’attention des médecins. En effet, nous voyons! les plus anciens maïîtrés de l’art, tels que Dioscoride, Ga=k lien, Mésué, célébrer les vertus de l’asarum. Loin de s’af= faiblir par le temps, cette antique renommée s’est accrue en traversant les siècles, et les plus illustres praticiens de noSM jours regardent l’asaret comme un remède infiniment pré= cieux, propre à remplir de nombreuses et importantes indis cations curatives. Le docteur Gilbert, dont je me plais ak invoquer le témoignage , recommande la racine récentes “ Dans cet état, dit-il, douze grains dela poudre font aussi # bien vomir que la même dose d’ipécacuanha, etne fatiguent pas davantage (4). Quinze grains pulvérisés, mêlés à sixk onces de solution aqueuse dé manne , font-vomurätrois où quatre fois, et purgent copieusement par lebas. Cesépreuvesh cent fois répétées ne montrent-elles pas évidemment que le vraicongénère de l’ipécacuanha est la racine d’asaret? Longs temps gardée, elle n’est plus vomitive; après six mois elle n’est que purgative; au bout de deux ans, elle ne purge pres: # que plus, même donnée à trente grains. Elle acquiert alors la vertu diurétique. Donnée à la faible dose de six gramsçk elle soulève l'estomac, sans faire vomir. Judicieusement ad= ministré,, soit en poudre, soit infusé dans l'eau , Soit digéré dans-le vin blanc, l'asarum peut guérir les maladies les plus rebelles, les fièvres-intennuttentes invétérées les | obstructions du foie, de la rate, du mésentère; des hydros pisies ont cédé à son action; c'est un des plus sûrs remèdes Y contre les affections cutanées. L'énergie des feuilles et des W fleurs est beaucoup moins puissante que celle dela racines» M. Coste, qui préfère employer la racine du cabaret dess

Donne

(3) De là l'origine du nom de nard sauvage. 2.

(4) Cette propriété émétique, est vraisemblablément la source de la do | nation vulgaire de cabaret, donnée. à. l’asarum, qui dissipant les effets de crapule, dispose Les ivrognes à boire de nouveau.

( 149) séchée à l'air libre, porte la dose de vingt-quatre à qua- - rante grains ; 1l donne depuis quatre jusqu’à douze feuilles de cette plante, infusées pendant une nuit sur les cendres chaudes, dans six onces d’eau bien pure : on peut ajouter un petit morceau de canelle, et une once de miel ou de Sirop de violettes. ù Ce n’est pas à l’intérieur seulement que l’asarum est utile. “ On en prescrit la racine et les feuilles en qualité de sialago- - gue et de sternutatoire : aussi ces dernières sont-elles un des “ingrédiens principaux de la fameuse poudre capitale de Saint-Ange, de la ie céphalique de la pharmacopée “d'Edinbourg, etc. 11 convient cependant d'observer que les Lérrhines sont généralement des moyens empiriques , 1afidè- “les, et sur l'usage desquels il faut être extrêmement réservé. … Les vétérinaires regardent l’asaret comme un bon cathar- “tique, propre à guérir le farcin, à chasser les vers PCR » combattre diverses autres maladies. Dambourney, dont tout le monde connaît les importantes recherches sur la propriété tinctoriale des végétaux indigènes, a retiré de l’asaret une couleur vert-pomme, qui, par une ébullition prolongée, devient brun- clair, et se communique facilement baux étoffes de laine préparées avec le bismuth, à titre de mordant.

UsCHErrLER ( Jean christophe), De daro, Diss. inaug. præs. Joan. Jac.

-« Baier; in-{0. Altdôrfii, 1721.

Schuzz2e (sean Henri), De asaro, Diss. inaug. resp. Heinz ; in-4°. Halæ, 1739. ie

(La plante est réduite à La moitié de sa grandeur naturelle)

1. Fleur entière de grandeur naturelle, vue de face, afin de faire voir les ISix parties du stigmate disposées en étoile et autour duquel on distingue le sommet des douze étamines.

CY Piatil et étamines.

3. Etamine isolée, anthère attachée vers les deux tiers du filet. …. 4. Fruit mûr de grosseur naturelle, couronné par les trois divisions du calice. ; Le même coupé horizontalement pour faire voir qu'il se divise en six loges.

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