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- (168) et pendans ; les demi-fleurons de la circonférence sont nombreux, femelles , ligulés; le réceptacle est nu. Le fruit consiste en plusieurs graines oblongues, couronnées d’une aigrette simple et sessile.
Si l'on cultive par fois l’aunée dans les jardins d'agrément, à cause de la beauté de ses fleurs, on ne cherche point à
la multiplier dans les pâturages. Car les bestiaux la négli="
gent. On voit pourtant les chevaux et les chèvres la brouter, à défaut de meilleur fourrage. Mais de toutes les parties de cette plante, la racine est la seule qui possède une utilité réelle. Récente, elle exhale une odeur forte ; Pénétrante, qui, par la dessiccation , devient analogue au parfum de la violette. Son goût est singulier, dit Gilibert; il tient de Vamertume; mais en la mächant, elle fournit un principe aromatique, piquant. Examinée tour-à-tour par Malouin, Geoffroi, Neumann, Cartheuser, Vogel, Lewis, elle a été analysée plus exactement par Rose et par Funke (2). Leré-
sultat de ces travaux, exposé avec beaucoup de précision -
par le docteur Virey (3), présente une huile volatile.trèsconcrescible , une substance extractive, de la résine, de l’albumine végétale, et principalement une sorte de fécule grise odorante , que Rose a découverte, et que Thomson a nommée iruline : elle a pour caractère de former une matière résineuse lorsqu'on la soumet à l’action des acides, ce que ne fait aucune autre fécule. On trouve encore de l'acide acétique, et des acétates de potasse et de chaux dans la racine fraîche d’aunée.
Les vertus médicinales de cette plante sont incontestables. Gilibert la regarde comme une des plus précieuses que possède la thérapeutique. Elle occupe en eflet une place distinguée dans les ouvrages des pharmacologistes et des praticiens. ‘ |
Dioscoride, dont le témoignage n’est pas à dédaigner, signale l’utile influence qu’elle excrce sur l'organe utérin, sur les voies urinaires , et sur l'appareil respiratoire. Hip= pocrateet Galien Se ER moins favorablement l’aunée, dont les modernes ont à leur tour constaté les propriétés toniques, stmulantes, béchiques. Toutefois certains auteurs l'ont vantée avec une exagération que je suis loin d’approuver: aussi me garderai-je de lui prodiguer , avec Diemer= broek, les titres d’alexitère et d'alexipharmaque; j'attendrai de nouveaux essais pour admettre l’assertion de Hermann; (2) Annales de chimie, tome 76, pree 98. s s (3) Dictionaire des sciences médicales; tome 2, page 458.
C 169 ) qui prétend que la racine d’aunée dissipe le tremblement des membres produit par le mercure. Mais ce qui paraît hors de doute, c’est l'eficacité de l’onguent et de la décocüon d’aunée pour guérir la gale de l’homme et celle des brutes (4). Elle fait la base de diverses compositions pharmaceutiques. Les anciens nous ont transmis les formes variées sous lesquelles ils l’administraient : tantôt ils la donnaient en poudre, tantôt infusée dans l’eau, dans lé Vin; : tantôt ils l’incorporaient dans un looch » tantôt ils en préparaient une sorte de rob, Dioscoride recommande en outre de fomenter avec la décoction vineuse des feuilles les membres affectés de douleurs sciatiques. J’ai fréquemment prescrit avec succès la racine d’aunée pulvérisée à la dose d’un gros. Le docteur Alibert fait souvent usage du vin d’enula … campana ; il emploie égatement le sirop, ainsi que les extraits aqueux et spiritueux. Confites dans le sucre, les tranches de racine d’aunée sont un Stomachique utile et agréable (5).
L’art tinctorial peut encore , Selon Willich, tirer parti de
cette racine, pour communiquer aux étoffes une couleur bleue. £
Deux autres espèces d’inule ont des propriétés médicinales très-analogues à celles de l’aunée, La première est l'inule odorante, qui se plait dans les chmats chauds; la seconde est l’inule des prés, trop louée par Linné, qui l’a décorée d’un titre que l'expérience clinique n’a point sanctionné , inula dysenterica : elle est ordinairement désignée dans les pharmacies sous le nom de CO7yza ou conyza media.
(4) wozr (5. c.), De viribusinulæ helenii in scabie Persanandd, Epistola ; in-f°, Lipsiæ, 1787. a
- (5) Enula campana, hœc reddit præcordia sana. | SCHOLA SALERN.
. BECK (Jean rréderic), De helenio, Diss. inaug. præs. Joan. ÆAdolph. Wedel; in-40. Lenæ, 1719.
. (La plante est réduite à la moitié de sa grandeur naturelle) +