‹ Flore médicaleChapitre 64 sur 86 · ASTRAGALE · texte numérisé non relu

ASTRAGALE

| Grec. ses... ASTpayaAos.

& GLYZYRRHIZA SYLVESTRIS , //oribus luteo = pallescentibus; Bauhic, [uyaË, lib. o, sect.G.

PASTRAGALUS LUTEUS, PERENNIS, PROCUMBENS, VULGARIS re ia ...d sivé sxzvestkis; Tournefort, clas. 10, papilionacées. D - ASTRAGALUS GLYCYPHYLLOS; caulescens, prostratus , légu-

minibus subtriquetris arcuatis , foliis ovalibus , peduneulo longioribus; Linné, clas. 17, diadelphie décandrie.. us Jussieu, clas. 14, ord. 11, légumineuses.

Jialien...... REcorzrA SALVATICA ; LIQUIRIZIA SALVATICA. “Lispagnol.... ASTRAGALO DE HoJA DE OROZUZ ; OROZUZ SILVESTRE. lrancais. ... ASTRAGALE; ASTRAGALE RÉGLISSIER ; RÉGLISSE SAUVAGE x : RÉGLISSE BATARDE , Thuillier. :

Anglais. .... SWEET MILK=VETCH ; LIQUORICE-VETCEH ; WILD LIQUORICE. Allemand... wirpes suEssHozz.

“Hollandais. . wine Zorruour.

no communément moins longs que les feuilles, sont | } #

de juin et de juillet. Chaque fleur présente : un calice mo-

(1) Nous wavons que des notions très-imparfaites sur PasTpayæAo$ des Grecs, qui doit ce nom à la figure de sa racine nouense, M. Mordant de Launay trouve une forme analogue dans les fleurs de quelques-uns de nos Bstragales, disposées autour d’un axe, par anneaux qui peuvent se séparer , Skreprésenter en quelque sorte une vertèbre, CSTPAY &A0S.

12°. Livraison. d.

| (164) une gaine qui enveloppe le pistil, et la dixième a son filet Mibre; un ovaire supérieur, surmonté d’un style recourbé que termine un stigmate obtus.

Le fruit est une gousse alongée, pointue, arquée, munie en dessus d’un sillon longitudinal, divisée intérieurement en deux loges qui renferment des semences réniformes.

La facilité avec laquelle l’astragale prospère et se multi-A plie dans les terrains .les plus stériles devrait engager à cultiver cette plante, dont les bestiaux sont fort avides.

C'est un fourrage savoureux, très-noufrissant, et qui augmente le lait des vaches: Aussi les docteurs Anderson et Gilibert pensent-ils qu'on en pourrait former d’excellentes prairies artificielles. Ce dernier, non moins habile médecin quo savant naturaliste, a prescrit avec succès l’astragale contre les dartres, les stranguries, les coliques, et autres maladies qui exigent des substances douces.

Diverses espèces d’astragale offrent à l’art de guérir des secours beaucoup plus eflicaces : telles sont surtout celles qui fournissent la gomme adragant. Les fibres dont la tige! et les branches de l’astragalus creticus (tragacantha cretic@l incana , T.) sont tissues, sc raccourcissant dans les grandes chaleurs, expriment le suc glaireux dont toute celte plante! est imprégnée. Ce suc extrayasé se congèle en gros filets dans l'intérieur des branches, ainsi que dans les trachées! de l'écorce ; il s’y racornit par son séjour, et les fibres végétales continuant de se raccourcir, font avancer les filets gommeux, pour ainsi dire comme autant de petits vermis=! seaux qui crèvent l'écorce dans les endroits où elle résiste le moins (2).

La gomme adragant n’est pas exclusivement fournie par! l’astragale de Crète; Labillardière l’a vu recueillir au mont! Liban sur une autre espèce qu'il a nommée gwmmifer; le professeur Olivier sur une troisième, etc.

Il est aujourd'hui démontré, dit le docteur Gilibert, et nous nous en sommes assurés par des observations noms breuses, que toutes les gommes ont les mêmes propriétés®} ainsi, que l’on adopte l’adragante, l’arabique, ou celle de | cerisier , c’est à peu près la même chose. Cette décision d’un $ médecin distingué ne doit pourtant pas être prise à la ri= gueur. En effet, la gomme adragant difière de l’arabique

ar des caractères tranchés; elle est infiniment moins dissoluble dans l’eau , forme avec ce liquide un magma beau-

(2) Tournefort, Relation d'un voyage du Levant, 1717.

coup plus visqueux, et trouble complétement sa ess parence. Elle entre dans une foule de préparations phar- “maceutiques, tantôt à titre de calmant, de lubrifiant, de “béchique, tantôt pour faciliter certains mélanges ou leur “donner la fermeté convenable; plus souvent, elle offre tous “ces avantages réunis, comme dans les lochs, les juleps, les “pastilles, les tablettes. On fait avec la gomme adragant des . crèmes, des gelées; elle augmente considérablement la “force agglutinative de la colle; les teinturiers en soie, les “gaziers, les enlumineurs, s’en servent pour donner de la consistance et du lustre à leurs ouvrages (5). — On a prodigieusement exalté les vertus antisiphilitiques de la racine de l'astragalus exscapus, L.; mais l’observamon clinique n’a point confirmé les éloges fastueux prodigués

uPAzLAs (pierre simon), Species astragalorum descriptæ et iconibus colon ratis (91) illustratæ, cum Æppendice; in-folio. Lipsiæ, 1800—1 800.

DECANDOLLE ( Auguste pyrame), Astragalogia, nempè astragali, Liserrulæ

; ; et oxytropidis, necnon phacæ, coluteæ et lessertiæ historia, iconibus (50) i{lustrata ; in-folio. arisüs , 1802.

. (3) Jaumes , dans le Dictionaire des sciences naturelles, tom. 3, pag. 266. un (4) Znd. hort. Pest., page 14.

(5) Animadv. pract., page 320. + j (6) De astragalo exscapo , Diss. inaug. in-80, Gottingæ, 10 Jun. 1780. (7) De astragali exscapi radice, Diss. inaug. in-{0. Zrfordiæ , 1580. (8) De virtute astragali exscapi antivenered memorabili ‘exemplo con Brmatd , Diss. inaug. n-4°. Francofurti ad Fiadrum, 1790.

(La plante est réduite à La moitié de sa grandeur naturelle)

+ Fleur entière de grandeur naturelle.

. Calice:

+ Etamines et pistil.

+ Fruit de grandeur naturelle. ,

+ Le même coupé horizontalement et grossi, dans l’intérieur duquel on distingne les graines, les bords rentrans des valves qui rendent ce fruit biloculaire , et les poils qui tapissent l’intérieur des loges.

+ Graine de grosseur naturelle.

: La même grossic.

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