S OS
cd
Lambert I! scup
BALSAMIER DELA MECQOUE.
es »
L Da E 0 Al me D re ù
ri LIIT;:
Fr
BALSAMIER DE LA MECQUE. CEA
Grec....... GCunsauoy; omCansapzoy. | à BALSAMUM SYRIACUM RUTÆ FOL10; Baubin, [uaË, lib. 11, sect. 2. .
a AMYRIS OPORALSAMUM; foliis pinnatis, sessilibus; Linné, Latine. clas. 8, octandrie monogynie @ Jussieu, clas. 14, ord. 12, térébintacées.
BALSAMEA MECCANENSIS, Gleditsch. #
Ztalien...... OPOrALSAMO ; RALSAMO DELLA MECCA.
Æspagnol ... OPOnALSAMO; BALSAMO DE LA MECA.
Ærançais.... BALSAMICR DE LA MECQUE; BALSAMIER DE JUDÉE; BALSA- MIER BLANC.
Anglais... BALSAM-TREE; MEGA BALW-TREE.
Allemand... BALSAMENSTRAUCH ; MECHABALSAMSTRAUCH. .
Æollandais .. WAERE BALSEM-100".
4 on"
Depuis un temps immémorial le baume de la Mecque jouissait d’une grande célébrité, et l’on ignorait encore l'arbre qui le produit. On doit à Pierre Belon les premiers renseignemens sur ce végétal. Prosper Alpini publia des détails nouveaux et précieux : enfin Gerlach, Hasselquist, Forskabl, Niebuhr, Gleditsch, Bruce, complétèrent la partie descriptive que les deux premiers voyageurs avaient seulement ébauchée. Ils nous ont appris que le balsamier est un
arbrisseau toujours vert, qui croît dans divers lieux de
l'Arabie, et surtout entre Médine et la Mecque. |
La tige, qui s'élève à la hauteur de cinq à sept pieds, est recouverte d’une écorce brunâtre : elle fournit de nombreux rameaux, flexibles, et d’une teinte moins foncée.
Les feuilles sont ailées avec impaire, et composées de trois, cinq ou sept folioles sessiles,
La fleur présente : un calice monophylle, petit, persistant, à demi divisé en quatre dents pointues ; quatre pétales oblongs et ouverts; huit étamines de la longueur de la corolle; un ovaire supérieur, ovale, surmonté d’un style court, dont le stigmate est un peu capité. ;
Le fruit est une Spèce de baie drupacée, sphéroïde, renfermant un noyau olivaire (2).
Pendant les chaleurs de la canicule, le tronc et les rameaux du balsamier distillent un suc résineux, d’une
(1) La dénomination générique amyris offte absolument le même sens que le mot vulgaire balsamum; car elle a pour radical {4UpoY , qui signifie onguent, huile odoriférante, baume.
(2) Lamarck, Dict. bot. de l'Encyclop. méthod., tome 1 > page 359.
14°. Livraison. à b.
em”
odeur très-suave, que l’on désigne sous les noms variés de b "+ de la Mecque, baume de Judée, baume d’Eeyn aume du grand Caire, baume de Constantinople, baume blanc. On facilite par des incisions l’écoulement ce baume, auquel on attribue des qualités merveil- leuses, êt dont le prix est énorme. Aussi est-il réservé pour les personnes les plus distinguées par le rang et la fortune. Quand É Hu de ce suc zierge a cessé, on coupe les rameaux êt les jeunes tiges, qui, soumises à l’ébullition dans l’eau, donnent une résine liquide, claire, transparente, légère, destinée aux dames turques, qui l’emploient à titre de cosmétique et de.parfum. Une seconde ébullition, beaucoup plus forte et plus longue que la pre-
‘mière , exprime un suc résineux plus épais, plus fixe, moins
diaphane. Cette troisième espèce, apportée par les carava-
» nes, est la seule qui soit livrée au commerce et employée
en médecine; encore est-elle souvent altérée par la résine de copahu, la térébenthine, l'huile de sésame, la graisse d’autruche. Elle ne possède presque plus aucun des caractères qui distinguent les deux premières espèces. Au lieu de former, comme elles, une pellicule transparente à la surface de l’eau , elle $e précipite au fond du liquide. Vainement y cherche-t-on cette odeur suave ‘et pénétrante qu’exhale le vrai baume de la Mecque. Celui-ci est aux yeux des Turcs ün antidote infaillible, le meilleur remède prophylactique et curatif de la peste; ils le prescrivent comme sudorifique dans les fièvres putrides et malrgnes. Les Egyptiennes ne. rent combattre la stérilité au moyen de cette paracée, qu’elles avalent, ou dont elles forment des suppositoires. Elles prétendent surtout que rien n’est plus propre à relever l’éclat de leur beauté. Toutefois, la célèbre Worthley Montague, femme de beaucoup d’esprit, et prodigreusement amoureuse de'sa personne , n'eut pas à se louer de ce prétendu cosmétique : loin d’embellir les traits de l’aimable Anglaise, ïl détermina un gonflemient inflammatoire qui dura trois jours , pendant lesquels Milady fut obligée de renoncer aux plaisirs ; dont élle était immensément avide. |
Les éloges fastueux prodigués par les Orientaux à leur baume, ont été répétés avec’ la même emphase par les médecins européens. Îl serait aussi facile que superflu d’accuinuler ici les témoignages. On verrait le baunre de la Mecque recommandé pour la guérison d'une foule de maladies telleruent discéblu bles” qu'il est souverainement absurde de leur opposer le même remède.
Les sucs résineux les plus odorans, et auxquels on a supposé de grandes qualités, ont été, par analogie, honorés