‹ Flore médicaleChapitre 9 sur 86 · OVIDE · texte numérisé non relu

OVIDE

L'archiâtre Stærck, qui s’occupait sans relâche à transporter les plantes vénéneuses dans le domaine de la thérapeutique , a beaucoup exalté les propriétés médicales du napel ( Zibellus de stramonio , hyoscyamo et aconito ). A1 regarde le suc épaissi de ses feuilles comme un excellent moyen de résoudre les tumeurs, les engorgemens lymphatiques ; il prétend l’avoir administré avec un succès presque constant, à la dose de deux à six grains et uni au sucre dans la siphilis, la gale ,l’arthrocace , l’amaurose, l’ankylose, le rhumatisme, la goutte, les fièvres intermittentes. Les ten tatives des médecins français ont rarement confirmé les assertions du docteur autrichien et de ses prôneurs.

Parmi les autres espèces d’aconit, qui toutes offrent des analogies frappantes avec le napel, il sufhra d'indiquer les principales :

1°. L’aconit pourpre, violet, ou à grandes fleurs , ACOnifum cammarum , L., qui, selon Haller , est celui que Stœrck a tant préconisé.

2°. Le tue- loup, aconitum lycoctonum, L., que les chères broutent sans inconvénient, tandis qu'il est si funeste pour l’homme et pour la famille des chiens. |

5°. L’anthore, antithora, ou aconit salutifère, aconiturm anthora, L., non moins actif, non moins vénéneux que les

autres aconits, dont il a été faussement regardé comme l’antidote. |

ANDREZ (Jean Frédéric), De usu salutari extracti aconiti in arthritide ob

Servationibus comprobato, Dissert. inaug. ræside Philippo- Adolpho Bœhmer; in-{o. os 1768. CE Fr k

REINHOLD (samuel Abraham) , De aconito napello, Dissert. in-40. Argentoraté, 1569.— Insérée dans le second volume du Sylloge de Baldinger.

KOELLE (Jean Louis chrétien), picilegium observationum de aconito ; in-80, fig. Lrlangeæ , 1587.

1. Etamines et les deux corps qui tiennent lieu de corolle. 2. Ovaires.

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