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PONTORMO

qui brûle en eux ; il est froid et régulier. Nous donnons ici une Tentation de Saint Gérùinc, qui figure dans la galerie du palais Pitti. D’ailleurs, ses toiles de chevalet sont peu noni-

Adam et Hve chassés du Paradis, par Andréa Del Minga. — Collections de Florence. — Palais Pitti.

breuses ; il peignit surtout de grandes compositions décoratives qui sont aux murs des palais et des couvents et qui tiennent leur place sans exciter l’enthousiasme chez le spectateur.

Nous n’avons du Pontormo, qu'une toile, le Cosme le Vieux que nous avons publié au chapitre des Médicis. Cet élève de Del Sarte qui, de son vrai nom s’ajjpelle Jacopo Carucci, était né en 1494. Arrivé à lage d’homme au moment où Michel-Ange remplissait l'Italie du

bruit de son génie, il avait garder dans sa manière quel cet éclatant génie. C'est un tormo, il a surtout de l’aiu- II devint le protégé des Mécution des fresques de San « h y^iigenieiit dernier. » Il sa vie, mais ceux qui, comme de ces travaux de Pontormo assez peu intéressante de la Pour rendre toute justice à sais quelle lâcheuse restauques, leur a donné une tonalées de leur caractère primi- Pontormo, qui suit les traces

Jacopo da rortormo.

été vivement frappé et allait que chose de la grandeur de grand portraitiste que le Ponpleur et une superbe allure, dicis qui lui confièrent l'exé- Lorenzo : « le Déluge » et employa là, onze années de nous, ont le souvenir exact n’y verront qu’une imitation manière de Michel -Ange.

Jacopo il faut dire que je ne ration a décoloré ces freslité pauvre et les a dépouiltif. Il est à remarquer que le de Michel-Ange, chaque fois

qu'il trace une fresque : reprend toute son originalité quand il est face à face avec la nature, luttant avec elle pour la reproduire. Ses portraits sont tout-à-fait de premier ordre ; aussi a-t-il été chargé par les Médicis de peindre chacune des personnalités de cette illustre

famille. On conserve dans la cellule de Savonarole, à San Marco, une belle toile représentant Cosme le Vieux. C’est cette œuvre que nous avons fait graver, mais nous devons faire remarquer qu’elle ne peut pas, si elle est au Pontormo, avoir été exécutée d’après nature; car Cosme le Vieux était mort depuis longtemps. i\Iais il va sans

Angeio Bronzino. dire que la tradition était Le Rosso.

vivante encore et que, sans

doute le Pontormo a eu, pour reproduire les traits de l’illustre aïeul, des documents d’une incontestable authenticité. Pontormo est mort en 1456; il est le maître d'un grand artiste, le Bronzino qui la assisté dans nombre de ses œuvres, et qui a même terminé les fresques de San Lorenzo, auxquelles, pour tout dire, il a beaucoup plus donné son propre caractère que laissé le cachet de la manière de son maître. Le Bronzino, son élève, est né en 1502, à

Collection du Palais Pltti

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