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ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS

Cette galerie est la plus intéressante de Florence, après celles des Uffizi et du palais Pitti, et contient une précieuse collection d'œuvres des maîtres des XIV® et xv® siècles de l'école toscane. Fondée en 1784 par le grand-duc Léopold, dans les bâtiments de l'ancien couvent et hôpital San Matteo transformé en Académie des beaux-arts, elle devint, dans la suite, un musée spécial auquel la suppression des couvents vint apporter des richesses nouvelles.

En 1882, on construisit la Tribune (à l'extrémité de la salle n** 1), où furent placés le David de Michel-Ange, et les reproductions des chefs-d'œuvre du grand sculpteur. Le premier étage renferme les peintures modernes, le rezde-chaussée, qui contient dix salles, est réservé aux maîtres anciens

PREMIÈRE SALLE

* 5. — Neri di Bicci. — L'Annonciation. — Triptyque.

Sous un portique, au milieu, la Vierge, en robe jaune et manteau vert foncé, est agenouillée, les mains jointes, de trois quarts tournée vers la gauche, où l'ange Gabriel, en tunique rose, s'incline de profil, les bras croisés sur la poitrine ; vers la Vierge se dirige le Saint-Esprit. A un balcon. Dieu le Père. Au fond, une fontaine dans une cour; à gauche, sainte ApoUine, en robe rouge et manteau vert, une palme à la main; à droite, saint Luc, en tunique rouge et manteau vert, à doublure jaune, peignant un triptyque. A la partie supérieure, dans des lunettes :

David et Isaïe. Sur le cadre on- lit : Qesta a Facto Fare La Chom-

PAGNiA Di Sco Giorgio anno D. MCCCCLVIIIL

H., 1,62; L., 1,62. B. — Fig., 0,90. — Peint en 1459 pour la communauté de Saint- Goorges, plas connue sous le nom de communauté de Spirito Santo sulla costa.

i. Guida délia R, Galleria antica e moderna di Eugenio Pieraccini (Firenze, 1893).

GALERIE ANTIQUE ET MODERNE

* 6. — Inconnu du XIV^ siècle. — La Vierge glorieuse donnant

sa ceinture à saint Thomas,

Au milieu, la Vierge, en robe blanche et or, entourée de six anges, tend sa ceinture à ^aint Thomas, agenouillé à gauche, devant le tombeau, en tunique verte et manteau rouge. A gauche, saint Georges, appuyé sur une lance, et saint Jean Gualbert; à droite, saint Laurent et saint François; au tympan, dans des médaillons, le Sauveur et l'Annonciation; sur les volets latéraux, on Ht : MONNA. MARGIIERIIA, FJGLIUOLA. CfJE FU DI BERIVARDO DI NERL DETTO,,, OLA E CHAPPELLA PERI- MEDIO DELLANIMA SUA EDE SUOI.

H., 1,81 ; L., 1,81. B. — Fig., 1 mètre. — Ce tableau, autrefois dans le couvent de la Doccia, près de Fiesole, était primitivement composé de trois panneaux. Il était placé, en 1817, dans les dépôts de l'Académie, lorsque les religieuses de Santa NJaria Novella, autorisées à y choisir quelques peintures, prirent pour leur église les deux compartiments latéraux, en laissant la partie centrale. En 1851, l'ensemble fut reconstitué et l'église de Santa Maria Novella reçut de l'Académie, en échange, un tableau de Neri di Bicci.

* 8. — Ugolino da Siena (?) — Couronnement de la Vierge. —

Polyptyque.

Sous cinq arcs ogivaux, au milieu, la Vierge, en robe rose et manteau blanc et or, de profil tournée vers la droite, est assise à la gauche du Christ qui la couronne. Au pied du trône, six anges sont agenouillés, jouant de la musique ; à droite et à gauche, des saints, des apôtres et des martyrs contemplant le groupe divin.

H., 1,86; L., 2,70. B. — Fig., 0,67. — Transporté du couvent de Santa Maria Novella en 1810. Autrefois au maître-autel de l'église. Du temps de Vasari (I, 4.51), ce tableau ornait la chapelle des Espagnols. Cr. et Cav. (I, 475) se refusent à attribuer ce tableau à un artiste de l'école de Sienna. Ils le croient de la main d'un élève d'Agnolo Gaddi, dont la manière se retrouve dans les figures et dans la tonalité générale.

* 9. — Pacino di Bonaguida. — Le Christ en croix et cinq

Saints, — Polyptyque.

Sous des arcs ogivaux trilobés, au milieu, le Christ est cloué sur la croix, le sang jaillissant de ses blessures. A gauche, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, saint Nicolas évêque, et saint Barthélémy apôtre ; à droite, saint Jean, en tunique verte et manteau rouge, saint Florent évêque, et saint Luc évangéliste. A la partie supérieure, dans des médaillons, au milieu, le Christ et des anges; à droite et à gauche, des prophètes.

On lit sur le gradin : SYMON PRESBITER S. FLOR. FEC. PINGI. H. OP. A. PACINO BONAGUIDE ANNO DOMINI MCCCX.

H , 1,88; L., 1,35. B. — Fig., 0,80. — Autrefois dans l'église de Saint Firenze, à Florence. Acheté 60 sequins, en 1848, par le Gouvernement.

PREMIÈRE SALLE

* 10. — Inconnu du XV^ siècle. — Le Calvaire.

Au milieu, le Christ en croix, entre les deux larrons ; à gauche, les bourreaux et la Vierge, s'évanouissant entre les bras des saintes femmes. A droite, saint Jean-Baptiste et des soldats ; au second plan, la foule et des cavaliers; au ciel, des anges recueillant le sang du Seigneur. Fond doré.

H., 1,62; L., 1,80. B. — Fig., 0,66.

13. — Inconnu du XIV« siècle. — La Vierge, VEnfant Jésus et plusieurs Saints.

A gauche, saint Antoine de Padoue, saint Louis, évêque de Toulouse; à droite, saint Jérôme, saint Bernard de Sienne et saint Sébastien.

H., 1,80; L., 1,89. B. — Fig. gr. nat. — Provient du couvent Saint-Jérôme, à Florence.

* 14. — Bicci di Lorenzo. — La Vierge, VEnfant Jésus et

quatre Saints. — Triptyque.

Au milieu, la Vierge, en robe rouge et manteau vert, assise sur un trône, de trois quarts tournée vers la droite, présente un oiseau à l'Enfant Jésus qu'elle porte sur ses genoux ; au pied du trône deux anges, deux autres appuyés sur les montants. A gauche, saint Louis, évéque de Toulouse, et saint François ; à droite, saint Nicolas de Bari et saint Antoine de Padoue. A la partie supérieure, des anges. Fond doré.

H., 1,80; L., 2,42. B. — Fig. gr. nat. — Provient du couvent Saint-François, à Fiesole.

16. — Inconnu du XV« siècle. — J^e jeune Tobie et les trois Anges.

Au miheu, le jeune Tobie, en marche, un poisson dans la main gauche, est suivi par un chien ; l'archange Raphaël lui donne la main ; à droite, l'archange Michel portant une épée nue et des balances, un dragon à ses pieds; à gauche, l'archange Gabriel, des lis dans les mains. A la partie inférieure, une mise en croix.

H., 1,70; L., 1,70. B. — Fig. gr. nat. — Provient du couvent de Santa Félicita, à Florence. Derrière est écrit : « Restauré aux frais des religieuses de Santa Félicita, l'an i676. »

* 26. — Neri di Bicci. — Couronnement de la Vierge.

A la partie supérieure, dans une gloire, le Christ, de profil tourné vers la gauche, couronne la Vierge agenouillée devant lui ; en bas, au miUeu, deux anges, sainte Catherine appuyée sur une roue, sainte Barbe, une tour à la main; à gauche, saint Paul, tenant une épée, et saint

GALERIE ANTIQUE ET MODERNE

Benoît ; à droite, saint Jean-Baptiste déroulant une banderole, et saint Jean l'Evangéliste. Fond doré.

H., 1,47; L., 1,47. B. — Fig., 0,87.— Provient du couvent de San Spirito, à Florence.

* 28. — Neri di Bicci. — L Annonciation,

Sous un portique, à droite, la Vierge, enrobe rouge et manteau bleu, est assise sur un gradin, les mains jointes, de trois quarts tournée vers la gauche, où s'incline l'ange Gabriel; dans la lunette du plafond, le Créateur et, dans un rayon, le Saint-Esprit ; à la partie inférieure, deu?: anges présentant la mise en croix. Au fond, une cour.

Sur la base du cadre, on lit l'inscription : HOC OPUS FECIT FIERI ANGELUS NERII DOMINI ANDREE DE VlTORllS MCCCCLXllL

H., 1,76; L., 1,70. B. — Fig., 0,92. — Apporté du couvent de la Badia en 1810.

"^32. — Neri di Bicci. — La Vierge, VEnfant Jésus et plu- . sieurs Saints.

La Vierge, en robe rouge et manteau vert, assise sur un trône, porte sur ses genoux l'Enfant Jésus; adroite, sainte Catherine, près d'une roue, et sainte ApoUine, une tenaille à la main; à gauche, saint Benoît, et saint Louis, éveque de Toulouse.

H., 1,92; L., 2,13. B. — Fig,, 1 mètre. — Provient du couvent de Sant' Apollotiia.

SALLE II

DITE

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