SALLE DU PÉRUGIN
* 52. — Rosselli (Cosimo). — Sainte Barbe.
La Sainte, vue de face, en robe brune à dessins dorés et manteau bleu à doublure verte, foule aux pieds un guerrier et porte dans ses mains une tour et une palme. A droite, saint Mathieu en tunique verte et manteau rouge, tient dans ses mains un livre et une épée ; à gauche, saint Jean, couvert d'une peau de bete et d'un manteau rose, est appuyé
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SALLE DU PÉKUGIN.
sur une croix. Au fond, une niche et un gradin sur lequel sont deux anges qui relèvent une draperie d'or.
On lit sur la base du cadre : BARBARA DIVA TlBl TABULAM SANCTISSIMA CETUS THEUTONIGUS POSUIT QUI TUA FESTA COLIT.
H., 2,07 ; L., 2,04. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Salvi (X.)- — Provient du couvent de FAnnunziata.
* 53. — Pietro Perugino. — Le Pérugin. — Christ au jardin
des Oliviers.
Au milieu, le Christ, en tunique grise et manteau rouge, est agenouillé sur un monticule, les mains jointes, tourné de trois quarts à gauche vers un ange volant, en tunique jaune à reflets rouges et manches vertes, qui s'approche de lui, portant un calice recouvert d'une patène. Au premier plan, trois apôtres endormis. Au loin, à gauche, Judas tenant à la main une bourse, suivi de soldats ; à droite, une seconde troupe de soldats. Fond de paysage ; sur le bord du fleuve, une ville fortifiée.
H., 1,66; L., 2,72. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par D. Chiossone (A.). — Ce tableau, ainsi que la Pielà (n» 56), fut peint par Perugino pour l'église de S. Giusto aile Mura, dans le couvent des Gesuati, près de la Porta Pinti. L'église et le couvent furent démolis lors du siège de 1529. On peut lire une description détaillée et intéressante de ces peintures dans la Vie de Pietro Perugino par Vasari : « De toutes les œuvres que Perugino fit dans ce couvent, il ne reste que les tableaux, parce que les fresques furent, avec toutes les constructions, jetées à bas, lors du siège de Florence. Les tableaux furent transportés à la Porte de San-Pier Gattalini, dans l'église S. Giovannino (délia Calza). Des deux tableaux de la main de Perugino qui se trouvaient sur la cloison transversale, l'un représentait un Christ au Jardin et les apôtres qui dorment ; il montra dans ces figures quelle force a le sommeil contre les angoisses et le chagrin, les faisant dormir en des attitudes pénibles. » (Vas., III, 573.)
54. — Lippi (Fra Filippo). — Saint Jérôme, Le Saint, drapé dans un manteau gris, agenouillé, de profil tourné vers la droite, devant un crucifix contre lequel est appuyé un chapeau de cardinal, se frappe la poitrine avec une pierre ; derrière lui, un hon couché. A droite, au second plan, sur des rochers, des livres et un encrier; au loin, à gauche, un lion et un ermite conduisant un âne; à droite, des moines devant une chapelle.
H., 1,40; L., 1,39. B. — Fig. gr. nat. — Provient du couvent d'Annalcna. — Cr. et Cav. (II. 312) attribuent ce tableau à Andréa del Castagno.
* 55. — Lippi (Fra Filippo). — La Vierge, l'Enfant Jésus et
divers Saints.
Au milieu, sur un trône élevé, est assise la Vierge, en robe rose, manteau bleu et voile blanc, de trois quarts tournée vers la gauche, portant debout sur ses genoux l'Enfant Jésus tourné vers la droite et se retenant avec ses mains à son corsage. A gauche, saint Gosme et saint
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François assis sur le gradin. A droite, saint Damien et saint Antoine, abbé de Padoue. Fond architectural.
H., 1,95; L., 1,95. B. — Fig. gr. nat. — Provient du couvent de Santa Croce.
* 56. — Pietro Perugino. — Le Pérugin. — La Déposition de
croix, ^
Sous un portique, au milieu, la Vierge, en robe verte, manteau bleu et voile jaune, est assise, de trois quarts tournée vers la gauche, tenant sur ses genoux le Christ mort, dont saint Jean, à gauche, un genou en terre, en tunique verte et manteau rouge, soutient la tète sur son épaule, et dont la Madeleine, à droite, agenouillée dans une attitude de prière, sa chevelure blonde tombant en boucles sur une robe bleue et un manteau rouge à doublure verte, porte sur ses genoux les jambes. Au second plan, à droite, Joseph d'Arimathie, en tunique bleue, manteau rouge et fichu vert, regarde avec attendrissement le Sauveur. A gauche, Nicodème, en tunique jaune et manteau bleu, lève les yeux au ciel. Au fond, les arcades du portique ; la campagne à l'horizon.
H., 1,68; L., 1,72. B. — Fig., 1,15. — Gravé par Chiossonne (A.). — Voir la note du n» 53. — Ce tableau, transporté avec le Christ au jardin dans l'église délia Calza, y fut acheté plus tard par l'archiduchesse Marie-Madeleine d'Autriche, femme de Cosrae II, pour sa chapelle de la villa du Poggio. — Transporté d'abord au palais Pitti, il fut donné par voie d'échange à l'Académie. — « Le second tableau était une Pielà, avec quatre figures à l'entour, non moins bien faite que les autres dans sa manière ; il y montre entre autres choses le Christ mort tellement raide, qu'on eût dit qu'il était resté longtemps sur la croix, et que la durée et le froid l'avaient ainsi réduit, et il était soutenu par saint Jean et sainte Madeleine, tout affligés et tout en pleurs... Ces tableaux ont beaucoup souffert et sont crevassés dans les noirs et dans les ombres, ce qui arrive quand la première couche qu'on pose sur l'enduit n'est pas bien sèche...; ce que Pietro ne pouvait savoir, parce qu'en son temps on commençait seulement à bien peindre à l'huile. » (Vas., III, 573.) 11 en existait une réplique que l'archiduchesse aurait donné au couvent en échange de l'original et que l'on suppose être celle que possédait le duc d'Orléans, et qui passa plus tard en Angleterre.
* 57. — Pietro Perugino. — Le Pérugin. — L'Assomption,
A la partie supérieure, le Créateur, en tunique noire et manteau rouge à doublure verte, entouré de chérubins et de deux anges, tient dans sa main gauche la boule du monde. De la droite, il bénit la Vierge, en robe rouge et manteau bleu à doublure verte, une draperie blanche sur les cheveux, assise, les mains jointes, les yeux levés vers le ciel, au milieu d'une mandorla encadrée par des têtes de chérubins. De chaque côté, deux anges debout sur des nuages, jouent de la musique ; à ses pieds, deux autres anges. A la partie inférieure, dans un paysage, l'archange saint Michel, appuyé sur un bouclier, vetu d'une cuirasse bleue et coiffé d'une toque rouge à bordure noire, les ailes déployées; saint Jean Gualbert, en robe de bure, portant une palme ; saint Benoît, vêtu d'une