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Andréa Verrocchio Baptême de Jésus-Ckrist

SALLE III

DITE

* 70. — Masaccio. — La Vierge, VEnfant Jésus et sainte An^e.

Sur un trône est assise, de face, sainte Anne, drapée dans un manteau rouge. Elle pose la main sur l'épaule de la Vierge, assise au-dessous d'elle et tournée légèrement vers la droite, en robe rose, manteau bleu et voile blanc, portant sur ses genoux l'Enfant Jésus, tourné de trois quarts vers la gauche. De chaque côté du trône, un ange agitant un encensoir. A la partie supérieure, trois anges superposés étendant derrière le groupe divin une draperie rouge et or.

H., 1,7.3; L., 1 mèt. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Bettazzi (A.). — Cette composition rappelle celle d'Agnolo Gaddi, à Prato. — « 11 peignit alors à la détrempe une Notre-Dame sur les genoux de sainte Anne, avec l'Enfant Jésus à son cou. Ce tableau est aujourd'hui à S. Ambrogio de Florence, dans une chapelle proche la porte qui mène au palais des religieuses. » (Vas , 11, 290.)

* 71. — Verrocchio (Andréa). — Baptême de Jésus-Christ.

Au milieu du Jourdain, le Christ est debout, les mains jointes, tourné de trois quarts vers la droite, une draperie rose à rayures noires autour des reins. A droite, saint Jean, tourné de profil vers la gauche, un manteau rose à doublure bleue jeté sur une peau de bête, appuyé sur une croix, à la hampe de laquelle est une banderole portant l'inscription : Ecce Agnus Dei. 11 verse de son autre main, sur le front du Sauveur, l'eau du baptême ; à gauche, sur la rive, deux anges agenouillés, se regardant l'un l'autre, présentent au Christ un manteau rose. Fond de paysage avec un horizon montagneux dans lequel se perd le fleuve.

H., 1,77; L., 1,51. B. — Fig., 1,25. — Gravé par F. Livy (A.). — D après Vasari, l'un des deux anges, celui qu^on voit de profil, serait Tœuvre de Léonard de Vinci, dont on aurait ainsi le premier essai de peinture. — « Alors, il fit à San Saivi, pour les religieux de Vallombrosa, un Baptême du Christ. Il y fut aidé par Leonardo da Vinci, alors tout jeune et son élève, qui peignit de sa main un ange qui est bien mieux que tout le reste, ce qui fit qu'Andréa se décida à ne plus toucher un pinceau, puisque Leonardo, encore si jeune, s'était montré dans son art très supérieur à lui. » (Vas., 111, 366.) Quelle que soit la réulité de cette légende, on ne peut s'empêcher de recoimaître combien l'expression gracieuse de cet enfant est différente des visages émaciés et sévères du groupe central. — Transporté plus tard à Santa-Verdiana, ce tableau fut donné à l'Académie pendant l'occupation française.

GALERIE ANTIQUE ET MODERNE

* 72. — Pesellino. — Predella.

A droite : Miracle de saint Antoine de Padoue.

A gauche, le Saint, accompagné d'un moine, est en chaire; au milieu, sur un tréteau, est le cercueil où gît un usurier dont l'un des assistants fouille la poitrine sans y trouver le cœur. Au premier plan, trois femmes, vues de dos, sont agenouillées. Au fond, un homme trouve le cœur de l'usurier dans un coffre plein d'argent.

Au milieu : Martyre de saint Cosme et de saint Damien.

En présence du proconsul, assis à gauche sur un trône et accompagné de deux officiers, le bourreau s'apprête à décapiter les deux martyrs.

A gauche : la Naissance du Christ,

Au premier plan, le Christ est couché en pleine lumière, adoré par saint Joseph à gauche et la Vierge à droite. Au fond, dans l'étable, le bœuf et l'âne.

H., 0,33; L., 1,44. B. — Fi^., 0,18. — Gravés : 1 et 3, par S. MarteUi (A.); 2, par Chiossone (A.). — Ces trois sujets formaient une partie de la predella d'un tableau d'autel par Filippo Lippi, placé autrefois à Santa Croce ; les deux autres parties de cette predella se trouvent au musée du Louvre. (N0 1514.) — « SiPesellino avait vécu plus longtemps, à ce que l'on voit, il aurait fait beaucoup mieux encore, car il était fort studieux et no cessait de dessiner ni jour ni nuit. L'on voit encore dans les chapelles du noviciat, à Santa Croce, sous le tableau de Fra Filippo, une merveilleuse predella de petites figures qui semblent de la main de Fra Filippo. » (Vas., III, 385.)

* 73. — Botticelli (Sandro). — Couronnement de la Vierge,

A la partie supérieure, au miheu d'une ronde d'anges qui répandent des fleurs et de chérubins, la Vierge, en robe rouge, manteau gris à doublure verte, fichu vert et voile blanc, inclinée, de trois quarts tournée vers la droite, est couronnée par le Créateur, coiffé d'une tiare, vêtu d'une tunique rouge et d'un manteau bleu à doublure verte. A la partie inférieure, dans une prairie, à gauche, saint Jean i'Évangéliste, en tunique bleue et manteau grenat, tenant le livre de l'Apocalyse; saint Augustin, en vêtements épiscopaux, écrivant; saint Jérôme, en costume de cardinal, les yeux au ciel; saint Éloi, revêtu d'une dalmatique, s'appuyant sur une crosse. Fond de paysage.

H., 3,72; L., 2,43. B. — Fig, gr. nat. — Gravé par F. Livy (A.). < Sa fresque de saint Augustin à Ognissanti l'ayant mis en crédit et réputation, Botticelli fut chargé par la confrérie de Porta Santa Maria de peindre à San Marco, sur un panneau, un Couronnement de la Vierge et un chœur d'anges. Il fit ce travail très bien exécuté et très bien dessiné. » (Vas. III, 312.)

* 74. — Botticelli (Sandro). — Ciîiq épisodes sacrés.

Au milieu, V Annonciatioii, Dans une chambre, à gauche, l'ange

s'avance en s'inclinant vers la Vierge, assise, ses mains croisées sur son manteau bleu.

A gauche, Saint Augustin dans sa cellule^ écrivant; Saint Jean sur le bord de la mer, méditant.

A droite, Saint Jéroine dans une grotte, se frappant la poitrine; Saint Éloi iixivaillant dans sa boutique; une femme et un page lui amènent un cheval.

H., 0,19; L., 2,66. — Predella du précédent.

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