‹ FlorenceChapitre 122 sur 195 · SALLE DU PÉRUGIN · texte numérisé non relu

SALLE DU PÉRUGIN

chape verte à bordure rouge, une croix à la main, appuyé sur une canne; le cardinal Bernard Degli Uberti, enveloppé dans un manteau rouge à doublure grise, tenant dans ses mains un livre fermé. Aux pieds de ce Saint, l'inscription : Petrus Persinus pinxit A. D. MGCGCC.

H., 4,85; L., 2,39. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par F. Livy (A.). — Peint en 1500 pour le maître-autel du monastère de Vallombrosa. (Vas., 111,577.) — « Le maître était à cette époque dans toute la plénitude de son génie et n'avait pas encore le défaut de travailler avec précipitation, C'était la période heureuse pendant laquelle il donnait à Raphaël ses meilleures leçons. » (Cr. et Cav., III, 215.)

*58. — Fra Bartolommeo. — Saint Vincent Février,

En costume de dominicain, vu de face, il semble prêcher; de la main droite, il montre le ciel. Au fond, arcade cintrée.

H., 1,30; L., 1,16. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — « Il fit dans le couvent de San Marco, au-dessus d'une porte allant à la sacristie, sur bois, à l'huile, un saint Vincent de l'ordre, et il le représente préchant sur le Jugement dernier. On voit bien dans ses gestes, et surtout dans la tête, cette expression de ferveur et de férocité que prennent les visages des prédicateurs lorsqu'ils s'efforcent, en les menaçant de la justice de Dieu, de ramener à la vie parfaite des hommes endurcis dans le péché ; en sorte que cette figure, si on la regarde attentivement, ne semble point une peinture, mais réelle et vivante, tant elle est exécutée avec relief. 11 est fâcheux qu'elle se gâte et se fendille tant, parce que les couleurs fraîches furent posées sur la colle trop fraîche, comme je l'ai déjà dit pour d'autres œuvres de Pérugin. » (Vas., IV, 189.)

* 61. — Andréa del Sarto. — Deux anges.

Tous deux, debout, de face, tenant une banderole.

Provient du couvent de Vallombrosa.

* 62. — Lippi (Fra Filippo). — Couronnement de la Vierge,

Triptyque.

Au milieu, au second plan, assis sur un trône, le Créateur, en tunique rose et manteau bleu, tourné de trois quarts vers la gauche, couronne la Vierge agenouillée devant lui, de profil tournée vers la droite, en robe et manteau bleus ; autour du trône, quatre anges déroulant une banderole. Au premier plan, des Saints et des Saintes agenouillés, les uns vus de dos, les autres faisant face au spectateur , un évêque en dalmatique verte et Job une couronne sur la tête. A gauche, des anges, couronnés de fleurs, portant des lis , deux moines vus à mi-corps et un évéque appuyé sur sa crosse. A droite, saint Jean-Baptiste et le peintre, qui s'est représenté agenouillé, les mains jointes, de profil tourné vers la gauche; un ange lui présente une banderole sur laquelle on lit : h perfecit opus. Au tympan, dans deux médaillons, la Vierge et l'ange Gabriel.

H., 2,76; L., 1,92. B. — Exécuté pour les religieuses de Saint-Ambroise de Florence en 1447, et payé 1,200 livres à l'artiste. (Baldinucci.) — Acheté, en 18'3, à un marchand nommé Volpini. — L'annotateur du Riposo de Borghini (édition de 1797) avait noté deux autres inscriptions qui ont disparu; au milieu, on lisait : Frater Philippus, et sur le

GALERIE ANTIQUE ET MODERNE

cadre : Ab hvjus ecclesie priore Francisco Marimjhio an MCCCCXLI fada et a monialU bus ornata fuit an MDLXXKV . « Par le grand goût de la disposition générale, le soin apporté au détail, le caractère des têtes, l'intimité des expressions, cette peinture mérite pleinement la qualification de bellisshna que lui accorde Vasari. » (Paul Mantz.) « Cosme de Médicis admira beaucoup cette œuvre et, à cause d'elle, devint un grand ami du peintre. » (Vas., II, 615.) — « Tableau de la dernière époque, œuvre très vivante qui paraît confuse, parce que le sujet, une gloire, est représentée dans un espace terrestre. » (B., 552.)

* 63. — Albertinelli (Mariotto). — La Sainte Trinité.

Le Créateur, drapé dans un manteau rouge, la main droite levée vers le ciel, tient un livre ouvert, appuyé contre la croix, sur laquelle est cloué le Christ ; sur la branche horizontale est posé le Saint-Esprit. Au pied de la croix, deux anges et un chérubin. Fond doré.

H., 2,27; L., 1,32. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Livy (A.). — Autrefois dans l'église San Giuliano, à Florence. — Transporté à l'Académie en 1810.

* 66. — Ghirlandajo (DoMENico). — La Vierge et TEnfant Jésus.

Dans une niche, sur un trône élevé, est assise la Vierge, en robe rose et manteau bleu, de trois quarts tournée vers la gauche, portant sur ses genoux l'Enfant Jésus. Celui-ci bénit saint Dominique agenouillé près de saint Denis, vêtu de ses habits épiscopaux, appuyé sur une crosse. A droite, le pape saint Clément, agenouillé, une tiare à ses pieds, vu de dos, se tournant vers le spectateur, et, debout, saint Thomas d'Aquin, en costume de dominicain, présentant un livre ouvert. De chaque côté du trône, un ange tenant un lis dans un vase. Fond architectural.

fl., 1,67; L., 1,95. B. — Fig., 1 mèt.

67. — Ghirlandajo (Domenigo). — Predella du 66. Au milieu. Mise au tombeau.

A gauche, Martyre de saint Denys. — Sa résurrection. — Mort d'un jeune homme écrasé par un cheval. — Ses parents le veillant. — Dominique demandant à Dieu de le faire revenir à la vie.

A droite, Saint Thomas prêchant. — Saint Clément, exilé en Chersonèse, fait jaillir une source.

* 65. — Signorelli (Luca). — Le Christ en croix.

A gauche, la Madeleine, ses cheveux blonds épars, en robe bleue et manteau rouge, est agenouillée au pied de la croix, de profil tournée vers la droite. Au fond, à droite, divers épisodes de la Passion. Fond de paysage.

H., 2,49; L, 1,66. T. — Fig. gr. nat. — Transporté du couvent de l'Annalena au Gardé-meuble royal, puis à l'Académie.

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Cliché Aliiiari frères. Tjpogravure Boussod, Valadon et C"'.

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