Andréa del Sarto. — Quatre Saints
A droite, saint Bernard degli Uberti, vêtu d'une dalmatique noire, appuyé sur une crosse, de profil tourné vers la gauche, et saint Jean, drapé dans un manteau rouge, portant une croix, vu de face. A gauche, saint Michel, un manteau jaune jeté sur sa cuirasse, appuyé sur son épée, des balances à la main, de trois quarts tourné vers la droite, et saint Jean Gualbert, en robe de moine, portant un bâton et une croix, vu de face. Signé, à gauche, sur une marche : ANN. DOM. MDXXVIÎL
H., 1,83; L., 1,74. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Perfetti (A.). « Après avoir terminé ses fresques du Scalzo, qui méritent tous les éloges, Andréa fit pour le général de l'ordre de Vallombrosa, sur un panneau, quatre belles figures: saint Jean-Baptiste, saint Jean Gualbert, fondateur de cet ordre, saint Michel archange, saint Bernard, cardinal de leur maison, et, au milieu, quelques petits anges, les plus beaux et les plus vivaces qu'on puisse imaginer. Ce tableau est à Vallombrosa, au sommet d'un rocher où se tiennent quelques moines séparés des autres frères, vivant presque en ermites dans des cellules dites les Celle. » (Vas., V, 46.) Ce tableau fut divisé en deux parties et encadrait une image de la Vierge tenue en grande vénération. Dans la suite, on voulut réunir ces parties, et, comme elles ne se joignaient pas exactement, on intercala au milieu les deux anges qui sont exposés maintenant sous le n» 61 (salle du Pérugin). La collection des dessins aux Uffizi possède trois études pour ce tableau.
* 77. — Andréa del Sarto. — Predella du précédent.
Quatre épisodes de la vie des Saints qui figurent dans le tableau.
H., 0,21; L., 1,83. B. — Un cinquième morceau a disparu. Il se trouvait autrefois dans la collection Scitivaux.
* 78. — Pietro Perugino. — Le Pérugin. — Le Christ en croix.
A gauche, la Vierge, vue de face, les mains jointes, en robe grenat,
GALERIE ANTIQUE ET MODERNE
manteau bleu et fichu blanc. A droite, saint Jérôme de trois quarts tourné vers la gauche, les yeux au ciel, enveloppé dans une draperie blanche, un chapeau de cardinal à ses pieds, un lion derrière lui. Fond de paysage.
H., 2,71; L., 2,18. B. — Fig. pet. nat, — Provient du monastère de S. Girolamo, à Florence, dit délie Poverine.
79. — Lippi (Fra FiLippo ?) — La Vierge adorant rEnfmit Jésus.
Au milieu d'un parterre de fleurs, l'Enfant Jésus est couché, tourné vers la Vierge, en robe rose et manteau bleu, un voile blanc sur la tête, agenouillée à gauche, en prière. A droite, un moine, saint Romuald sans doute, vu à mi-corps, regarde avec ferveur le nouveau-né. Au second plan, saint Jean-Baptiste, s'avançant vers le groupe divin, porte dans sa main droite une banderole sur laquelle on ht : Ecce Agnus Dei. Au ciel apparaissent dans des rayons lumineux les deux mains de Dieu et le Saint-Esprit, entre des anges en prière. Fond de paysage désolé.
H., 1,25; L., 1,14. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par CMossone (A.). Provient du couvent des Camaldules. Attribué par quelques critiques à Masolino da Panicale. « Il y a encore dans ce tableau la naïveté, l'émotion d'un âge fervent, et l'on y reconnaît en même temps la science d'une époque avide de progrès. » (A. Gruyer, Icon. de la Vierge, II, 97.) « Il fit encore pour la femme de Cosme de Médicis un tableau avec la Nativité du Christ et saint Jean- Baptiste qui fut mis aux Calmadules, dans une des cellules des ermites ; elle l'avait commandé à cause de la dévotion qu'elle portait à saint Jean- Baptiste. » (Vas., II, 616.) « La gamme rose tendre d'un ton clair dans laquelle se tient la peinture, la délicate fusion des teintes rappellent au spectateur Fra Angelico et Masolino. On a quelquefois attribué la peinture à ce dernier, mais on la donne £j,ujourd'hui avec plus de vraisemblance à Fra Filippo... Elle doit avoir été exécutée en mémo temps que l'autre Nativité de l'Académie 82) qui, en dépit de toutes les usures et altérations, montre encore quelle fut sur Filippo Tinfluence de Fra Angelico et de Masolino. (Cr. et Cav., II, 322.;
* 80. — Botticelli (Sandro). — Le Printemps.
Dans une clairière parsemée de fleurs, à gauche. Mercure, tourné de profil vers la gauche, ceint d'une draperie rouge à fleurs d'or, un sabre recourbé au côté, coiffé d'un casque, cueille des fruits. A sa droite, trois jeunes filles vêtues d'étoff'es transparentes, se tenant par la main, dansent en rond. Au second plan, au milieu, Vénus, vêtue d^une robe blanche, retient de sa main gauche les plis d'un manteau rouge à doublure bleue. Au-dessus de sa tête, l'Amour, un bandeau sur les yeux, s'apprête à lancer une flèche enflammée sur le groupe des jeunes filles. Au premier plan, une jeune fille, personnifiant le Printemps, vêtue d'une robe blanche ornée de broderies, des fleurs dans sa chevelure blonde, répand des roses qu'elle porte dans les plis de sa robe. A son côté, une nymphe cherche à échapper à l'étreinte d'un jeune homme à demi caché dans le feuillage.
H., 2,03; L., 3,14. B. — Fig. gr. nat. — Provient de la villa Castello, où il figurait avec la Naissance de Vénus. (Uf., n" 39, p. 94) . a Ici Botticelli donne toute liberté à son imagi-
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