DEUXIÈME SALLE DU BOTTICELLI
ses bras un agneau. Fond de paysage : Bethléem à l'horizon. A droite, l'Annonciation aux bergers.
H., 2,24; L., 1,96. B. — Fig., 1,25, — Gravé par Bargiacchi (A.), et dans l'Etr. Pit. pl. XXX. — « Dans sa jeunesse, Lorenzo fit pour les religieuses de Santa Chiara une Nativilc où se trouvent des plantes si merveilleusement rendues qu'on les croirait naturelles. » (Vas., IV, 368.) « Cette œuvre indique un élève de Léonard. Il y a quelque chose qui rappelle Luini dans la façon de tracer les contours, dans la tonalité des chairs et dans l'agencement des draperies. » (Cr. et Cav., III, 40.) « Sauf les têtes qui brillent d'une douce chaleur dorée et le ciel qui reste clair, l'ensemble du tableau est conçu dans une gamme assez vigoureuse ; le paysage est d'un ton foncé oii le vert se mêle au brun^ et les détails qui y foisonnent sont traités d'un pinceau patient. Les visages sont pleins d'expression, surtout celui de la Vierge, dans lequel on lit les plus adorables tendresses. Lorenzo di Credi a mis dans cette œuvre toutes les douceurs de son âme. » (Paul Mantz.)
* 93. — Andréa del Castagno. — Saint Jean-Baptiste.
Debout dans une niche, de trois quarts tourné vers la droite, vêtu d'une peau de bête et d'un manteau grenat, une croix dans les mains.
H., 1,32; L., 0,55. B. — (Voir ci-dessus le n» 89.)
* 94. — Lorenzo di Credi. — La Nativité.
Au milieu, l'Enfant Jésus est couché sur une draperie grenat, la tête appuyée contre une gerbe de blé, tourné à droite vers la Vierge agenouillée, les mains jointes, en robe grenat et manteau bleu à doublure jaune, un voile blanc sur ses épaules. A gauche, saint Joseph, très âgé, en tunique verte et manteau jaune à doublure rouge, est assis, un bâton dans les mains. Au second plan, entre les deux époux, deux anges prosternés. Au fond, à droite, dans l'étable soutenue par des colonnes corinthiennes, le bœuf et l'âne. A gauche, dans la campagne, Bethléem et l'Annonciation aux bergers.
H., 1,35; L., 1,43. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par F. Ravanno (A.). — Provient du couvent délie Murate, à Florence.
* 96. — Andréa del Sarto. — La Vierge et l'Enfant Jésus.
Au milieu, sur un trône élevé, la Vierge, en robe rouge à manches bleues, manteau vert et voile gris, de trois quarts tournée à droite vers saint Jean Gualbert, revêtu d'une robe de cardinal, appuyé sur une crosse, tient sur ses genoux l'Enfant Jésus, qui bénit à gauche saint Bernard degh Uberti, couvert d'une riche dalmatique verte, appuyé sur une crosse. Au pied du trône, une mitre et un chapeau de cardinal. Fond de paysage.
H., 1,32; L., 0,98. B. — Fig. pet. nat. — Provient du couvent de Vallombrosa.
* 97. — Fra Bartolommeo. — L'Apparition de la Vierge à
saint Bernard.
A gauche, la Vierge, en robe rose et manteau bleu à doublure violette,
GALERTE ANTIQUE ET MODERNE
portant dans ses bras l'Enfant Jésus, entourée d'anges, de profil tournée vers la droite, apparaît à saint Bernard, agenouillé devant un pupitre, en robe de bure, les mains tendues vers le groupe divin. Au second plan, un moine, en robe noire, et saint Jean l'Évangéliste, en tunique violette et manteau rouge à doublure verte. Au milieu, au pied du prie-Dieu, une peinture représentant le Christ en croix, contre laquelle est appuyé un livre.
H., 2,13; L., 2,20. B. — Fig., 1,40. — Ce tableau, peint au printemps de 1507, avait été commandé par Bernardo del Biauco, pour orner sa chapelle à la Badia de Florence. — « La vision jette saint Bernard dans une extase si admirablement exprimée, que celui qui considère attentivement cette peinture y reconnaît quelque chose de vraiment céleste, et l'on ne peut douter que Fra Bartolommeo ne s'y soit consacré avec" ardeur et amour. » (Vas., IV, 185.) — « Une discussion s'étant élevée au sujet du prix, François Magalotti fut choisi comme arbitre et fixa la somme due à 200 ducats. » (Vincenzo Marchese, Memorie, II, 39 et 410.^
* 98. — Lippi (FiLippiNo) et Pietro Perugino. — Le Pérugin. — La Déposition de croix.
Au milieu, quatre disciples soutiennent le corps du Christ détaché de la croix; à gauche, la Vierge, en robe noireet manteau bleu, s'évanouit entre les bras de trois saintes femmes. Au pied de la croix, la Madeleine, de profil tournée vers la droite, agenouillée, en robe rose et manteau bleu, sa chevelure éparse; à droite, un disciple en tunique verte et manteau gris, de trois quarts tourné vers la gauche, regardant avec attendrissement le Sauveur. Fond de paysage.
H., 3,33; L., 2,18. B. — Fig. gr. nat. — Provient du couvent délia SS. Annunziata. « Il fit alors pour les moines une Déposition de croix dont il n'avait terminé que les figures du milieu, lorsqu'il fut atteint d'une fièvre et d'une angine qui le conduisirent au tombeau. •» (Vas,, III, 475.) Pérugin fut chargé de terminer l'ouvrage, dont il peignit la partie inférieure, — le groupe de la Vierge et la Madeleine.
SALLE V
PREMIÈRE SALLE DES MAITRES ANCIÉNS
* 99. — École byzantine. — Sainte Marie-Madeleine,
Sa chevelure éparse, elle tient à la main une banderole. A droite et à gauche, huit épisodes de la vie de la Sainte.
H., 1,64; L., 0.76. B. — Fig. pet. uat. — Provient du couvent délia SS. Annunziata.
PREMIÈRE SALLE DES MAITRES ANCIENS. 193
"^101. — Berlinghieri Bonaventura. — Scènes de la vie de Jésus, Diptyque.
1° A gauche : La Vierge tenant dans ses bras l'Enfant Jésus; saint Jean-Baptiste d'un côté, saint Pierre et sainte Anne de l'autre. A la partie inférieure, l'archange Michel et quatre Saints.
2° A droite : Le Christ en croix, dont des anges recueillent le sang ; d'un côté, la Vierge s'évanouissant et le Portement de croix; de l'autre, la Vierge et saint Jean, et la Descente de croix.
H., 1,01 ; L., 1,22. B. — Fig. pet. nat. — Provient du couvent de Sainte-Claire, à Lucques.
*102. — Cîmabue. — La Vierge et TEnfant Jésus.
La Vierge, en robe rouge et manteau bleu à rayures dorées, assise sur un trône élevé, de trois quarts tournée vers la droite, tient sur ses genoux l'Enfant Jésus, en tunique rouge et manteau jaune ; huit anges superposés sont appuyés sur le dossier du trône. A la partie inférieure, sous trois arcs, quatre prophètes vus à mi-corps, portant des banderoles sur lesquelles on lit des inscriptions en l'honneur de la Vierge. Fond doré.
H., 3,85; L., 2,23. B. — Fig. plus gr. nat.— Gravé par Bargiacchi (A.). — «Il entreprit, dans l'abbaye de la Santa Trinita, à Florence, un grand tableau où il ne négligea aucun effort pour justifier la haute opinion qu'on avait de lui... Ce tableau fut placé sur le maître-autel de l'église ; plus tard, il céda la place à une peinture d'Alesso Baldovinetti et fut relégué dans une petite chapelle de la nef gauche » (Vas., I, 350), d'oii il fut transporté, en 1810, à l'Académie. — « Sans égaler, dans la liberté et l'habileté des figures principales, r(euvre de Guido da Sionna, ce tableau prouve cependant, surtout dans les têtes d'anges, que le maître avait déjà une claire conscience des causes et des éléments de la grâce humaine. » (B., 505.)
Sur la muraille, derrière ce tableau :
* Andréa del Sarto. — U Hôpital de Saint-Matteo,
Sur le premier plan, à gauche, un groupe de quatre femmes, deux debout, la troisième lavant les pieds à la quatrième ; au milieu, une religieuse vue de dos, et une petite fille ; à droite, deux personnes entrant par une porte; au fond, dans quatre lits séparés par des arcs en pleincintre, des malades, et une religieuse agenouillée devant une statue de la Vierge.
H., 0,91 ; L., 1,50. Fresque. — Fig. pet. nat. — Cette peinture est restée dans la muraille du monument qui servait autrefois d'hôpital pour les femmes. Au-dessus de ce tableau était placée la Résurreciiouy par Raffaellino del Garbo. (N® 90, page 190.)
*103. — Giotto. — La Vierge et V Enfant Jésus,
Assise sur un trône, vue de face, la Vierge, en robe blanche, tient
GALERIE ANTIQUE ET MODERNE
sur ses genoux l'Enfant Jésus, vêtu d'une tunique rose, de trois quarts tourné vers la gauche. Au premier plan, deux anges présentant des vases de fleurs, sainte Madeleine, un vase de parfums à la main, et des Saints.
H., 3,27 ; L., 2,05. B. — Fig. gr. nat. — «Peint en 1334 pour les frères Umiîiati d'Ognissanti, en même temps que deux autres tableaux qui figurent encore dans ladite église. Cette Vierge, placée d'abord sur l'autel, fut, au xv^ siècle, transportée dans une chapelle proche la porte du chœur. » (Vas., I, 296.)
* Giotto. — Épisodes de la vie de Jésus-Christ.
Chaque panneau : H., 0,35; L., 0,31. B. — Fig., 0,20.
* 104. — La Visitation.
Devant le portail d'une maison, la Vierge, de profil tournée vers la gauche, accompagnée d'une sainte femme, relève sainte Elisabeth inclinée devant elle.
Gravé par Perfetti CA.).
* 105. — U Adoration des Bergers.
Sous un toit en chaume, l'Enfant Jésus est couché dans une auge ; à gauche, la sainte Vierge ; à droite, saint Joseph et deux bergers agenouillés tendant les bras vers le divin Enfant. Au fond, le bœuf et l'âne, et deux arbres.
Gravé par Livy (A.).
* 106. — L Adoration des Mages.
A droite, la Vierge, de profil tournée vers la gauche, présente l'Enfant Jésus à un roi mage agenouillé. A gauche, debout, deux autres rois mages portant des vases de parfums; et, près d'une montagne, un cheval et un chameau. Au ciel brille l'étoile indicatrice.
Gravé par Livy (A.).
* 107. — La Présentation au Temple.
Sous un dai hexagonal, à gauche, sainte Anne et Siméon portant l'Enfant Jésus qui tend ses bras vers la Vierge, tournée de profil à gauche ; à droite, saint Joseph, deux colombes dans les mains. Au second plan, derrière l'autel où brûle le feu sacré, le grand-prétre vu de face.
Gravé par Perfetti (A.).
* 108. — Jésus au milieu des docteurs.
Dans le temple, à gauche, Jésus, tourné de profil vers la droite, le bras droit porté en avant, semble parler à un docteur qui l'écoute attentivement, les mains posées sur ses genoux ; à droite, un autre assistant montre le divin Enfant à la Vierge. Au premier plan, deux autres docteurs, l'un vu de dos, l'autre de profil.
Gravé par Ferrari (A.).
PREMIÈRE SALLE DES MAITRES ANCIENS
* 109. — Le Baptême de Jésus.
Au milieu, le Christ est agenouillé au milieu du Jourdain, de profil tourné vers la gauche, où, sur la rive, saint Jean-Baptiste lui verse l'eau du baptême, et un jeune homme lui présente un manteau ; à droite, un assistant. Au ciel, le Saint-Esprit dans une gloire et le Créateur.
Gravé par Ferrari (A.).
* HO. — La Transfiguration,
Le Christ, vu .de face, s'enlève dans les airs au milieu d'une gloire, dont les rayons éblouissent trois apôtres agenouillés au premier plan. A droite et à gauche du Christ, deux autres apôtres en prière.
Gravé par Ferreti (A.).
* 111. — La Cène,
Le Christ, entouré de ses disciples, assis à gauche, regarde avec attendrissement saint Jean endormi. Au premier plan. Judas quittant la Sainte Table.
Gravé par Bonami (A.).
* 112. — La Mise en croix.
Au milieu, le Christ est attaché sur la croix, le sang découlant de ses blessures. A droite, saint Jean, vu de face, est en proie à la douleur ; à gauche, la Vierge, de profil tournée vers la droite, tend ses bras vers le Sauveur qu'elle regarde avec attendrissement.
Gravé par Dell' Arco (A.).
* 113. — La Résurrection,
Le Christ, portant dans la main droite un étendard, sort de son tombeau, au pied duquel deux soldats sont endormis.
Gravé par Damele (A.).
* 114. — Jésus apparaît à la Madeleine,
Dans un jardin, à droite, le Christ touche le front de la pécheresse agenouillée à sa gauche, sa chevelure blonde éparse. Derrière la Madeleine, deux saintes femmes.
Gravé par Gatti (A.).
* 115. — Saint Thomas touche les plaies du Seigneur,
Au second plan, au milieu, Jésus, montrant le ciel avec son bras droit levé, se tourne do trois quarts à gauche vers Thomas qui lui touche la poitrine. Autour du Sauveur, les disciples agenouillés en prière.
Gravé par Livy (A.).
Ces douze peintures proviennent de la sacristie de Santa Croce.
GALERIE ANTIQUE ET MODERNE
* H6. — Gaddi (Taddeo). — La Mise au tombeau.
Le Christ est porté au tombeau par deux apôtres qui tiennent les pans du linceul. Ausecondplan, la Vierge en larmes, en robe rouge et manteau bleu, entoure de son bras droit la tête du Sauveur ; saint Jean, drapé dans un manteau rose, lui embrasse la main, et sainte Madeleine, les cheveux épars sur une robe rouge, s'incline avec respect. Au fond sont rangées des saintes femmes et des apôtres. Au ciel, dans une gloire, le Sauveur, debout, enveloppé d'une draperie blanche et or, appuyé sur une croix, bénit avec la main droite ; à ses pieds, deux anges, les ailes déployées, l'un portant une croix, et l'autre une lance et la couronne d'épines. A la partie inférieure, sur un piédestal, le prophète Isaïe qui déroule une banderole. Fond bleu.
H., 4,04; L., 2,79. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Livy (A.). — Exécuté pour l'église de San Michèle in Orto ; figura pendant quelque temps dans la galerie des Uffizi.
Giotto. — Dix épisodes de la vie de saisit François.
* 117. ~ Sai7it François quitte sa famille et entre en reli-
gion.
L'évêque d'Assise est à son côté ; à gauche, son père, entraîné par des amis, emporte les vêtements de son fils.
* 118. — Songe du pape Innocent III.
A droite, le pape est endormi, deux assistants au pied du Ht, derrière lequel un Saint lui montre, à gauche, saint François soutenant une église chancelante.
* 119. — Saint François et un moine en présence du pape.
Le pape, en dalmatique, assis sur un trône, à gauche, entouré de trois cardinaux, approuve les règles de l'ordre nouveau.
* 120. — Saint François, sur un char au milieu des flammes,
apparaît à des moines qui se réveillent en sursaut.
* 121. — Martyre de sept moines.
Un bourreau tranche la tête d'un martyr. Au ciel, saint François. A droite, deux soldats ; à gauche, la citadelle de Geuta.
* 122. — Saint François agenouillé au pied du trône d'Ho-
norius.
Tourné de profil vers la droite, il reçoit des mains du Saint-Père la règle de son ordre approuvée à nouveau.
GALERIE ANTIQUE ET MODERNE
Clk-hé Alinari frères. Typogravurc Boussotl, Yalaclou ot C'°