DEUXIÈME SALLE DE BOTTICELLI
* 84. — Botticelli (Sandro?) — Les Trois Archanges et le jeune
Tohie.
L'archange Raphaël, vêtu d'une tunique violette et d'un manteau vert à doublure rouge et or, tenant une boîte dans sa main droite, donne la main gauche au fils de Tobie, en tunique bleue et manteau rouge à doublure jaune, qui porte un poisson. A gauche, saint Michel bardé de fer, un manteau rouge à doublure verte flottant sur ses épaules, l'épée nue et une pomme dans les mains; à droite, l'archange Gabriel, en tunique blanche plissée, retenant les plis de son manteau vert à doublure jaune et portant un lis. Un chien accompagne les quatre voyageurs qui se dirigent vers la gauche. Fond de paysage.
H., 1,32; L., 1,53. B. — Fig. 1 mètre. — Gravé par Callendi comme étant d'Antonio PoUaiuolo (A.). Provient du couvent de San Spirito. Transporté en 1810 à l'Académie. Il existe une réplique de ce tableau, avec variantes, à Turin.
* 85. — Botticelli (Sandro). — La Vierge, l'Enfant Jésus et
divers Saints.
Dans une chapelle, la Vierge, vue de face, en robe rose et manteau bleu à doublure verte, voile blanc, capuchon violet, est assise sur un trône élevé, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus, de trois quarts tourné vers la gauche. Autour du groupe divin, quatre anges, dont deux soulèvent les draperies rouges du baldaquin et deux portent les instruments de la Passion. Au premier plan, à droite, de face, saint Jean, un manteau grenat jeté sur une peau de bète, une croix entre les bras. Derrière lui, saint Barnabé, revêtu d'habits épiscopaux, et l'archange Michel, couvert d'une cuirasse, une épée et une boule à la main, tourné de trois quarts vers la gauche ; à gauche, sainte Catherine, en robe bleue et manteau vert, voile blanc, fichu multicolore, et saint Ambroise, vêtu d'un dalmatique rouge et d'un rochet blanc, écrivant, tournés tous deux vers la droite ; un autre Saint, en tunique grenat et manteau vert, une branche d'olivier
DEUXIÈME SALLE DU BOTTICELLl.
à la main, regarde sainte Catherine. Sur le trône, on lit : Virgine madré, figlia del tuo flglio.
H., 3,26; L., 2,68, B. — Fig. gr. nat. — Gravé dans l'Etr. Pit.pl. XXVL — Provient de l'église Saint-Barnabé. La partie supérieure a été ajoutée plus tard parVeracini. Tableau ayant subi quelques restaurations (Vas., III, 311, n" 2.)
* 86. — Lippi (Fra Filippo). — Trois épisodes sacrés,
]^ A gauche : Saint Frediano, évêque de Lucques, de profil tourné vers la droite, suivi de deux clercs, fait changer le cours d'un fleuve; à droite, quatre assistants regardant le miracle.
T Au miheu : Un ange agenouillé devant la Yierge lui annonce sa mort prochaine. A gauche, saint Jean agenouillé; à droite, deux anges entraînant saint Joseph.
A droite : Saint Augustin dans une chambre, de profil tourné vers la gauche, écrit; trois flèches sont plantées dans sa poitrine. A gauche, un moine s'avance apportant une lettre.
H., 0,25 ; L., 2,22. B. — Fig. 0,24. — D'après Cr. et Cav. (II, p. 326), celte predella serait celle d'un tableau commandé en 1438 au peintre par Gherardo di Bartolommeo Barbadori pour être placé dans l'église San Spirito.
* 88. — Botticelli (Sandro). — La Vierge, V Enfant Jésus et six
Saints et Saintes.
Sur un trône élevé, la Vierge est assise de face, enrobe rose et manteau bleu, portant sur ses genoux l'Enfant Jésus qui bénit de sa main droite ; à droite, tournés vers la gauche, saint François d'Assise en robe de bure, sainte Catherine d'Alexandrie en robe verte, manteau rose à doublure bleue et voile bleu, une couronne sur la tête, appuyée sur une roue, et saint Damien, agenouillé, en tunique rouge à manches bleues; à gauche, tournés vers la droite, saint Jean-Baptiste, un manteau rose jeté sur une peau de bête, sainte Marie-Madeleine, en robe jaune et manteau gris, présentant un vase de parfums, et saint Gosme, vu de face, en tunique rouge à manches vertes, agenouillé.
H., 1,69; L., 1,93. B — Fig. pet. nat. — Provient de l'église San Ambrogio. Attribué à Domenico Ghirlandajo ou à Andréa del Castagne. (Cr. et Cav., II, 311.)
* 89. — Andréa del Castagno. — Sainte Marie-Madeleine,
Debout, dans une niche, tournée de trois quarts vers la gauche, vêtue de haillons, sa chevelure tombant en désordre le long de son corps. Ses bras décharnés croisés sur la poitrine; dans sa main droite, un vase de parfums.
H., 1,32; L., 0,55. B. — Fig., 0,90. — Ce panneau et celui inscrit sous le numéro 93 faisaient partie d'un triptyque placé au maître autel de l'église San Procolo ; à une certaine époque, les trois parties en furent séparées ; le motif central fut porté à la sacristie; les deux sujets latéraux ornèrent l'appartement du recteur.
GiVLERIE ANTIQUE ET MODERNE.
*90. — Raffaellino del Garbo. — La Résurrection de Jésus.
Au milieu, le Christ, drapé dans un manteau bleu, la hampe d'un étendard dans sa main gauche, s'élève dans les airs; autour du sépulcre béant, des soldats dont les uns sont endormis, les autres s'enfuient épouvantés; à gauche, un soldat, aux traits contractés, est écrasé par la pierre tombale. Fond de paysage : des ruines à droite.
H., 1,93; L., 1,85. B. — Fig., 0, 83. — La famille Cappoci ayant demandé un tableau pour la chapelle du Paradis qu'elle venait de construire au couvent de Monte Oliveto, près Florence, « Raffaellino peignit à l'huile la Résurrection du Christ avec plusieurs soldats autour du sépulcre tombés et comme morts, qui sont très réels et très beaux et qui ont les plus gracieuses têtes qu'on puisse voir. L'une d'elles, celle d'un jeune homme, est le portrait de Nicolas Capponi. Pareillement, une autre figure, sur le dos de laquelle est tombée la pierre du tombeau et qui crie, est fort belle et curieuse. Les Capponi, voyant que l'œuvre de Raffaellino était si précieuse, lui firent faire un cadre tout sculpté avec des colonnes richement dorées, et, peu de temps après, il arriva que la foudre, tombant sur le clocher de l'église, perça la voûte et tomba près de ce tableau, qui, étant peint à l'huile, n'en souffrit point; mais en passant sur Tornement d'or, la vapeur consuma tout l'or, n'épargnant que l'enduit. J'ai voulu rappeler cela à propos de la peinture à l'huile, afin que l'on comprenne combien il importe de savoir se défendre de semblables coups ; et c'est ce qui est arrivé non seulement à cette peinture, mais à beaucoup d'autres. » (Vas., IV, 235.) « Dans leur accoutrement farouche et volontairement barbare, les soldats font penser à ceux de Mantegna ; non qu'on puisse croire, de la part de Raffaellino, à une imitation systématique, mais parce qu'il circule toujours, autour des artistes du même temps, de grands courants chargés d'effluves mystérieux dont ils subissent tous l'influence. » (Paul Mantz.) Tableau à comparer avec une Résurrection du musée de Berlin attribuée à Ghirlandajo.
* 91. — Andréa del Castagno. — Saint Jérôme.
Dans un paysage, le Saint, la poitrine nue, une draperie blanche autour des reins, de profil tourné vers la gauche, est agenouillé devant un crucifix planté dans le creux d'un arbre et se frappe la poitrine avec une pierre; à droite, deux lions et un moine qui conduit un àne; au miheu, une grotte et des ermites. Fond de paysage.
H., 1,32; L., 0,66. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Livy (A.). — Provient de l'église San Procolo, à Florence.
* 92. — Lorenzo di Credi. — L Adoration des Bergers.
Devant l'étable, au milieu, l'Enfant Jésus est couché à terre, la tête appuyée sur une gerbe recouverte d'une draperie bleue. Il porte sa main gauche à ses lèvres et tend le bras droit vers la Vierge, agenouillée à droite, entre deux anges, vêtue d'une robe et d'un manteau bleus, un voile blanc sur sa chevelure blonde. Au second plan, deux anges debout semblent se parler, et, à droite, saint Joseph, en tunique noire et manteau jaune, est appuyé sur un bâton ; à gauche, trois pasteurs dont l'un s'incline, l'autre est agenouillé, et le troisième, debout, porte dans
GALERIE ANTIQUE ET MODERNE