‹ FlorenceChapitre 133 sur 195 · LUCA SiGNORELLI · texte numérisé non relu

LUCA SiGNORELLI

La Vierge, son fils et divers Saints,

PREMIÈRE SALLE DES MAITRES ANCIENS

raire, de profil tourné vers la droite. Au second plan, deux personnages dont le plus jeune, en costume oriental, tient un couteau.

• H., 0,20; L., 0,37. B, — Provient du monastère de Saint-Barnabé.

* 159. — Baldovinetti. — La Sainte Trinité.

Au milieu d'une ronde d'anges et de chérubins, le Père Éternel, en tunique rouge et manteau vert, porte dans ses bras le Christ en croix au-dessus duquel vole le Saint-Esprit. A la partie inférieure sont agenouillés, à droite, un ange et saint Benoît; à gauche, un ange et saint Antoine. A la partie supérieure, deux anges relèvent les plis d'une draperie.

H., 2,35 ; L., 2,79. B. — Fig. pet. nat. — Peint pour le maître-autel de l'église de la Trinité, à Florence ; transporté dans la suite au couvent, puis à l'Académie pendant la domination française. — On sait, par les mémoires mêmes du peintre {Ricordi di Alesso Baldovinetti ; Lucca, 1868), conservés aux archives de Santa-Maria Nuova, que Baldovinetti reçut la commande de cette peinture, le 14 avril 1470, de Bongianni Gianfigliazzi, qu'il avait achevée le 8 février 1472, et qu'elle lui fut payée 89 florins d'or. {Vas., II, 595.) '

* 161. — Botticelli (Sandro). — Salomé portant la tête de saint

Jean.

Elle s'avance de profil vers la droite, vêtue d'une robe verte, portant dans un plat la tête du martyr. Fond de paysage avec un rempart ; la porte de la prison à gauche.

H., 0,20; L., 0,39. B. — Fig. à mi-corps. — Provient du monastère de Saint-Barnabé.

* Botticelli (Sandro). — La Vision de saint Augustin.

Sur le rivage, le Saint, revêtu de ses habits épiscopaux, regarde à gauche un enfant agenouillé qui cherche à remplir d'eau un petit lac. Au fond, la mer.

H., 0,20; L., 0,37. B. — Fig., 0,10. — La légende raconte que le Saint, étant occupé à étudier le mystère de la Sainte Trinité, un jeune enfant lui apparut, et, comme il lui demandait ce qu'il était en train de faire : « Je veux mettre dans ce trou toute l'eau de la mer. — Mais c'est impossible, dit le Saint. — Moins impossible, répondit l'enfant, que de comprendre ce qui t'occupe. » — Provient du monastère de Saint-Barnabé.

* 164. — Signorelli (Luca). — La Vierge, son Fils et deux

saints Évêques.

Sur un trône élevé est assise, de face, la Vierge, en robe rouge, manteau bleu à doublure verte, fichu multicolore et voile blanc, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus; à ses côtés, debout, à droite, l'archange Gabriel en tunique grise et manteau rouge à doublure jaune, un lis et une banderole déroulée dans les mains ; à gauche, saint Michel, en costume de

GALERIE ANTIQUE ET MODERNE

guerrier, appuyé sur une lance, portant dans sa main gauche une balance; au premier plan, au pied du trône, en vêtements épiscopaux, à gauche, saint Athanase, un livre sur ses genoux; à droite, saint Augustin écrivant. Au ciql, dans une gloire entourée de séraphins, la Sainte Trinité.

H., 2, "73; L., 1,82. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par F. Livy (A.). — Provient de l'église de la Sainte-Trinité, à Cortona.

* 165. — Gentile da Fabriano. — L'Adoration des Mages,

A gauche, devant l'étable, accompagnée de deux saintes femmes et de saint Joseph, la Vierge, enveloppée dans un manteau bleu, de profil tournée vers la droite, porte l'Enfant Jésus qui caresse un roi mage agenouillé à sa droite, vêtu d'un costume blanc et d'un manteau brun; au milieu, les deux autres rois mages, richement vêtus, apportent des présents. L'un d'eux s'incHne, le second est debout et un serviteur lui rattache son éperon. A droite, nombreuse escorte, des chevaux tenus par la bride, et au premier plan un chien couché. Au fond, les rois regardant l'étoile indicatrice, la cavalcade^ entrant à Bethléem, les rois regagnant leur patrie.

A la partie inférieure, on lit : Opus Gentilis Fabriano 1423 mensis MAI. A la partie supérieure, au-dessus de trois arcs cintrés, dans des médaillons, le Christ, l'ange Gabriel et la Vierge.

Sur la predella : Une Adoration des bergers et une Fuite en Égypte, Le troisième compartiment, la Présentation au Temple^ manque; il est au musée du Louvre. (N^^ 4 278.)

H., 3 mèt,; L., 2,82. B. — Fig., 0,85. — Gravé par Livy (A.). — Peint pour les moines de Vallombrosa, donné ensuite à l'église de la Trinité. — « Malgré quelques déguisements orientaux, on reconnaît facilement l'allure, la physionomie, les costumes d'Italie dans les premières années du xv^ siècle. C'est là la reproduction d'après nature d'une de ces fêtes populaires dont sans doute le peintre avait été témoin. » (A. Gruyer, Iconog. de la Vierge, II, 140.) — Le personnage coiffé d'un turban rouge et d'une tunique noire à ornements dorés, vu de face derrière le roi mage debout, serait le peintre lui-même. (Vas., III, 6, no 4.)

* 166. — Fra Angelico da Fiesole. — La Déposition de croix.

Au milieu, saint Jean, vêtu d'une tunique bleue, et quatre disciples, détachent de la croix le corps du Sauveur, de trois quarts tourné vers la gauche; à droite, au premier plan, un disciple en tunique rouge est agenouillé, de profil tourné vers la croix, et cinq disciples sont debout, dont trois regardent avec é)notion le Sauveur, et le quatrième, en tunique grise et rouge, coiffé d'un chaperon rouge, montre les clous et la couronne d'épines à un cinquième en tunique verte, manteau rose et capuchon bleu; à gauche, la Madeleine, en robe et manteau roses, sa chevelure blonde éparse, agenouillée, embrassant les pieds du Christ, et la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, agenouillée de trois quarts

DEUXIÈME SALLE DES MAITRES ANCIENS

tournée vers la droite; au milieu, des saintes femmes; au ciel, six anges se dirigeant vers la croix. Fond de paysage avec une ville fortifiée.

Aux pinacles, à droite, la Résurrection ; au milieu, le Christ apparaissant à la Madelei7ie; à gauche, VAnge annonçant la Résurrectioii,

Sur les montants, de chaque côté, quatre Saints en pied et deux vus en buste.

H., 2,16; L., 2,85. B. — Fig., i mèt. — Peint pour la sacristie de Sainte-Trinité. — Les motifs des tympans seraient dus àLorenzo Monaco. — Vasari, en parlant de ce tableau, dit que, sous la figure de Nicodème, le vieillard avec un capuchon qui descend le corps du Sauveur, le peintre aurait représenté l'architecte Michelozzo Michelozzi. M. Milanesi fait remarquer avec raison que Vasari commet une erreur; Nicodème, en effet, n'est pas coiffé d'un capuchon, mais a la tête entourée d'une auréole dorée. Michelozzo est le personnage coiffé d'un capuchon noir, qui semble parler à un [des disciples placé, au-dessous de lui, en lui confiant le corps du Sauveur. (Vas., II, 450, n» 3.)

SALLE VI

DITE

DEUXIÈME SALLE DES MAITRES ANCIENS

* 167. — Albertinelli (Mariotto). — La Vierge et quatre

Saints,

Sur un trône à baldaquin dont deux anges relèvent les draperies, la Vierge, en robe grenat et manteau bleu à doublure verte, est assise de face, portant debout sur ses genoux l'Enfant Jésus qui bénit à gauche saint Dominique agenouillé, en robe de moine, et saint Julien, appuyé sur une épée, en tunique verte et manteau rouge. A droite, saint Nicolas de Bari, évéque, agenouillé, portant dans ses mains trois bourses, et saint Jérôme, debout, lisant, un lion et un chapeau de cardinal à ses pieds. Signé sur le piédestal du trône : Opus Mariotti.

H., 2,23; L., 2,04. B. — Fig. gr. nat. — Autrefois au maître-autel de l'église des moines de Saint-Julien, à Florence. (Vas., IV, 222.)

* 168. — Fra Bartolommeo. — Saints et Saintes,

Dans dix compartiments sont encadrées diverses figures : Le Sauveur. — Un dominicain recommandant le silence. — Un autre, le capuchon sur la tête. -— Sainte Catherine d'Alexandrie et sainte Catherine de

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Sienne en robe noire et capuchon blanc, tenant un lis. — Le Christ portant sa croix. — Saint Jean l'Évangéhste. — Un vieillard. — La Madeleine. — Saint Jean-Baptiste.

Chaque compartiment : H., 0.48; L., 0,35. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Peintures à fresque à l'exception du Christ portant la croix peint à l'iiuile ; sous ce dernier, on lit : Oratb pro pictore, 1514.

* 169. — Fra Bartolommeo. — L Annonciation.

Dans une chapelle, à droite, la Vierge, vue de face, en robe grise et manteau noir, s'écarte d'un prie-Dieu en apercevant l'ange agenouillé à gauche, en tunique bleue et manteau blanc à doublure rose, portant un lis et lui montrant le ciel ; deux anges debout regardent la Vierge. Au ciel, le Créateur, dans une ronde d'anges, envoie sur terre le Saint- Esprit. Fond architectural.

On lit sur le prie-Dieu: Mariotti Florentini Opus, 1510.

H., 3,55; L., 2,30. B. — Fig. gr. nat. — « Il peignit ensuite pour la confrérie de San Zanobi une Annonciation qu'il composa avec beaucoup de soin. Il voulut exécuter son œuvre sur la place même, et fit pratiquer des jours exprès pour pouvoir diminuer, augmenter ou changer la perspective qui était haute et lointaine. Il se livra dans ce tableau à des travaux extraordinaires qu'on reconnaît dans le Père Éternel et dans certains anges qui se détachent sur le fond obscur d'une voûte cintrée qui s'enfonce dans le lointain. » (Vas., IV, 225.)

* 170. — Fra Paolino (attribué à). — La Vierge et divers Saints. *171. — Fra Bartolommeo. — La Vierge et VEnfant Jésus.

* 172. — Fra Bartolommeo. — Saint Pierre, martyr deVérone

sous les traits de Jérôme Savonarole,

Tourné de profil vers la droite, vêtu du costume des dominicains, le sang jaiUissant d'une blessure à la tête.

H., 0,47; L., 0,39. B. — Fig. en buste, gr. nat. — Gravé par Chiossone (A.). — Provient du couvent de Saint-Marc. — Ce tableau fut fait de mémoire après la mort du réformateur, à Pian di Mugnone, où s'était retiré le peintre. « Le dessin est grandiose; le modelé est poussé avec une grande habileté, mais au détriment de la ressemblance. » (Cr. et Cav., III, 433.)

* 174. — Fra Paolino. — La Vierge donnant sa ceinture à

saint Thomas.

La Vierge, assise sur un nuage, entourée d'anges et de séraphins, en robe rouge et manteau vert, de trois quarts tournée vers la gauche, remet sa ceinture à saint Thomas agenouillé sur les marches d'un tombeau, en tunique verte et manteau rouge, de profil tourné vers la droite. A gauche, debout, saint François et saint Jean-Baptiste ; à droite, deux

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DEUXIÈME SALLE DES MAITRES ANCIENS

Saintes; Tune, sainte Rose, portant des fleurs dans sa robe de religieuse, et l'autre, sainte Ursule, tenant une flèche.

H., 3,35 ;L., 2,24. B. — Fig. gr. nat. — Provient du couvent de Sainte-Ursule, à Florence. — Cr. et Cav. (III, 482) attribuent ce tableau à Michèle di Ridolfo.

* 176. — Fra Bartolommeo et Fra Paolino. — Jésus mort.

Au milieu, la Vierge, assise, de trois quarts tournée vers la gauche, regarde la tête du Sauveur couché sur ses genoux, que soutient saint Jean agenouillé et dont la Madeleine tient les jambes embrassées. Au second plan, deux dominicains.

H., 1,31 ; L., 1,72. B. — Fig. pet. nat. — Provient de l'église de Santa Maria Maddalena, à Pian di Mugnone.

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