‹ FlorenceChapitre 14 sur 195 · Bicci di Lorenzo. — Saint Cosme et saint Damien · texte numérisé non relu

Bicci di Lorenzo. — Saint Cosme et saint Damien

Ils sont debout, vêtus, l'un d'une tunique verte et d'un manteau rouge, l'autre d'une tunique grise et d'un manteau rose, tenant dans leurs mains une écritoire et un compas; au tympan, le Père Éternel.

Sur la prédella : Épisodes de la vie de ces Saints et leur supplice. Fond doré.

H., 3,10; L., 1,20. B. — Fig. gr. nat. — Sur la demande d'Antonio di Ghezzo Délia Casa, cette peinture, exécutée en 1427, fut placée, en 1429, dans la cathédrale. Elle fut transportée en 1844 aux Uffizi.

* 47. — Il Vecchietta. — La Vierge, VEnfant Jésus et des

Saints,

Au miheu, la Vierge, assise de face sur un trône, en robe rouge et manteau vert, porte sur ses genoux l'Enfant Jésus; à gauche, saintBarthélemy un couteau à la main, saint Jacques appuyé sur un bourdon, et, au premier plan, agenouillé, l'un des rois mages, une couronne à ses pieds, présentant un vase de parfums; à droite, agenouillé, saint Dominique, tenant dans ses mains un livre et un lis ; debout, saint Laurent, un gril à ses côtés, une palme et un plat dans les mains, et saint André

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portant une croix. Sur les piliers du cadre, des Saints et des Saintes. On lit, en bas : Opus Laurentii Pétri Senensis MCGCCLVII, Questa tavoLA lhaFatta Fare Giagomo Dandreuccio Setaiolo p. sua Divozione.

H., 1,56; L., 2,29. B. — Fig., 1,35. — Gravé par Gatti (Uf.). — Ce tableau, commandé au peintre en 1457 par un marchand de soie nommé Giacomo d'Andreuccio, fut donné au grand-dnc par la signora Francesca Petrucci de Sienne en 1798 et transporté aux Uffizi par l'ordre de Ferdinand III. Il a subi de profondes restaurations; la tête de saint Laurent a été complètement repeinte.

(Ici s'ouvre la porte conduisant aux salles de l'École toscane.)

* 52. — Paolo Uccello. — Combat de cavaliers.

Au premier plan, des chevaliers, bardés de fer et armés de lances, luttent les uns contre les autres ; au milieu, un cavalier renversé sous son cheval, plusieurs étendus à terre; au second plan, des fantassins. Fond de paysage. Signé, à gauche, sur un brassard : Pauli Uceli opus.

H., 1,81 ; L., 3,10. B. — Gravé par Caméra (Uf.). — La collec'tion des dessins possède une étude pour le cavalier renversé. — Ce tableau est un des quatre sujets militaires dont parle Vasari (II, 204), peints pour les Bartolioi à Florence. Deux autres sont conservés, l'un au Musée du Louvre 1, l'autre à la National Gallery. Tous ont beaucoup soufferts et avaient été déjà restaurés au xvi^ siècle, par Bugiardini.

* 53. — Neri di Bicci. — Aîinonciation.

A droite, sous un portique, de trois quarts tournée vers la gauche, est assise la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, les mains jointes, un livre ouvert sur ses genoux; au miheu, s'avance l'ange Gabriel, les bras croisés sur la poitrine, vu de profil, vêtu d'une robe rose, les ailes ornées de plumes de paon, symbole de l'immoi'talité. Au ciel, dans un médaillon, le Père Éternel; de son cœur part un rayon lumineux, au milieu duquel vole le Saint-Esprit, qui se dirige vers la Vierge. Fond de paysage.

H. , 1,52; L., 1,50. B. — Fig., 0,90.— Une inscription à la partie inférieure du tableau fait savoir que ce tableau a été exécuté, en 1458, pour la confrérie de Saint- André à Mosciano.

* 54. — Neri di Bicci. — La Vierge et VEnfant Jésus,

Assise, de trois quarts tournée vers la gauche, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu , porte sur ses genoux l'Enfant Jésus qui égrène une grenade; au second plan, des anges soulèvent une draperie.

H., 0,85 ; L., 0,57. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat.

* 56. — Pesellino ou Baldovinetti. — Annonciation.

Sous un portique, à droite, la Vierge, debout près d'un prie-Dieu,

I. Voir le Musée national du Louvre^ par les mêmes auteurs, p. 83.

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Cliché Alinari frères. Typograviire Boussod, Yaladou et C '.

GO. — Alessio Baldovinetti.

La Vierge, Ve}ifant Jésus et des Saints.

PREMIER CORRIDOR

en robe rose, manteau bleu et voile blanc, se tourne de trois quarts vers la gauche, à la voix de Fange Gabriel, qui s'avance de profil, les bras croisés sur sa poitrine, en robe rouge et tunique bleue. Au fond, un mur derrière lequel apparaissent des pointes de cyprès.

H., 1,67; L., 1,35. B. — Fig., 0,85. — Ce tableau, commandé par la Compagnie de Saint-Georges, avait été perdu du temps de Vasari. 11 fut retrouvé, en 1862, au monastère dépendant de l'église San Giorgio sulla Costa, et transporté, en 1868, à la Galerie. L'attribution traditionnelle à Pesellino semble contestable; la façon de peindre les plis des draperies, les brins d'herbe et les arbres rappelle les procédés de Baldovinetti. Voir Je numéro suivant.

* 60. — Baldovinetti. — La Vierge^ l'Enfant Jésus et Huit

Saints.

Dans un jardin, au milieu, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, tournée de trois quarts vers la gauche, est assise, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus. A gauche, saint Jean-Baptiste, saint Cosme, saint Damien, debout, et saint François, agenouillé; à droite, saint Laurent, saint Georges, saint Antoine, debout, et saint Dominique, agenouillé ; devant le trône, un tapis; une draperie dorée est tendue derrière le groupe divin.

H., 1,75; L., 1,67. B. — Fig., 1,05. — Gravé par Caméra (Uf.). Autrefois, dans la chapelle de la villa de Caffagiolo, ce tableau fut transporté en 1796 à la Galerie. « Le dessin s'y montre accentué et personnel, et la coloration y abonde en tons vifs qui donnent à l'œuvre beaucoup de charme et de vitalité. » (Paul Mantz, la Peinture italienne.) « C'est peut-être l'œuvre la mieux conservée du maître. » (Vas., II, 595, n.).

* 63. — Rosselli (Gosimo). — Couronnement de la Vierge,

Sur un ciel bleu, dans une gloire d'or, à gauche, la Vierge, assise, en robe rouge et manteau blanc constellés d'or, reçoit la couronne des mains du Christ, assis à droite, en tunique rouge constellée d'or et manteau noir; autour d'eux, des chérubins aux ailes rouges; au-dessus, chœurs d'anges jouant de la musique.

H., 1,52; L., 0,92. B. — Fig. pet. nat.

(Ici s ouvre la porte de la Tribune ^)

64. — Cosimo Rosselli (École de). — La Vierge et l'Enfant Jésus.

Le groupe divin est adoré par deux anges, saint Nicolas de Bari, évêque, à gauche, saint Antoine, abbé, à droite.

H., 1,50 ; L., 1,85. B. — Fig., 1,05.

i. Voir page 39.

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* 65. — Rosselli (Cosimo). — Adoration des Mages.

A droite, le groupe de la Vierge et des Rois; à gauche, leur suite. Fond de paysage.

* 69, 70, 71, 72, 73. — Pollaiuolo (les frères Antonio et Piero del).

— UEspérance, la Justice^ la Tempérance, la Foi, la Charité.

Tableaux en très mauvais état, ayant fait partie de la suite des Vertus commandées par la Mercatanzia avec la Prudence^ no 1306, p. 20, et la Force, par Botticelli, 1299, p. 18, fort intéressants, néanmoins, pour la distinction du style et la noblesse de l'expression.

* 74. — Signorelli (Luca). — La Vierge et V Enfant Jésus.

Dans un médaillon, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, est assise de face au milieu d^une prairie, la tête tournée de trois quarts à droite vers l'Enfant Jésus qui s'appuie contre elle; au second plan, quatre bergers nus et un cheval. Fond de paysage ; une arcade de rochers au loin. A la partie supérieure, entre deux médaillons où sont peints en grisaille deux prophètes, dans une coquille, saint Jean-Baptiste, vu en buste.

H., 1,68 ; L., 1,16. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Campantico (Uf.). ~ Provient de la villa de Castello. « Ce tableau, dont la disposition est singulière, comprend dans sa partie inférieure le sujet principal circonscrit dans un cercle, peint en couleurs très vives; au-dessus figurent deux médaillons plus petits oii sont représentés, en grisaille, deux prophètes ; les intervalles compris entre ces trois disques sont occupés par des ornements et des arabesques également peints en grisaille, mais d'un ton un peu différent ; une couleur intense et forte ajoute son cachet à cette œuvre virile oii le génie du maître, fier, hautain, superbe, montre son goût pour les formes nues et pour les grandes attitudes. » (Paul Mantz.)

* 81. — Piero di Cosimo. — La Vierge et plusieurs Saints,

Au miheu, sur un piédestal dont la face représente une Annonciation, la Vierge se tient debout, en robe rouge et manteau vert, levant les yeux au ciel où vole le Saint-Esprit; au premier plan sont agenouillées, à gauche, sainte Catherine, en robe violette et manteau rouge, une palme et un hvre dans les mains, un fragment de roue à son côté; à droite, sainte Marguerite, en robe rouge et manteau vert, portant une croix et un chapelet; au second plan, à droite, saint Pierre et saint Philippe; à gauche, saint Antoine et saint Jean, un aigle à ses pieds. Au fond, dans un paysage, la Fuite en Egypte et la Naissance du Sauveur.

H., 2,04; L., 1,72. B. — Fig., 1,15. — Gravé par Gatti (Uf.). — Dans la description que Vasari (IV, 238) donne de ce tableau, il commet une erreur en mettant un livre dans les mains de la Vierge. Autrefois dans la chapelle des Tedaldi à l'église des Servi. Acheté par le cardinal Léopold de Médicis et transporté en 1804 dans la Galerie. —

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