PlERO DI COSIMO
La Vierge et divers Saints.
PREMIER CORRIDOR
« Ce tableau, inspiré de Lorenzo di Credi, mais plus dur et plus noir dans les ombres montre que Piero essayait d'imiter son rival, sans atteindre le brillant de son coloris. » (Cr. et Cav., III, 423.) « L'œuvre principale de Piero en Italie ; tout à fait dans le caractère du xve siècle; probablement le plus ancien de ses ouvrages qui se soit conservé. » (B., 564.)
* 82. — Piero di Cosimo. — Un Sacrifice à Jupiter pour la
délivrance d'Andromède.
Au milieu, le temple orné des statues de Pallas et de Mercure; à droite et à gauche, groupes d'assistants.
H., 0,59; L., 1,47. B. — Fig., 0,17. Voir ci-dessous, n» 84.
* 83. — Piero di Cosimo. — Andromède délivrée par Persée.
Persée, monté sur le dos du monstre, s'apprête à le frapper de son épée ; à gauche, Andromède enchaînée sur le rivage ; à droite, groupe d'assistants qui entourent Andromède délivrée. Dans les airs, Persée se dirigeant vers le monstre.
H., 0,60; L., 1,43. B. — Fig., 0,17. — Gravé par de Vegni. — Tableau peint pour Filippo Strozzi le Vieux; no 1312, page 39, une réplique du même sujet. Voir le n» suivant.
* 84. — Piero di Cosimo. — Les Noces de Persée troublées par
Phinée.
Au milieu, sous un portique, les convives sont assis autour d'une table; à droite, Phinée et ses compagnons sont arrêtés par Persée qui leur présente la tète de Méduse ; le sol est jonché de cadavres ; à gauche, des assistants. Fond de paysage.
H,, 0,60; L., 1,61. B. — Fig., 0,18. — Cette peinture, ainsi que les n»» 82 et 83, devait orner quelque meuble. « Ces compositions intéressantes par le sujet, les costumes, les armes, ne sont pas d'une tonalité franche. Les personnages sont étriqués, et les attitudes affectées.» (Cr. et Cav., III, 425.) « Exemple caractéristique delà façon dont Piero traitait les sujets mythologiques ; on y trouve, de plus, la marque de sa première manière. » (B., 566.)
90. — École toscane du XVP siècle. — La Vierge et VEnfant Jésus,
Le groupe divin, dans une mandorla, est adoré par saint Jean-Baptiste debout et saint François agenouillé, à gauche, par saint Jérôme debout et saint Antoine agenouillé, à droite; sur la prédella, une Pietà.
H., 2,35; L., 1,41. B. — Fig. pet. nat. — Provient du monastère de S. Vivalde, près de Citta di Castello.
*91. — Gerino d'Antonio Gerini. — La Vierge, VEn fant Jésus et plusieurs Saints.
Au milieu, assise de face sur un trône élevé, la Vierge, en robe rose,
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et manteau bleu, tient dans ses bras l'Enfant Jésus tourné vers la ébauche et bénissant saint Jacques appuyé sur un bourdon, saint Gosme une plume et une écritoire dans la main et sainte Marie-Madeleine présentant un vase de parfum ; à droite, saint Roch montre sa cuisse blessée, un roi tient son sceptre et sainte Catherine porte une roue.
On lit sur le gradin du trône : Gerinus Antonii de Pistorio pinsit, MDXXIX.
H., 2,43; L., 1,91. B. — Fig., 1,50. — Gravé par Demannez (Uf.). — Transporté en 1803 du couvent de Sala à Pistoja.
*93 — Andréa del Sa.rto.— Jésus apparaissant à la Madeleine.
A gauche, la Madeleine, agenouillée près d'un puits, de profil, tournée vers la droite, en robe grise et manteau rouge, tend le bras vers le Christ qui lui apparaît, appuyé sur la hampe d'un étendard, le corps enveloppé dans une draperie grise. Fond de paysage.
Sur la prédella: Vimpérairice Hélène portant la croix, saint Jérôme agenouillé devant un crucifix et sainte Rose une corbeille de fleurs dans les mains.
H., 1,74; L., 1,53. B. — Fig. pet. nat.
Une porte, à gauche, s'ouvre sur la salle XX que suivent les salles XXI, XXU, XXIII, XXIV, XXV, XXVI, XXVII, XXVIII, communiquant entre elles.
SALLE XXVIII
DITE
TROISIÈME SALLE TOSCANE
* 1160. — Lorenzo di Credi. — U Annonciation,
Dans une chambre, à droite, la Vierge, en robe bleue et voile blanc, debout près d'un prie-Dieu, se tourne de trois quarts vers la gauche, où l'ange Gabriel lui apparaît, de profil, tourné vers la droite, en tunique bleue et manteau rouge, les bras croisés sur la poitrine ; au fond, un portique ouvert et un jardin. A la partie inférieure, trois grisailles : la Naissance de la femme j, le Péché originel j, Adam et Ève chassés du Paradis terrestre.
H., 0,87; L., 0,71. B. — Fig., 0,40. — Gravé par Jacquemin (AV.).
TROISIÈME SALLE TOSCANE. 15
* 1168. — Lorenzo di Credi. — La Vierge et saint Jean,
Dans un paysage, à gauche, la Vierge, drapée dans un manteau violet, est debout dans une attitude douloureuse ; à droite, saint Jean, en tunique bleue et manteau rouge, joint les mains avec ferveur.
H., 0.44; L., 0,51. B. — Fig., 0,40. — Gravé par Calendi (Uf.). — Acquis en 1818, voir le n» 1311, p. 20.
* 1223. — Franciabigio. — Le Temple d'Hercule,
Devant un portique orné de colonnes, le Héros est debout sur un piédestal, appuyé sur sa massue et portant un carquois, la peau du lion de Némée jetée sur son épaule ; à droite et à gauche, des philosophes et des soldats. Fond de paysage.
H., 0,74; L., 1,50. B. — Fig., 0,31.— Gravé par Guzzi (Uf.). — Ce tableau, qui ornait vraisemblablement un devant do Cassone, fut longtemps attribué à Andréa del Sarto. M. MiLANESi, en le restituant à Franciabigio, remarque justement que plusieurs des figures (le soldat de droite, appuyé sur sa hallebarde, celui de face, près de la colonne et son voisin, le jeune homme, en manteau vert) sont prises dans une estampe d'Albert Durer (Vas., Y,"i97, n» 1).
* 1269 6û\ — Botticelli (Sandro). — La Vierge et l'Enfant
Jésus, Le Magnificat.
A droite, la Vierge est assise, de trois quarts tournée vers la gauche, en robe rouge et manteau bleu; sur sa chevelure blonde, un voile bleu et rouge, noué autour du cou ; elle a, sur ses genoux, l'Enfant Jésus qui tient une grenade, et, de sa main droite, elle trempe une plume dans une écritoire que lui présente un enfant en tunique bleue; un autre enfant, en tunique jaune, tient devant elle un livre ouvert sur lequel est écrit le Magnificat; un ange, par derrière, soutient ces deux enfants; deux autres anges, l'un à droite et l'autre à gauche, couronnent la Vierge.
Diam., 1,11 ; forme ronde. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Dalco. (Uf.) Acquis en 1875. Le Louvre possède une réplique de ce tableau avec une légère modification, la Vierge y étant couronnée par saint Michel. (N» 1295.)
* 1287. — Lorenzo di Credi. — La Vierge adorant V Enfant
Jésus,
Au miUeu, l'Enfant Jésus, couché sur le sol, la tête appuyée sur un sac recouvert d'une draperie blanche, porte la main gauche à sa bouche et se tourne de trois quarts à droite vers la Vierge, agenouillée devant lui, les mains jointes, en robe et manteau bleus ; derrière elle, saint Joseph endormi ; à gauche, un ange, en tunique rouge, soutient le petit saint Jean qui regarde avec amour le Sauveur. Fond de paysage.
Diamètre, 1,14. — Ferme ronde. — Fig. pet. nat. — Gravé par Campautico (Uf.).
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* 1288. — Leonardo da Vinci. — L Annonciation.
Sur une terrasse, à droite, la Vierge, assise près d'un prie-Dieu, en robe rouge et manteau bleu, sa chevelure blonde tombant en boucles sur ses épaules, de la main droite feuillette un livre, et se tourne de trois quarts vers la gauche, à la vue de l'ange Gabriel, qui s'agenouille de profil, dans un parterre de fleurs, la bénit de la main droite, et tient dans l'autre, un lis. Fond de paysage; à droite, une maison.
H., 0,98; L., 2,18. B. — Fig. pet. nat. — Transporté, en 1867, de l'église de Monte Oliveto. Ce tableau fut attribué d'abord à Ridolfo Ghirlandajo, puis à Lorenzo di Credi. Le baron de Liphart en a restitué la paternité à Léonard, en y reconnaissant une oeuvre de sa jeunesse. « L'oeuvre a un charme de jeunesse tout particulier ; le mouvement, l'ordonnance, la technique des couleurs encore un peu dures et épaises, trahissent une main qui cherche, mais la draperie, le paysage, le clair-obscur et le ton du coloris décident en faveur de Léonard. » (B. 646.)
* 1289. — Botticelli (Sandro). — La Vierge et l'Enfant Jésus.
Au milieu^ la Vierge, assise de face, la tête légèrement inclinée vers la droite, en robe rouge et manteau bleu, un voile blanc sur ses cheveux blonds, le cou entouré d'une draperie multicolore, tient sur ses genoux l'Enfant Jésus, tourné de trois quarts vers la gauche, une grenade ouverte dans la main. Autour du groupe divin, six anges, dont les uns portent des lis et des fleurs^ et les autres des missels. Du ciel tombe une clarté dorée qui éclaire les visages.
Diam. 1.42; Forme ronde. B. — Fig. mi-corps, gr. nat. — Gravé par G. Cornacchia. (Uf.) Acquis en 1785.
Sur un chevalet :
* 1290. — Fra Angelico da Fiesole. — Couronnement de la
Vierge,
Au milieu, le Christ, tourné de trois quarts vers la gauche, en tunique rose et manteau bleu, la boule du monde dans sa main gauche, pose de son autre main une couronne sur la tète de la Vierge, assise à son côté, en robe bleue et manteau d'azur, les mains croisées sur la poitrine. Au pied du trône, deux anges tenant des encensoirs', deux autres jouant de la musique, d'autres entourant le groupe divin, dansant ou jouant de la trompette. A la partie inférieure, nombreuses figures de Saints : à droite, saint Pierre dominicain, saint Étienne, sainte Marie-Madeleine, sainte Catherine, sainte Agnès, etc.; à gauche, saint Pierre, saint Paul, saint Dominique, etc.. Fond doré.
H., 1,12 ; L., 1,14. B. — Fig., 0,46. — Transporté en 1825 de la galerie de Santa Maria Nuova.
* 1291. — Signorelli (Luca). — Sainte Famille,
A gauche, la Vierge, assise sur le sol, de profil tournée vers la droite.
TROISIÈME SALLE TOSCANE
en robe bleue et manteau rouge, feuillette un livre; au second plan, l'Enfant Jésus, debout, est tourné à droite vers saint Joseph, en tunique verte, manteau jaune, écharpe multicolore, qui s'incline, les bras croisés sur la poitrine ; au premier plan, un livre ouvert. Fond de paysage.
Diamètre, 1,30. — Forme ronde. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Bridi (Uf.). — « Il peignit encore un tondo de Notre-Dame très beau, qui se trouve dans la salle d'audience des capitaines du parti Guelfe. » (Vas., III, 689.) — Transporté à la Galerie en
1292. — Jacopo di Casentino. — Épisodes de la vie de saint Pierre.
Au milieu, l'apôtre, coiffé de la tiare, vêtu d'une robe blanche et d'un manteau bleu dont deux cardinaux tiennent les pans, est assis sur un trône ; il remet des attributs de dignités ecclésiastiques à deux prêtres agenouillés au premier plan; à gauche, le Saint dans sa prison, gardé par des soldats, est visité par un ange qui le fait évader; à droite, il est crucifié la tête en bas, par quatre bourreaux, devant une nombreuse assistance ; au ciel, des anges portant des palmes. Aux extrémités de cette prédella, à droite : saint Mathieu, saint Philippe, saint André et saint Jean; à gauche : saint Thomas, saint Jacques, saint Luc et un quatrième Saint. Fond doré.
H., 0,43; L., 2,48. B. — Fig. 0,30. — Transporté, en 1861, du dépôt de la Galerie. « L'intérêt de cette peinture réside dans le coloris brillant et les étoffes habilement drapées qui révèlent le maître de Spinello. » (Cr. et Cav., II, 5.)
^ 1295. — Ghirlandajo(DoMENiGo). — Adoration des rois mages.
Au milieu, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, est assise sur une estrade, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus qui se tourne vers la gauche et donne son pied à baiser à un des rois mages agenouillé. Au second plan, près de saint Joseph, un page pose une couronne sur la tête du second roi mage, en tunique jaune et manteau rouge, qui s'incline et présente un vase de parfums; à droite, le troisième roi mage, agenouillé, vu de dos, se tourne à gauche vers le spectateur ; au fond, la suite des rois mages. Dans les ruines d'un palais, le bœuf et l'âne.
Daté, au premier plan, sur un socle de pierre : MCCCCLXXXVIL
Diam. 1,70; forme ronde. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Alfieri. (Uf.) D'après Ru- MOHK, ce tableau aurait été exécuté pour l'église d'Orbetello. A comparer avec un autre tondo de Ghirlandajo représentant le même sujet, mais avec moins de figures et de plus petites dimensions, à la galerie Pitti (n» 358, p. 163.)
^1298. — Signorelli (Luca). — Triptyque.
A gauche : V Annonciation.
Devant une maison, la Vierge, en robe violette et manteau vert, est
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assise, les mains jointes, de profil tournée à gauche vers l'archange Gabriel qui, vu de profil, s'avance vers elle, vêtu de bleu, un lis dans la main gauche. Fond de paysage.
Gravé par Pascali. (Uf.)
Au milieu : r Adoration des bergers.
L'Enfant Jésus est étendu sur le sol; à gauche, trois bergers, dont deux agenouillés, le troisième debout; à droite, la sainte Vierge, en robe rouge et manteau blea, les mains jointes, et saint Joseph, en tunique bleue et manteau jaune, assis près de l'étable où l'on aperçoit le bœuf et l'âne. Au fond, dans un paysage, l'annonciation aux bergers.
Gravé par Pascali. (,Uf.)
A droite : V Adoration des mages.
. Devant l'étable, auprès de saint Joseph debout, est assise la Vierge, en robe violette et manteau bleu, de profil tournée vers la gauche, l'Knfant Jésus sur ses genoux. Deux des rois mages, portant des vases de parfums, sont debout; un troisième est agenouillé auprès du groupe divin; à gauche, trois vieillards et deux pages. Fond de paysage.
H., 0,19; L., 2,07. B. — Fig. 0,17. — Gravé par Nocchi. (Uf.) Ce triptyque provient de l'égtise Sainte- Lucie, à Montepulciano.
* 1299. — Botticelli (Sandro), — La Force.
Assise de face sur un trône à dossier cintré, la tète inchnée vers la droite. Chemisette blanche, corsage bleu, manteau rouge, cuirasse et brassards ; sur la tête, un diadème ailé; dans la main, une massue.
H., 1,63; L., 0,85. B. — Fig. gr. nat. — Cette figure, comme les Vertus des frères Pollaiuoli, ornait le tribunal des marchands de Florence. Apporté, en 1861, du dépôt de la Galerie. « Après avoir suivi la manière de Fra Filippo Lippi, Sandro subit le charme et l'influence des œuvres de PoUaiuolo et de Verrocchio ; on le voit surtout dans la figure de la Force aux Uffizi, qu'il peignit, pour achever la série des Vertus de Piero del Pollaiuolo, dont il s'est approprié la puissance, l'éclat du coloris, l'aimable exécution des détails, le clair-obscur, la tonalité d'un brun profond, l'énergie d'attitude et d'expression, au point que cette figure paraît au premier abord do Pollaiuolo lui-même. » (B. 559.)
* 1300. — Piero délia Francesca. — Portraits de Frédéric de
Montefeltro, duc d'Urbin et de Baptista Sforza, sa femme.
Le Duc est vu de profil tourné vers la gauche ; bonnet et tunique rouges.
La Duchesse est vue de profil tournée vers la droite ; elle est coiffée d'un bonnet blanc, et porte dans sa chevelure blonde un bijou retenu par un ruban blanc. Corsage noir avec manches jaunes et rouges. Une médaille est suspendue à son collier de perles. Fond de paysage.
Sur le revers de ces deux panneaux sont peintes des allégories repré-
TROISIÈME SALLE TOSCANE
sentant le triomphe des deux souverains : le duc revêtu d'une armure et couronné par un ange, est assis sur un char conduit par deux chevaux blancs ; près du timon un Amour et les quatre Vertus. La duchesse, en robe rouge et voile blanc, est assise sur un char traîné par deux licornes que conduit un Amour; à ses côtés, deux femmes debout; près du timon, la Foi et la Charité.
H., 0,50; L., 0,73. B. — Fig. en buste gr. nat. — Gravés : le duc, par Morelli, la duchesse, par Franck (Uf.) ; les panneaux, celui du duc, par Strangi, l'autre parRossi. (Uf.) « On sait que Piero délia Francesca travailla à la cour d'Urbin dès le temps du vieux duc Guidobaldo, père de Federigo, pour lequel il fit nombre de tableaux de petites figures, qui pour la plupart sont allés à mal par suite des guerres dont souffrit cet État. » (Vas., II, 490.) « Bien que les physionomies ne soient pas agréables, rien ne peut surpasser la précision du dessin digne de Léonard. Les deux allégories sont composées avec le même talent; les paysages d'une douce tonalité sont tout à fait originaux et dans le pur style florentin. » (Cr. et Cav., II, 547.)
* 1301. — Pollaiuolo (Antonio ou Piero del). — Saint Eustache,
saint Jacques et saint Vincent,
Ils sont debout sur une terrasse : saint Eustache, à droite, vêtu d'une tunique verte et d'un manteau doublé de fourrure ; à gauche, saint Vinrent en dalmatique rouge; au milieu, saint Jacques en tunique bleue et manteau violet orné de la coquille des pèlerins, un chapeau en feutre vert à ses pieds. Fond de paysage.
H., 1,73; L., 1,79. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Spagnoli. (Uf.) Peint pour la chapelle du cardinal de Portugal à San Miniato. Vasari dit que les deux frères travaillèrent •ensemble à cette peinture très admirée, mais M. Burckhardt est disposé à n'y voir que l'œuvre de Piero, bien plus connu dès lors comme peintre que son frère, et qui, au dire de Vasari, fut le seul à faire les peintures murales de cette même chapelle. « Toutes les particularités de Piero se remarquent, non seulement dans le grand et médiocre tableau de San Gimignano, mais dans le brillant tableau d'autel des Uffizi, avec les ligures si frappantes de saint Jacques, saint Vincent et saint Eustache. » (B. 557.)
* 1303. — Botticelli (Sandro). — La Vierge et VEnfant Jésus.
Sous une arcade cintrée, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, est assise de face, portant sur ses genoux l'Enfant Jésus, de profil tourné vers la gauche, une grenade à la main ; fond de paysage.
H., 1,23; L., 0,62. B. — Fig. pet. nat.
1304. — Francesco di Giorgio di Martino(?)— Trois épisodes de la vie de saint Benoit.
Au milieu : le Miracle du Capisterio ou plateau de bois. — Ce plateau, brisé par la mère du Saint, est suspendu à la porte d'une chapelle sur une place publique, bordée de riches édifices ; à gauche , divers assistants ; à droite, le Saint et sa mère, tous deux agenouillés ; devant la chapelle, des enfants et un chien.
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A gauche : le Saint en prière dans la grotte du mont Subiaco ; un frère lui sert sa nourriture; un démon vole vers lui.
A droite : le Sainte entouré de moines, debout devant le monastère du mont Cassin, reçoit l'hommage du roi Totila qui s'agenouille, suivi d'une brillante escorte.
H., 0,29; L., 1,93. B. — Fig., 0,17. — Attribué à Neroccio di Landi. (B., 568.)
* 1306. — Pollaiuolo (Antonio del). — La Prudence,
Assise, de face, sur un trône à dossier richement orné. Robe violette à manches rouges, manteau vert. Elle tient dans sa main gauche un serpent, et dans sa droite un sceptre terminé par un miroir.
H., 1,63; L., 0,85. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Bettazzi (Uf.). — Ce panneau fait partie d'une suite de peintures représentant les Vertus, exécutées pour le tribunal des marchands par les frères PoUaiuoli et par Botticelli. (Voir Corridor I, les numéros 69 et suivants, page 12.) — Transporté du dépôt de la Galerie en 1861. — « Les deux frères- Antonio et Piero del Pollaiuolo firent, dans la Mercatanzia de Florence, plusieurs Vertus^ là même où siègent, comme tribunal, les magistrats de la corporation. » (Vas., III, 292.) Les sept Vertus, au complet, se trouvent au musée des Uffizi, la Foi, VEspérance, la Charité, la Justice, la Prudence, la Tempérance, par les frères Pollaiuoli, la Force, par Botticelli. Burckardt (p. 557) attribue les six premières figures au seul Piero del Pollaiuolo ; il y remarque les particularités de son talent : « Des figures élancées d'un dessin qui n'a rien d'irréprochable, d'un type peu accusé, d'une attitude et d'une pose incertaines, mais qui ont un éclat de draperies et de parure poussé jusqu'au raffinement, avec une grande clarté de tons dans les chairs, une force rare et un vif éclat dans le coloris des draperies, des étoffes, du paysage, dus à l'emploi des couleurs broyées au vernis de sandaraque. »
* 1307. — Lippi (Fra Filippo). — La Vierge adorant VEnfant
Jésus.
Près d'une fenêtre, la Yierge, en robe bleue et voile blanc, des perles dans sa chevelure blonde, assise, de profil tournée vers la droite, joint les mains devant l'Enfant Jésus que deux anges portent sur leurs épaules. Fond de paysage.
H., 0,89; L., 0,61. B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Gravé par Ravano (Uf.). — Peint pour la chapelle du palais de Cosme l'ancien ; transporté du Garde-meuble royal à la Galerie en 1796. — 11 existe dans la collection des Uffizi un dessin de ce tableau sur papier de couleur avec les lumières marquées en blanc. (N» 22.) La galerie de l'hôpital degli Innocenti possède une réplique avec de légères modifications. (P. 295.)
* 1311. — Lorenzo di Credi. — Le Sauveur apparaissant à la
Madeleine.
Dans un jardin à droite, le Christ, de trois quarts tourné vers la gauche, en tunique rouge et manteau bleu, appuyé sur une bêche, apparaît à la Madeleine agenouillée à gauche, les bras tendus en avant, sa chevelure blonde flottant sur une robe bleue et un manteau orange.
H., 0,55 ; L., 0,38. B. —Fig., 0,35. — Gravé par Fosella (Uf ). Acquis en 1848. Une
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Cliché Aliuari frères. Ty| ogi avui c r.oussod, Valadou et C'°.
1307. — Fra Filippo Lippt.
La Vierge adoi^ant V Enfant Jésus.
TROISIÈME SALLE TOSCANE
petite répétition avec variantes se trouve au musée du Louvre. (N^ 1264.) Ce panneau, joint aux numéros 1313, 1314, 1168, formait l'encadrement d'un crucifix en bois dans l'église de SanGaggio. Acquis en 1818.
*1313. — Lorenzo di Credi. — La Madeleine aux pieds du Sauveur.
Le Christ, en tunique rouge et manteau bleu, est a«sis sur la margelle d'un puits, de trois quarts tourné vers la droite; à ses pieds est agenouillée la Madeleine, en jupe jaune et manteau bleu, joignant les mains et regardant avec émotion le Sauveur. Au premier plan, un vase en terre, l ondde paysage.
H., 0,55; L., 0,38. B. — Fig. 0,35. — Gravé par Guzzi (Uf.).
* 1314. — Lorenzo di Credi. — V Annonciation.
Dans une chambre, à droite, devant un lit, la Vierge, vêtue d'une robe verte, s'éloigne d'un prie-Dieu et s'agenouille devant l'ange Gabriel qui lui apparaît, à gauche, sous un portique, en tunique violette et manteau rouge, et lui montre le ciel. Fond de paysage.
H., 0,35; L., 0,57. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Guzzi (Uf.). — Acquis en 1718.
* 1315. — Mainardi (Bastiano). — Trois Saints.
Au miheu, saint Pierre martyr, vu de face, le crâne ensanglanté, en dalmatique rouge et manteau vert, porte dans sa main gauche un livre et dans sa droite une palme; à gauche, saint Jacques, de trois quarts tourné vers la droite, en robe verte et manteau rou2;e, s'appuie de la main droite sur un bourdon; à droite, saint Pierre apôtre, de trois quarts tourné vers la gauche, en robe bleue et manteau jaune, tient les clefs dans sa main droite. Au fond, trois niches ornementées.
H., 1,74, L., 1,74. B. — Fig. gr. nat. — Transporté, en 1885, du couvent de Santa Maria Maddalena dei Pazzi.
*1316. — Botticelli (Sandro). — V Annonciation,
Dans une chambre, à droite, la Vierge, debout près d'un prie-Dieu, en robe rou-re, manteau bleu à col vert et voile blanc, se tourne à gauche vers l'ange Gabriel qui, drapé dans un vêtement violet, s'incline devant elle, un lis dans sa main gauche. Fond de paysage.
Sur le gradin, au miheu, une Pietà, aux deux extrémités, des écussons.
H., 1,46; L., 1,53. B. — Fig. gr. nat. — Transporté, en 1872, du couvent de Santa Maria Maddalena dei Pazzi.
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SALLE XXVn.
DITE
DEUXIÈME SALLE TOSCANE
* 44. — Grazia Dei (Mariano). — Sainte Famille.
A gauche, la Vierge, assise, porte sur ses genoux l'Enfant Jésus, de profil tourné à droite, vers saint Jean que soutient Élisabeth.
H., 1,24 ; L , 0,99. T. — Fig. gr. Dat. — « Bien que Vasari cite ce peintre comme un élève de Ridolfo Ghirlandajo, rien dans cette œuvre ne rappelle les leçons du maître; la composition en est bonne, mais les formes grossières et le ton sans éclat. » (Cr. et Cav., III, 533.) Ce tableau fut peint pour la chapelle du Palazzo Vecchio. C'est la seule œuvre qui reste du peintre.
* 1112. — Andréa del Sarto. — La Sainte Vierge avec l'Enfant
Jésus, dite Madonna delV Arpie,
Debout sur un piédestal, de trois quarts tournée vers la droite, la Vierge, enrobe rouge, manteau bleu, voile blanc sur sa chevelure blonde, tient d'une main l'Enfant Jésus suspendu à son cou et de l'autre un livre appuyé sur son genou. A ses pieds, deux anges; à gauche, saint François en robe de bure serrant un crucifix sur sa poitrine, de trois quarts tourné à droite vers saint Jean l'Évangéliste, en tunique grise et manteau rouge, le visage de face, le corps de trois quarts tourné vers la gauche, un livre à la main. Les angles du piédestal sont ornés de harpies, d'où le nom donné au tableau. Au milieu, cette inscription : And. Sar. Flor. fab. ad summu. regina. Tronu. Defertur in altUxM MDXVIL
H., 2,08; L., 1,78. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Lorenzini et Felsing. Peint pour un moine franciscain, directeur des religieux de San Francesco in via Pantolini, à Florence. Acheté par le grand-duc Ferdinand de Médicis, porté d'abord au palais Pitti, puis ensuite auxUffizi. Du temps de Vasari, qui en fait une longue description, ce tableau était déjà regardé « comme étant parmi les œuvres d'Andréa d'une beauté singulière et vraiment rare » (Vas., V, 20.) Il existe à la collection des dessins une étude au crayon noir d'après nature pour la main gauche de la Vierge, et une étude pour le saint François. (N» 159.) « 11 y a d'Andréa quelques enfants qui ne le cèdent ni en beauté ni en naïveté à ceux du Corrège, comme dans la Belle Madone avec saint François et le saint Jean Evangélisle, aux Uffizi: les enfants embrassent les pieds de la Vierge, tandis que le bambino, joyeux, grimpe à son cou. » (B. 653.)
* 1252. — Leonardo da Vinci. — U Adoration des Rois.
Au milieu, la Vierge, assise sur un banc de gazon, tient sur ses
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(Uiché Alinari frères. TyiJOgraVt.re iioussoa, Valiidou et C".
1112. — Andréa del Sarto.
Madonna deUArjrie (Fragment).
DEUXIÈME SALLE TOSCANE
genoux l'Enfant Jésus qui, d'une main reçoit les présents d'un roi mage, agenouillé à droite, et de l'autre le bénit ; une nombreuse escorte autour des rois ; au fond, un large escalier et une bataille ; montagnes à l'horizon.
Tableau inachevé.
H., 2,30; L., 2,34. B. — Fig. gr. nat. — M. Galichon, de Paris, possédait autrefois un dessin à la plume de ce tableau, exécuté en partie de la main gauche. La collection des dessins aux Uffizi possède une étude à l'encre pour l'escalier. (N» 486.) On croit que ce tableau avait été commandé en 1478 pour la chapelle du Palazzo Vecchio. « li commença un tableau de V Adoralion des Mages, où il y a nombre de belles choses, surtout des têtes, qui se trouve dans la maison d'Amerigo Bonci, en face de la Loggia des Peruzzi, mais il le laissa encore inachevé comme ses autres œuvres. » (Vas., IV, 27.) — « Le dessin de la Vierge rappelle celui de la Vierge aux rochers (musée du Louvre), et ces deux tableaux sont très probahlemerjt contemporains. Cependant V Adoration des Mages a été faite à Florence et fut probablement le dernier ouvrage que Léonard fit dans cette ville avant son départ pour la haute Italie, tandis que je crois que la Vierge aux rochers a été exécutée au commencement de son séjour à Milan ». (Ch. Clément, Léonard de Vinci, 371.) M. Eugène MuNTz, dans plusieurs études successives [VArt, 1887, — VArchivio deW Arle, 1892) a donné les raisons pour lesquelles celte esquisse ne lui semble exécutée par Léonard, ni avant son départ pour Milan, ni après son retour à Florence; et il retrouve la suite des préparations faites pour cette peinture dans plusieurs dessins du musée du Louvre, du musée de Cologne, de la collection Galichon. — « Travail surchargé, en partie, simple esquisse, mais d'un haut intérêt par le contraste entre la dévotion rituelle des personnages agenouillés au premier plan et la dévotion passionnée de la foule qui se presse derrière. » (B., 647.)
* 1254. — Andréa del Sarto. — Saint Jacques.
Le Saint, en tunique bleue et manteau rouge, appuyé sur un bourdon, vu de dos, tourne le visage de trois quarts vers la droite et caresse un enfant agenouillé, de profil tourné vers la gauche, les mains jointes; à gauche, un autre enfant, vu de face, un genou en terre, s'appuie sur un livre; ces deux enfants portent le costume de la confrérie de Saint- Jacques ; fond de paysage.
H., 1,.53; L., 0,83. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Lorenzi (Uf.). — Composé pour la confrérie de Saint-Jacques dite del Nicchio, ce tableau était porté dans les processions. 11 fait partie de la Galerie depuis 1795.
* 1257. — Lippi (FiLippiNo). — Adoration des Rois.
Au milieu, devant saint Joseph, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, est assise sur une pierre, près d'une étable en ruines. Elle porte sur ses genoux l'Enfant Jésus qui serre contre sa poitrine un vase de parfums et regarde vers la gauche où sont agenouillés deux rois mages ; un page prend la couronne du troisième qui reste debout. Au loin, l'escorte des rois; à droite, groupe d'assistants dont quelques-uns montent sur des pierres pour contempler le groupe divin. Au fond, les rois mages en marche. Plusieurs des personnages qui figurent dans ce tableau sont, d'après Vasari, des contemporains célèbres du peintre.
H., 2,53; L., 2,42. B. — Fig., 1,12. — Gravé par Ravano (Uf.). Exécuté pour l'église
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de San Donato al Scopeto. Derrière le panneau on lit : Filippus me pinsit de Lipis Florentinus addi 29 di Marzo 1496. « II fit pour les frères de Scopeto, à San Donato hors de Florence, les mages offrant leurs présents au Christ, travail achevé avec beaucoup de soin. Il y portraitura, sous la figure d'un vieillard tenant un cadran, Pier Francesco de Medici, le Vieux, le fils de Lorenzo di Bicci, et Giovanni, le père du snigneur Giovanni de Medici, et un autre Pier Francesco, frère de ce seigneur Giovanni et autres personnages notables. Il y a dans cette peinture des Maures, des Indiens, des habits et affublements étrangers et une hutte des plus bizarres. » (Vas., III, 473.) Les personnages représentés sont bien des membres de la famille de Médicis, mais Vasari s'est trompé sur quelques points. Pier Francesco le Vieux est le petit-fils et non le fils d'Averardo di Bicci. Pier Francesco le Jeune (le jeune homme blond présentant un calice) est le cousin et non le frère de Giovanni délia Bande Nere, dont le père est, en effet, le jeune roi à qui un page enlève sa couronne. (Voir note de M. Milanesi. Vas., III, 475.) « Ici le peintre se sert du système à pyramide déjà employé par Filippo Lippi : la base est formée par les deux mages agenouillés et le sommet par saint Joseph. » (Cr. et Cav., II, 444.)
* 1259. — Albertinelli (Mariotto). — Visitation.
Sainte Élisabeth, en robe verte, manteau jaune et voile blanc, de profil tournée vers la gauche, s'incline avec respect devant la Vierge , en robe rouge et manteau bleu, de profil tournée vers la droite, et lui prend la main. — Daté au milieu des piliers : MDIII.
Sur la prédella : V Aimonciation, la Nativité, la Présentation au temple.
H., 2,31 ; L., 1,47. B. — Fig. gr. nat. — Gravé : le panneau central, par Vincent délia Bruna, N. Thomas Calametta (Uf.) et Etr. Pit., pl. 39; la predella, par Feretti, Morelli et Franck (Uf.). — Exécuté en 1503 pour l'église délia Congrega dei Preti de Saint - Martin ou Sainte-Elisabeth, transporté en 1786 à la Galerie. — « Sa première œuvre datée, la Visitation, avec les deux figures si nobles qui forment un ensemble vraiment harmonieux, est son chef-d'œuvre. » (B., 652.) « La composition simple et grandiose, la noble expression des figures, l'exécution vigoureuse, sont dignes des plus grands maîtres. « (Milanesi. Vas., IV, 229, n" 3.) La collection des dessins possède une étude pour ce tableau. (NO 104.)
* 1261. — Chimenti da Empoli. — Saint Yves, protecteur des
orphelins.
Le Saint, assis de face à son tribunal, vêtu comme les anciens gonfaloniers de Florence, en robe violette, col d'hermine et manteau brun, coiffé d'un chaperon rouge, lit une requête; à gauche, un jeune garçon, une veuve et un enfant, une jeune fille et une vieille femme près du Saint; à droite, un orphelin étendant la main vers le Saint, une femme s'appuyant sur l'épaule d'un enfant et une autre implorant le Saint, près d'un homme debout vêtu de noir, le magistrat des orphelins sans doute. Dans les airs, deux anges portant des fleurs
H., 2,87; L.. 2,11. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Cornacchia (Uf.). Peint, en 1616, pour le magistrat des orphelins, et payé 416 scudi ; transporté, en 1777, à la Galerie et remplacé par une copie de Gaëtano Neri.
1264. — Franciabigio. — La Sainte Vierge et VEnfant Jésus. Sur un trône, la Vierge, en robe rose et manteau vert, est assise.
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de trois quarts, tournée à 'droite vers saint Job, qui s'incline ; elle porte sur ses genoux l'Enfant Jésus qui bénit saint Jean-Baptiste debout à gauche.
Signé : F. B. G.
H., 2,09; L., 1,72. B. — Fig. gr. nat. — Provient du monastère de Saint-Job.
* 1265. — Fra Bartolommeo. — Sainte Famille, Saints et
Saintes.
Sur un trône élevé de six marches, la Vierge est assise, de trois quarts tournée vers la gauche, l'Enfant Jésus sur ses genoux; derrière le trône, sainte Anne debout lève les yeux au ciel; à gauche, saint Jean prend le pied du Sauveur. De chaque côté du groupe divin sont debout les Saints protecteurs de Florence : à droite, sainte Reparata, martyre; à gauche, saint Gualbert, et au premier plan, saint Zanobi, éveque, et saint Barnabé. Au pied du trône, deux anges, un chœur de séraphins portant des instruments de musique, un livre ouvert et une tête à trois faces représentant la Trinité. D'après certains auteurs, le Saint qui porte à droite un étendard déployé serait le pape Victor, et le Dominicain qui, à gauche, regarde le spectateur, serait le peintre lui-même.
H., 4,44; L., 304. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Desvachez (Uf.). Ce tableau avait été commandé en 1512 par le gonfaloriier Soderini, pour la salle du conseil. En L513, le peintre avait déjà reçu un acompte de 100 ducats d'or. Néanmoins, lorsqu'il mourut en 1517, lelableau était inachevé; il fut alors placé par Ottaviano de Medici dans l'église San Lorenzo. « On y voit tous les protecteurs de la ville de Florence et les saints des jours où la ville a remporté des victoires. Il s'y trouve le portrait de Bartolommeo qu'il se fit avec un miroir. Il l'avait déjà entièrement dessiné, lorsqu'à force de travailler sous une fenêtre dont la clarté le frappait dans le dos, il s'en trouva un jour tout malade, ne pouvant plus remuer. » (Vas., IV, 198.) « Le tableau achevé eût été le chef-d'œuvre de Fra Bartolommeo ; ce n'est qu'une esquisse, mais magistralement traitée. On y peut observer l'expression première de l'inspiration du maître. » (Cr. et Cav., III, 455.) « On voit, en effet, parjf.iitemenl dans ce tableau comment procédait Fra Bartolommeo. 11 préparait tout son tableau au bistre, modelait toutes les parties, marquait avec précision les ombres et les lumières, achevait presque sa peinture avec une seule couleur. (C'est à cet état qu'est resté ce dernier tableau.) Cela fait, il revenait sur le tout avec des couleurs légères et ne procédait alors que par des glacis : d'où la transparence et l'éclat de ses tons. » (Anatole Gruyer, Iconographie de la Vierge, I, 315.) La collection des dessins aux Uffizi possède plusieurs études pour ce tableau. (N» 130.)
* 1266. — Bronzino (Angelo). — Portrait d'homme.
Dans une chambre, de trois quarts à gauche, la tête tournée vers la droite, visage imberbe. Toque et tunique noires. Dans la main droite, un instrument de musique; à gauche, sur une table, une statue.
H., 0,95; L., B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — M. Milanesi croit que ce portrait est celui d'un sculpteur nommé Santi Alberighi, fils de Jean Alberighi dit de La Cainilla.
* 1267. — Il Pontormo. — Cosme, père de la patrie.
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*1268. — Lippi (FiLippiNo). — La Vierge, VEnfant Jésus et quatre Saints,
Dans une niche richement ornée, la Vierge, assise sur un trône, de trois quarts tournée vers la gauche, en robe et voile bleus clairs et manteau bleu foncé, porte sur ses genoux l'Enfant Jésus qui feuillette un livre et regarde à gauche saint Victor en costume épiscopal, les mains croisées sur la poitrine, et saint Jean appuyé sur une croix, une peau de bête et un manteau rouge jetés sur son épaule gauche; à droite, saint Bernard, en robe de bure, présentant les règles de son ordre, et saint Zanobi, évêque, revêtu de sa dalmatique. A la partie supérieure, des anges couronnent la Vierge, et répandent des fleurs; au plafond, les armes de la ville de Florence. Au premier plan, un livre enveloppé dans une étoffe rouge et bleue et l'inscription : Anno salutis MCCCCLXXXV die XX februarii.
H., 3,44; L., 2,24. B. — Fig. gr. nat. — Peint pour la salle degli Otto di Pratica, dans le palais de la Seigneurie. « L'artiste reçut pour ce travail un premier acompte le 27 septembre 1485, un second au mois d'avril 1486, et le solde de 1,200 livres le "7 juin de la même année. Le cadre sculpté commandé à Clémente di Domenico del Tasso coûta 500 livres. (Gaye, Cartegyio, 1, 581 et 582.) « Au nombre des tableaux d'autel de sa première manière et beaucoup plus agréables, il faut citer la Madone entre des saints et l'Adoration des mages. » (B. 5C0.)
* 1269. — Vasari. — Portrait de Laurent de Médicis, dit le
Magnifique,
Assis dans un fauteuil, de trois quarts tourné vers la droite, vêtu d'une tunique bleue garnie de fourrure, ses deux mains passées dans une ceinture de cuir à laquelle pend une escarcelle rouge; au fond, à gauche, sur un meuble, une lampe étrusque; à droite, sur un piédestal où on Ut : Vilia virtiUi suhiacent, un masque tragique et une aiguière; au mur, un masque comique. Sur le dossier du fauteuil on lit : Sicut maiores mihi, ita et ego post mea virtule prœluxi.
H., 0,86; L.,0,70. B. — F. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Ravano (UL). Vasari offrit ce portrait au duc Alexandre pour être mis à sa villa del Poggio. (Vas.^ VIII, 240.) La collection des dessins possède une étude pour ce portrait. (N» 217.)
* 1270. — Il Pontormo. — Portrait de Cosme P\
*1271. — Bronzino (Angrlo). — Descente du Sauveur aux limbes.
Le Christ, portant dans sa mdn gauche un étendard et posant la main droite sur le bras d'un vieillard , s'avance vers la gauche, suivi d'une foule nombreuse d'hommes et de femmes; au premier plan, des bienheureux contemplant le Sauveur ; à droite, deux jeunes femmes. Fond de
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Cliché Aliuari frères. Typogravure Boussod, Valudou et C",
12G8. — FiLiPPiNO LiPPi.
La Vierge^ V Enjant Jésvs et quatre Saints.
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paysage sombre avec des démons au milieu des flammes. Signé, sur la lame de l'épée que tient la Judith : MDLII. Opéra del Bronziao Fior^.
H., 4,43; L., 2,91. B. — Fig. plus gr. nat. — Ce tableau, placé autrefois dans la chapelle Zanchiiii à l'église Santa-Croce, fut donné à la Galerie en 1821 par le chevalier Léopoldo Ricasoli. « Giovanni Zanchini, commanda le tableau de sa chapelle à Bronzino pour y faire le Christ descendant aux limbes, afin d'en tirer les saints Pères. Y ayant donc mis la main, Angelo exécuta ce travail avec tout le soin qu'y peut mettre celui qui désire s'acquérir de la gloire par de tels efforts; on y voit de très beaux nus, hommes, femmes, enfants, vieillards et jeunes gens, avec les traits et attitudes de personnes qui y sont portraiturées d'une façon très vraie ; parmi eux, Jacopo Pontormo, Giovanni Batista Gello, fameux académicien de Florence, Bacchiacca, le peintre; parmi les femmes, deux belles jeunes femmes de Florence, nobles et vraimernt très belles, dignes par leur incroyable beauté et leur vertu de louange et souvenir éternels, Madonna Costanza da Somaïa, femme de G.-B. Doni, encore vivante, et Madonna Camilla Tebaldi del Corno, aujourd'hui passée dans une vie meilleure. » (Vas., VII, 599.) Voira l'Académie des beauxarts un carton de Bronzino, représentant le même sujet, mais avec un plus grand nombre de figures.
* 1274. — Biliverti. — La Chasteté de Joseph.
A gauche, la femme de Putiphar, de trois quarts tournée vers la gauche, descend de son lit et cherche à retenir Joseph.
H., 2,40; L., 2,98. B. — Fig. gr. nat. — Exécuté en 1624 sur la commande du cardinal Charles Laurent de Médicis.
* 1275. — Ghirlandajo (Ridolfo). — Samt Zanobi ressuscite un
enfant.
Sur une place, au milieu, un enfant mort couché à terre sur une draperie violette et un coussin jaune, revient à la vie; il tend les mains vers sa mère, agenouillée à gauche, qui est accompagnée de deux femmes. Toutes trois sont tournées vers la droite, implorant l'évêque agenouillé entre deux diacres et suivi de deux prêtres, dont l'un porte la crosse épiscopale ; près de l'évêque, à genoux, le père de l'enfant. Au fond, une église avec un campanile et différents édifices.
H., 1,94 ; L., 1,68. B. — Fig., 1,15. — Ce tableau, ainsi que le 1277, qui encadraient une ^ wnoncmiîow d'Albertinelli dans l'église de la confrérie de Saint-Zanobi, puis dans la cathédrale, fut transporté d'abord à l'Académie des beaux-arts, ensuite eti l'794 aux Uffizi. — « Il fit dans le premier tableau San Zanobi ressuscitant un enfant dans le Borgo degli Albi zzi, à Florence ; c'est une composition très enlevée et très vivante; il y a beaucoup de tètes peintes d'après nature, et quelques femmes manifestant vivement leur joie et leur surprise, envoyant l'enfant ressusciter et reprendre ses sens^ » (Vas., VI, 537.) « Aux Uffizi, par Ridolfo, une série de tableaux très différents dans lesquels on remarque déjà, d'une manière plus ou moins troublante, l'imitation passagère des autres maîtres, Raphaël, Léonard, Bartolommeo, de chacun séparément ou de tous ensemble; il en est ainsi même dans les scènes tant admirées de la Vie de saint Zanobi. » (B., 658.)
* 1277. — Ghirlandajo (Ridolfo). — Translation du corps de
saint Zanobi.
Précédés de clercs, six évêques en riches costumes épiscopaux
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s'avancent vers la gauche, portant sur leurs épaules le cercueil du Saint ; à droite, foule d'assistants; au second plan, un arbre dont les feuilles reverdissent ; à gauche, la Cathédrale ; à droite, le Baptistère.
H., 1,95; L., 1,66. B.— Fig., 1,15. — Voir le 1275. — « Dans le second tableau, c'est quand le corps de saint Zanobi est transporté par six évêques de San Lorenzo à Santa Maria del Fiore et quand passant sur la place San Giovanni,, un ormeau desséché (là même où, par souvenir du miracle, se dresse aujourd'hui une colonne de marbre surmontée d'une croix), dès qu'il fut, par la volonté divine, touché par le cercueil où était le saint corps, reprit ses feuilles et poussa des fleurs ; cette peinture de Ridolfo n'était pas moins belle que Tautre. » (Vas., VI, 537.) — « Cette œuvre est digne de Domenico; la manière de peindre particulière à Mariotto et à Fra Bartolommeo n'a jamais été mieux imitée par Ridolfo, qui se montre ici supérieur à Granacci et à Piero di Cosimo et égale presque Andréa del Sarto. » (Cr. et Cav., III, 527.)
*1278 bis, — Verrocchio. — La Vierge, V Enfant Jésus et des Saints.
Dans une niche, au milieu, la Vierge est assise, en robe rouge et manteau vert, de trois quarts tournée vers la gauche, tenant sur ses genoux l'Enfent Jésus qui lui prend le sein; à gauche, saint François, agenouillé, et, debout, saint Zanobi présentant le plan d'une cathédrale ; à droite, agenouillé, saint Nicolas de Bari tenant un livre et trois bourses, et, debout, saint Jean-Baptiste.
H., 1,70; L., 1,75. B. — Fig., 1,20.
* 1279. — Il Sodoma. — Saint Sébastien.
Le Saint, lié à un arbre, le corps de face, transpercé de flèches, tourne la tête à droite vers un ange qui lui présente une couronne. Fond de paysage avec des ruines et des groupes de personnages.
Sur le revers, une Vierge portant l'Enfant Jésus et une Sainte.
H., 2,04; L., 1,45. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Godefroy (W.) et Meunier. (Uf.) — Ancienne bannière que la confrérie de Saint-Sébastien de Camollia près Sienne portait dans les processions. — Transportée à la Galerie en 1786. — Des marchands de Lucques avaient oflfert aux moines 300 scudi d'or de cette peintuie, mais ceux-ci refusèrent, ne voulant pas priver leur confrérie et la ville d'une œuvre si rare. (Vas., VI, 390.)
*4280. — Granacci. — La Vierge donne sa ceinture à saint Thomas,
Au ciel, dans une gloire, entourée d anges, la Vierge, assise de face sur un nuage, en robe violette et manteau bleu, déroule sa ceinture que reçoit saint Thomas, agenouillé à gauche, de profil tourné vers la droite, en tunique verte et manteau rouge ; à droite, un genou en terre, l'archange saint Michel, appuyé sur une épée, un manteau rouge par-dessus son armure; au milieu, le tombeau de la Vierge. Fond de paysage.
H., 2,98; L., 1,80. B. —Fig. pet. nat. — Gravé dans l'Etr. Pit., pl. 33. —Transporté en 1803 de l'Académie des beaux-arts. — Réplique avec quelques modifications du tableau
1278 Us, — Andréa Verrocchio La Vierge, V Enfant Jésus et des Saints.
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Cliclié Alinari frères. ^J'ypogravure Boussod, Valadon et C".
1279. — Il Sodoma.
Saint Sébastien.
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exécuté par Granacci pour l'église S. Pier Maggiore, qui, après avoir fait partie de la collection Ruccellaï, fut vendu à l'étranger. (Vas., VI, 343.)
* 1280 bis. — Rosselli (Cosimo). — La Vierge et V Enfant Jésus
adorés par deux Saints,
Sous un portique, au milieu, la Vierge, en robe bleue et manteau rouge, assise sur un trône, soutient sur ses genoux, de son bras gauche, l'Enfant Jésus qui lui prend le sein et pose sa main droite sur la tête du petit saint Jean debout, à gauche, dans une attitude de prière. Au premier plan, à droite, saint Pierre, en tunique bleue et manteau jaune, portant les clefs et un livre; à gauche, saint Jacques, en tunique bleue et manteau rouge, appuyé sur un bourdon. Dans les airs, deux anges tenant une tiare. Fond de paysage.
H., 2,02 ; L., 1,90. B. — Fig. gr. nat. — Transporté à la Galerie lors de la suppression des couvents; aurait été peint en 1505 pour l'église de Santa Maria Maddalena dei Pazzi. La collection des dessins possède une étude pour ce tableau. (N» 50.)
* 1281. — Vasari. — Portrait d'Alexandre de Médicis.
En pied, assis, armé et cuirassé.
H., 1,57; L., 1,16. — Fig. gr. nat. — Peint en 1533. « Je fis, dans un panneau haut de trois brasses, le duc Alessandro, en armes, d'après nature, dans une manière nouvelle, sur un siège composé de prisonniers liés ensemble, avec d'autres fantaisies. Il me souvient que le portrait était ressemblant, mais que, pour reproduire le poli de ces armes, si blanc, si reluisant, si net, j'y faillis perdre la tête, m'exténuant à reproduire tous les détails d'après nature. Désespérant d'approcher de la vérité dans cette affaire, j'amenai Jacopo daPontormo, dont je respectais beaucoup le talent, voir mon travail et me donner conseil; lequel, voyant mon tableau et comprenant mon angoisse, me dit affectueusement : « Mon fils, tant que ces armures réelles et éclatantes seront près de ton tableau, les tiennes te paraîtront de la peinture, car la céruse a beau être la couleur la plus vive que nous employons, le fer est encore plus vif et resplendissant. Enlève ces armes et tu verras que les tiennes ne sont pas aussi mauvaises que tu le penses. » (Vas. VII, 657.)
1283. — Botticini. — Descente de Croix,
Le Christ, mort, repose sur les genoux de la Vierge, assise de trois quarts tournée vers la gauche, drapée dans un manteau gris. Un apôtre, en tunique rouge et manteau vert, soutient la tête du Sauveur, dont la Madeleine, à droite, agenouillée, en robe bleue, manteau vert et rouge, porte les pieds. Au second plan, derrière la Vierge, une sainte femme; à droite, saint Jean, montrant le Christ. Au fond, le portement de croix; Jérusalem à l'horizon.
H., 2; L., 1,85. B. — Fig. gr. ijat. — Peint pour l'église d'Empoli ; porté en 1786 à l'Académie des beaux-arts et de là aux Uffizi. Attribué autrefois au Pérugin.
1284. — 11 Pontormo. — Vénus et V Amour,
A droite, la déesse est couchée nue sur une draperie bleue, de profil
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tournée vers la gauche, tenant dans sa main droite une flèche; l'Amour, debout, enlace le cou de sa mère; à gauche, sur une table, un carquois, une coupe, deux masques.
H., 1,27; L., 1,91. T. — Fig. gr. nat. — Peint, dit-on, d'après un carton de Michel- Ange, ce tableau demeura longtemps au Garde-meuble, le corps de Vénus recouvert d'une draperie. Il fut remis en état vers 1850, et transporté à l'Académie des beaux-arts, d'où il passa aux Uffizi en 1861. « Bartolommeo Bettini, grand ami de Michel-Ange, obtint du grand artiste qu'il lui fit un carton d'une Vénus nue avec un Cupidon qui l'embrasse, pour le faire peindre par Pontormo et le mettre au milieu de sa chambre, dans les lunettes de laquelle il avait commencé de faire peindre par Bronzino : le Dante, Pétrarque, Boccace ; avec l'intention d'y faire les autre poètes qui ont chanté l'amour en prose et en vers toscans. Ayant donc eu le carton, Pontormo l'exécuta, à son aise, en perfection, comme tout le monde le sait, sans que j'en fasse autrement l'éloge. » (Vas., VI, 292.)
Sur UQ chevalet :
* Lorenzo di Credi . — Vénus .
Elle est vue de face, le visage tourné vers la gauche, toute nue, couverte d'une légère draperie qu'elle retient de ses mains sur sa poitrine et sa cuisse.
H., 1,50; L., 0,68. B. — Fig., 1,36. — Tableau apporté en 1869 de la villa di Cafaggiolo, récemment exposé et non encore numéroté. Provenant de l'ancienne collection des Médicis. La conformité des dimensions et de l'attitude de cette figure avec celle de la Vénus de Botticelli, acquise naguère par le musée de Berlin, font penser à M. Ridolfi que les deux œuvres pourraient être le résultat d'une sorte de concours ouvert entre les plus grands artistes de l'époque par Laurent le Magnifique. Botticelli reçut, sans doute, le prix et fut désigné pour représenter la Naissance de Fenus destinée à orner la villa du prince. (Voir salle Lorenzo Monaco, n» 39, p. 94.)