‹ FlorenceChapitre 141 sur 195 · SS. ANNUNZIATA ( L' ANN O NC I A DE · texte numérisé non relu

SS. ANNUNZIATA ( L' ANN O NC I A DE

entrelacés, monogramme employé pour la première fois et qui deviendra sa signature usuelle. — (Andréa d'Agnolo.) — Peint en 1511.

A droite le peintre s'est représenté lui-même, de face, étendant le bras vers le sculpteur Sansovino. Le personnage à leur côté, dont on ne voit que la tête, est le musicien François Ajole. La collection des dessins aux Uffizi possède la première pensée de cette fresque. (N® 155.)

* Andréa del Sarto. — La Naissance de la Vierge.

Dans une chambre, à droite, sainte Anne est couchée sur un lit à baldaquin, de trois quarts tournée vers la gauche ; deux servantes debout lui présentent, l'une une écuelle, l'autre un plateau. Au miheu, deux dames s'avancent vers l'accouchée, l'une de profil tournée vers la gauche, nu-tête, sa chevelure blonde tombant sur une robe jaune, l'autre de face, en robe rouge bordée de fourrure, un voile blanc sur la tête, qui passe pour être Lucrezia del Fede, femme du peintre. A gauche, devant une cheminée, des servantes donnant leurs soins à l'enfant que l'une d'elles tient sur ses genoux, et un jeune garçon qui se chauffe. Au fond, Joachim assis dans l'ombre. En haut, sur le baldaquin du lit, on voit deux petits anges assis et un grand ange musicien dans une nuée. Par une porte au fond, à gauche, entrent deux personnes.

Signé, sur la cheminée où deux anges tiennent l'écusson desMédicis : Andréas Faciebat MDXIY.

Gravé par Antonio Perfetti. — Cette admirable fresque, commencée en 1511 et interrompue par d'autres travaux, ne fut achevée, on le voit, qu'en 1514. Le peintre en avait composé un carton qu'il soumit à l'approbation des moines et pour lequel il reçut un acompte de sept [lires (25 décembre 1511). Dans l'intervalle, Andréa avait épousé, le 26 décembre 1512, Lucrezia del Fede qu'il aimait depuis longtemps et qui était devenue veuve. » Il semble que l'artiste ait pris plaisir à dater son travail et son bonheur. L'œuvre est solennelle et charmante... La pantomime de tous les personnages est admirable au point de vue de la vérité humaine ; au point de vue de l'art, elle est choisie, bien rythmée, noblement écrite. » (Paul Mantz.) — « Cette composition est l'expression achevée du sujet et s'élève à la pure beauté. Ghirlandajo lui-même, qui a été évidemment le modèle d'Andréa, en regard de cette œuvre d'une richesse merveilleuse, paraît étroit et sec. » (B., 654.) La collection des dessins aux Uffizi en possède une étude. (N° 153.)

* Franciabigio. — Le Mariage de la Vierge.

Au milieu, le grand-prêtre, en tunique violette et turban bleu, unit les deux époux. A gauche, saint Joseph, de profil tourné vers la droite, en tunique violette et manteau bleu ; à droite, la Vierge, de trois quarts tournée vers la gauche, en robe rouge, une jeune fille à son côté ; au premier plan, un jeune homme, assis à terre, brisant son bâton avec colère, et deux autres jeunes gens, à gauche, prêts à s'élancer, menaçants, vers les époux. Au fond, le temple précédé d'un portique.

Les mutilations qu'on remarque dans cette fresque, notamment sur la tète de la

Page 1