SS. ANNUNZIATA (L'ANNONCIADE
Vierge et celle du jeune homme assis, sont dues à l'artiste lui-même, qui, furieux que les moines l'eussent découverte, en même temps qu'une d'Andréa del Sarto, avant son achèvement complet, voulut la détruire à coups de marteau et fut à grand'peine arrêté dans son œuvre de destruction. L'anecdote racontée par Vasari, qui s'étend longuement sur cette belle composition, est confirmée par les documents. On voit que la fabrique insista vainement, par promesses et menaces, auprès de l'artiste pour qu'il réparât et terminât son œuvre. « Et à cause du respect qu'on éprouvait pour cette œuvre et pour lui, aucun autre peintre no l'a voulu finir. » (Vas., V, 193.)
* Il Pontormo. — La Visitation.
Au sommet d'un escalier, devant une chapelle semi-circulaire, la Yierge, en robe rouge et manteau bleu, de profil tournée vers la droite, reçoit l'hommage de sainte Élisabeth agenouillée devant elle, en robe verte, manteau jaune et voile blanc; à gauche, deux femmes, dont Tune porte un panier sur sa tête et l'autre regarde le spectateur; à droite, deux apôtres debout. Sur les marches, un enfant assis.
Gravé dans VEtr. PU., pl. XLIX et par Alessandro Chiari. — Cette peinture, l'une des premières et la meilleure de l'artiste, fut peinte d'avril 1515 à juin 1516, et payée 74 livres. Pootormo avait vingt et un ans. — « Les femmes, les enfants, les vieillards y sont faits avec tant de morbidesse et d'unité colorée que c'est chose merveilleuse, notamment les chairs d'un enfant assis sur des marches... On ne peut, à la fresque, ni faire mieux ni plus agréablement. » (Vas., VI, 257.) — « Ici, la manière d'Andréa del Sarto et de Fra Bartolommeo est poussée avec une puissance extraordinaire, jusqu'au point où elle devient un style tout nouveau. » (B., 655.)
* Il Rosso. — L'Assomption,
A la partie inférieure, les douze Apôtres, dans des attitudes mouvementées et drapés dans d'énormes manteaux, se dressent, les yeux tournés vers la Vierge, vêtue de bleu, qui s'élève, à la partie supérieure, dans les nuées, au miheu d'un cortège d'anges.
Peint par l'artiste à l'âge de dix-sept ans, en 1513. — Gravé dans l'Etr, PU., pl. XLVII. — Au temps de Vasari, on admirait beaucoup dans cette Assomption < ce ciel d'anges, tous enfants nus, qui dansent en rond autour de Notre-Dame; qui se présentent en raccourcis avec de très belles allures de contours, emportés dans l'air de la façon la plus gracieuse... Il y fit les apôtres surchargés de draperies et trop couverts de leurs plis abondants, mais les attitudes et les têtes sont plus que belles ». (Vas., V, 156.)
A gauche. •
* Baldovinetti. — La Nativité.
Au milieu, au pied d'une masure en ruines, la Vierge et saint Joseph agenouillés devant l'Enfant Jésus couché à terre; auprès d'eux, l'âne et le bœuf; à droite, deux paysans se dirigeant vers le groupe divin et deux autres regardant en haut des anges qui volent; à gauche, une vallée qui serpente entre des montagnes.
Cette peinture, commandée en 1460 et terminée en 1462, payée 20 florins, est la première de la série. Baldovinetti, toujours préoccupé des améliorations techniques, l'au-