‹ FlorenceChapitre 145 sur 195 · SS. ANNUNZIATA ( L'AN N O N CI A D E · texte numérisé non relu

SS. ANNUNZIATA ( L'AN N O N CI A D E

Imitation de la fresque de Michel-Ange que le peintre a représenté à gauche, de trois quarts tourné vers la droite, avec une longue barbe blanche.

4^ chapelle.

Pietro Perugino (Attribué à). — Assomption.

Choeur.

A gauche : 1"^^ chapelle. AUori (ÂLEssANDRo). — Naissance de la Vierge, Daté 1602.

3® chapelle.

École de Pietro Perugino. — La Vierge sur un trône et quatre Saints.

Bien que Richa cite cette peinture comme du maître lui-même, nous hésitons à maintenir cette attribution à cause de la faiblesse du dessin et du coloris.

chapelle.

Bronzino. — Résurrection.

A droite : 2^ chapelle.

Biliverti. — Mariage de sainte Catherine.

Daté 1606.

Cloître de l'Église.

On y entre, soit par Téglise, soit directement, par la place. * Andréa del Sarto. — La Madone dite au sac.

Sur les marches d'un portique, la Vierge, en robe rouge à manches blanches et manteau bleu, est assise de face, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus, de trois quarts tourné vers la gauche, où saint Joseph assis, en tunique violette et manteau jaune, le bras appuyé sur un sac, est plongé dans la lecture d'un livre ; à droite et à gauche, deux colonnes sur les piédestaux desquelles on Ht : Quem genuit, adoravit. AN. DOM.MDXXV.

Gravé par B. Morghen, etc.

Chapelle des Peintres.

Sur la porte, on lit : Bonarum artium. Il Pontormo. — Madone, Saintes et Saints.

La Vierge, en robe rouge et manteau bleu, est assise sur un trône, portant l'Enfant Jésus qui caresse sainte Catherine agenouillée à gauche près de sainte Lucie; à droite, un vieillard agenouillé et un ange debout.

BADIA

Cliché Alinari frères. TypograTiirc Boussuti, N'aladou cl C

FlLIPPINO LiPPI.

Vision de saint Bernard.

CHIESA DELLA BADIA.

CHIESA DELLA BADIA

Via del Prooonsolo, vis-à-vis le Bargello.

La Badia (abbaye), fondée en 978, reconstruite en 1284 par Arnolfo di Cambio, fut modernisée, en 1625, par Matteo Segaloni.

A gauche : Chapelle Bianghi.

* Sur Tautel. — Lippi (Filippino). — Vision de saint Bernard.

Au milieu, près d'un rocher sur lequel sont entassés des livres, saint Bernard, en robe de moine, assis devant un pupitre, une plume à la main^ de profil tourné vers la gauche, s'arrête dans son travail à la vue de la Vierge qui lui apparaît entourée d'anges, de profil tournée à droite, en robe rouge et manteau bleu, un voile de gaze sur sa chevelure blonde ; elle tourne les pages du volume sur lequel écrivait saint Bernard. Au premier plan, vu à mi-corps, de profil tourné vers la gauche, les mains jointes, nu-tète, le donateur, en manteau noir bordé de fourrure et capuchon rouge. Fond de paysage ; à droite, un monastère devant lequel sont groupés des moines.

La collection des dessins desUffizi possède des études pour ce tableau. (N'S 61 et 68.) D'après Puccinelli {Chronique de la Badia de Florence), ce tableau, commandé en 1480 au peintre par Francesco del Pugliese, était destiné à l'église de Comparo, hors les murs; il en fut enlevé en 1529, lors du siège de Florence.

Abside. — Peintures des voûtes par Ferretti.

Cloître.

Galerie du premier étage.

Maître florentin du XV^ siècle. — Seize épisodes de la vie de saint Benoît,

M. BoDE, dans ses notes au Cicérone, dit « qu'il a toujours regardé ces peintures intéressantes comme une première ébauche des célèbres peintures représentant les mêmes sujets au couvent San Severino, à Naples, et par le même maître. » (B., 630.)

CHIESA DELLA CALZA.

GHIESA DELLA GALZA

Piazza di Galza, près de la porta Romana. (Rive gauche de TArno.)

Cette église tire son nom d'an capuchon porté par les moines du couvent (les Ingesuati) qui avait la forme de chausses.

* Pietro Perugino. — Le Pérugin. — Le ChîHst en croix.

A gauche, de trois quarts tournés vers la droite, saint Jérôme, appuyé sur un bâton, un chapeau de cardinal à ses pieds, saint François, une croix et un livre dans les mains, et saint Giovanni Colombi, fondateur de l'ordre des Ingesuati, regardant avec émotion le Sauveur. A droite, saint Jean- Baptiste, vu de face, appuyé sur une croix, montrant le Christ au spectateur. Au miheu, la Madeleine, agenouillée, en robe rouge et manteau vert, sa chevelure éparse, tient dans ses mains les pieds du Christ.

« Ce tableau, dont plusieurs parties portent d'une manière évid,ente la marque du Pérugin, semble, dans certaines autres, telles que le saint Jérôme, avoir été exécuté par Luca Signorelli o (Cr. et Cav., III, p. 247). Les tableaux de ce maître, à Cortona, sont, en effet, de la même facture et d'expressions identiques. » — « Ce tableau était, avant 1529» à San Giusto, église hors les murs, qui fut détruite aux approches du siège, et pour laquelle Pérugin l'avait peinte, ainsi que des fresques très nombreuses et importantes, et les tableaux du Christ au jardin des Oliviers et de la Pietà, qui sont aujourd'hui à l'Académie des beaux-arts. Au temps de Vasari, ces trois tableaux avaient déjà beaucoup souffert. » (Vas., III, 572-574.)

SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

GHIESA SANTA GROGE

(ÉGLISE SAINTE-CROIX) Piazza Santa Groce.

L'église de Santa Groce a été construite vers 1295, sur les plans d'Arnolfo di Gambio, l'architecte du Palazzo Vecchio et de la cathédrale Santa Maria del Fiore. C'est un des monuments les plus importants de l'art gothique en Italie. L'intérieur fut restauré au xvi^ siècle par Vasari, qui construisit les autels latéraux. La façade moderne a été élevée en 1857 par Matas. Giotto et ses élèves en avaient décoré l'intérieur; et, malgré la disparition d'un certain nombre de peintures murales et de tableaux, c'est un des édifices où l'on peut suivre encore le mieux les développements de l'école florentine au xiv® siècle.

Nef latérale de droite, près de V Annonciation, par Donatello : *Andreadel Castagno. — Saint Jean-Baptiste et saint François.

A gauche, saint Jean, une peau de bête sur les épaules, de trois quarts tourné vers la droite, les yeux au ciel; à droite, saint François enveloppé dans une robe de bure, de trois quarts tourné vers la gauche, les mains jointes. On lit sur le cadre : S. lOHES. B. S. FRANC. — Fresque.

« Il travailla à Santa Croce, dans la chapelle des Cavalcanti, un saint Jean-Baptiste et un saint François qui sont regardés comme de très bonnes figures (Vas., II, 672). Malgré cette tradition, Burckhardt (p. 551) attribue cette fresque à Domenico Veneziano. Il la croit copiée d'après la Vierge et Saints du Musée des Uffizi. « Ici apparaissent ces formes nouvelles, aux muscles apparents, aux veines dessinées avec une précision anatomique, qu'on retrouvera plus tard chez Mantegna. » (Cr. et Cav., II, 309.)

Transept de droite.

Chapelle du Saint Sacrement ou Gastellani.

Fresques peintes en 1377 et attribuées par Burckhardt à Agnolo Gaddi. La tradition recueillie par Vasari et acceptée par Crowe et Cavalcaselle les donne à Starnina (Gherardo). Les sujets sont tirés de la vie des Saints.

232 SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

A la voûte. — Les Évangélistes et les Pères de l'Église. Sur un fond bleu semé d'étoiles d'or.

Sur le mur, à droite. — 1. Scènes de la vie de saint Jean- Baptiste. — II. Scènes de la vie de saint Nicolas de Bari.

1 Il vient en aide à un gentilhomme tombé dans la misère en jetant par une fenêtre trois bourses d'or qui serviront à doter ses filles. — 2^ Il sauve un matelot tombé à la mer. — 3*" Il ramène à ses parents un enfant perdu. — 4"^ Il ressuscite quatre enfants qui avaient été coupés en morceaux et jetés dans un baril. — 5^ Il sauve un innocent injustement accusé.

Sur le mur, à gauche. — 1. Scènes de la vie de saint Jean VÊvangéliste. — II. Scènes de la vie de saint Antoine (très endommagées).

Sur l'autel. — École de Giotto. — Crucifix.

Chapelle Baroncelli ou Giugni.

Gaddi (Taddeo). — Scènes de la vie de la Vierge,

Ces fresques, qui ont été peintes de 1352 à 1356, sont parmi les plus importantes de l'école de Giotto ; « les motifs de groupement et de draperie ont ici une beauté particulière et sont exécutés avec une rare hardiesse ». (B., 511, n.) Plusieurs de ces sujets avaient été traités quelques années auparavant, vers 1310, par le grand Giotto, dans la chapelle dell'Arena à Padoue, et son élève favori ne pouvait pas oublier ici les belles compositions de son maître.

* Joachim chassé du temple, — A gauche, devant l'autel, le grandprêtre et Joachim s'enfuyant, un agneau dans les bras ; à droite, un ange lui apparaît, tandis qu'il fait paître ses troupeaux.

* Si"* Rencontre de Joachim et de sainte ^/iwe^près de la porte Dorée. — Joachim, en tunique rose, accompagné d'un serviteur portant sur son épaule un chevreau pendu à un bâton, tend les bras à sainte Anne, drapée dans un manteau vert, que suivent trois femmes.

* Naissance de la Vierge. — Dans une chambre, au pied d'un lit, sont assises, près d'une bassine, sainte Anne, tenant dans ses bras la Vierge, et une servante ; à gauche, une servante prend un panier qu'une de ses compagnes portait sur la tète, et une troisième femme se tient près d'une porte.

* 4° Présentation de la Vierge au temple. — Aumiheu, entouré d'une foule nombreuse, le grand-prêtre, au sommet d'un escaher dont la Vierge gravit les degrés en se retournant vers ses parents; à droite, deux femmes

SANTA CROCE ( SAINTE- CROIX)

agenouillées et deux hommes debout, dans lesquels, d'après Vasari (I, 350), il faudrait reconnaître Gaddo Gaddi, père de Taddeo, en vêtement bleu, et Andréa Tafi, peintre florentin, en vêtement blanc.

Le Musée du Louvre possède la première pensée de cette composition, (n» 216.) C'est un dessin gouaché de bleu, de brun, de noir, de blanc, sur papier teinté de gris verdâtre, provenant de la collection Baldinucci.

* 5"^ Mariage de la Vierge. — A droite, le grand-prêtre unit les deux époux; dans la main de Joseph, un rameau fleuri sur lequel est posée une colombe ; à gauche, la foule des assistants et les musiciens ; au premier plan, un jeune homme brise son bâton resté sans feuilles.

* 6** V Annonciation. — Sous une loggia, la Vierge en robe rose, de profil tournée vers la droite, est assise près d'un prie-Dieu et lève les yeux au ciel où lui apparaît l'ange Gabriel.

* 7° La Visitation, — La Vierge, en robe rouge et manteau bleu, de profil tournée vers la droite, tend les bras à sainte Anne agenouillée devant elle, en robe blanche; autour d'elles plusieurs femmes; édifices au fond.

*8'' U Annonciation aux bergers. — Ils sont couchés au milieu de leurs troupeaux ; l'un deux se soulève à la vue de l'ange qui apparaît dans une nuée lumineuse.

* Naissance du C/iris^. — A droite, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, est assise sous un hangar, de trois quarts tournée vers la gauche, portant dans ses bras l'enfant Jésus; saint Joseph, à gauche, est plongé dans la méditation; au second plan, le bœuf, l'âne et un moine qui contemple le groupe divin; au ciel, deux anges.

* 10'' Le Christ apparaissant à ses disciples, dont deux sont debout et le troisième agenouillé.

* 4 1 V Adoration des Mages. — A droite, sous un portique, la Vierge, en robe rose et manteau bleu, est assise sur un trône, l'enfant Jésus dans ses bras, saint Joseph à ses côtés; au milieu, un roi mage, agenouillé devant le groupe divin; à gauche, les deux autres rois, debout.

A un pilier. — David vainqueur de Goliath,

Vêtu d'une tunique jaune et d'un manteau rouge, il est debout sur le cadavre du géant dont il tient la tête de sa main gauche ; dans sa main droite, une fronde et un arc.

Saint Joseph.

Drapé dans un manteau rouge, portant dans sa main droite un rameau fleuri.

* Au fond de la chapelle. — Mainardi (Bastiano). — Saint Thomas recevant la ceinture de la Vierge. Dans un paysage, à gauche, près du tombeau entr'ouvert, saint

SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

Thomas agenouillé, de profil tourné vers la droite, en vêtement bleu et manteau rouge, reçoit la ceinture que lui tend la Vierge, assise sur un nuage, enveloppée dans un manteau bleu. A la partie supérieure. Dieu le Père et le Saint-Esprit.

« Domenico Ghirlandajo fit peindre à Bastiano Mainardi (son élève et beau-frère), en en faisant néanmoins le carton lui-même, à Santa Croce, dans la chapelle des Baroncelli et Bandini, une Notre-Dame qui va au ciel, et, en bas, un saint Thomas qui reçoit la ceinture. (Vas., III, 275.)

Près de la chapelle Baroncelli s'ouvre le corridor de la sacristie au fond duquel est la Chapelle des Médicis.

A gauche, une porte donne dans la sacristie renfermant la Chapelle R[NUCciNi fermée par une grille en fer.

Sacristie.

Mur de droite. — Fresques attribuées à Niccolo di Pietro Gerini, représentant des scènes de la Passion.

* 1° Le Portement de croix. ~ Au milieu, drapé dans une longue robe rose, le Christ s'avance vers la droite portant la croix sur ses épaules; il se retourne vers les saintes femmes placées à gauche. Une nombreuse escorte accompagne le Sauveur. Au fond, les murs de Jérusalem.

* Le Christ en croix. — Des anges recueillent dans des calices le sang divin; au pied de la croix, à droite, saint François, un roi et un évêque; à gauche, la Vierge, la Madeleine et saint Jean.

* S'' La Résurrection, — Le Christ, drapé dans un manteau blanc, s'enlève dans les airs, un étendard dans la main gauche; autour de lui, six anges ; au premier plan, des soldats endormis près du tombeau entr'ouvert.

* i"" Le Christ apparaissant à ses disciptes agenouillés devant lui.

« Ces peintures trahissent un élève de Giotto chez lequel l'énergie est quelque peu barbare. Dans le dernier morceau, les disciples à genoux et les anges sont d'une grande beauté. » — (B. 511.) A comparer avec les fresques du même maître à Pise, dans le couvent de S. Francesco, aujourd'hui museo Civico.

Mur de gauche : Margheritone (attribuée à). Christ en croix, peinture sur bois.

Orcagna (?), Saint Jean Gualbert et quatre épisodes de la vie de ce Saint.

Chapelle Rinuccini.

Fresques attribuées à Giovanni di Milano.

Commencées en 1365, ces fresques ont été faussement attribuées par Vasari et ses

SANTA CROCE (SAINTE CROIX

Cliché Aliiiari frères. Typograviiro lioussud^ Valadon et C '.

NiCCOLO 1)1 PlETRO GeRINT.

La Résurrection.

SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

commentateurs à Giotto; « mais le dessin soigné, les têtes rondes terminées par une barbe en pointe, la manière toute spéciale de détailler les muscles des mains, en un mot le mélange des styles florentin et siennois, tout fait reconnaître dans cette œuvre Giovanni da Milano. » (Cr. et Cav., I, 409, II, 98.)

Sur les piliers. — A droite : Saint Antoine et saint François. — A gauche : Saint André et saint Louis, — A la voûie : les Douze Apôtres, vus à mi-corps.

Muraille de gauche :

* i*' Joachim chassé du temple, — Vêtu d'une tunique verte et d'un manteau rouge il s'enfuil vers la droite ; auprès du grand-prêtre, debout devant un temple à cinq nefs, un fidèle, en manteau jaune, agenouillé; à gauche, des assistants en prière ; à droite, des femmes, debout, ayant chacune un agneau dans les bras.

* 2® L'Ange annonce à Joachim la venue d'un enfant, — A gauche, vêtu d'une robe verte et d'un manteau rouge, Joaciiim est assis sur un rocher entouré de ses troupeaux; à droite, près d'une des portes de Jérusalem, suivi d'un serviteur qui porte un fagot et tient en laisse un chien, il rencontre sainte Anne qu'accompagnent deux femmes.

* 3o Naissance de la Vierge. — Dans une chambre, à droite, une servante verse de l'eau sur les mains de sainte Anne couchée dans un lit; au premier plan, trois femmes donnent les premiers soins à l'Enfant qui vient de naître ; à gauche, une femme prend une serviette de la main d'une servante qui franchit une porte.

* 40 Présentation de la Vierge au temple, — Le grand-prêtre, entouré des fidèles, est debout devant le temple ; à gauche, la Vierge monte les degrés d'un large escalier, au pied duquel sont debout sainte Anne et saint Joachim ; à droite, un enfant, deux femmes agenouillées et deux hommes debout ; au miheu, deux enfants.

* 5® Mariage de la Vierge, — Sous un portique, le grand-prêtre, entouré de fidèles, unit les deux époux ; au premier plan, des jeunes gens brisent leurs rameaux.

Muraille de droite :

* 6^ Le Christ et la Madeleine. — La pécheresse, sa chevelure blonde flottante sur une robe violette, s'agenouille aux pieds du Sauveur, assis à gauche à une table ; un serviteur quitte la salle, un autre entre par la droite ; sur le toit, des diablotins.

* 7° Le Christ chez Lazare, — Le Sauveur, assis à droite, en tunique jaune et manteau bleu, de profil tourné vers la gauche, montre le ciel à une des sœurs de Lazare agenouillée à ses pieds, en robe rose, tandis

SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

que la seconde, debout, en corsage vert, jupe bruae et tablier blanc, s'avance, accompagnée de plusieurs assistants.

* S"" Résurrection de Lazare. — Enveloppé dans son linceuil, il se dresse hors de son tombeau, vers la droite, à la voix du Christ, debout au second plan ; à gauche, les sœurs du mort et deux apôtres ; à droite, des assistants qui soutiennent Lazare.

* 9° Le Christ apparaît à la Madeleine, — Dans un jardin, à gauche, drapé dans une robe blanche, tenant de sa main droite une hampe d'étendard, le Sauveur apparaît à la pécheresse agenouillée, de profil tournée vers la gauche, en robe rose ; à droite, devant le sépulcre ouvert, trois anges et deux saintes femmes portant des vases de parfums.

* lO"" Le Miracle du marchand de Marseille. — A gauche, un marchand, qui avait fait vœu de devenir chrétien s'il avait un enfant, trouve sur un rivage désert un enfant vivant, auprès de sa mère morte ; à droite, cinq personnes en prière; au fond, le marchand sur un bateau battu par la tempête.

* Sur Tautel. — Gaddi (Taddeo)? — Polyptyque. — Vierge et Saints.

La Vierge assise, portant l'Enfant Jésus, est entourée de saints placés dans quinze compartiments ; quatre sont en pied, les autres sont vus à mi-corps. — Predellaen cinq parties contenant des épisodes de la vie des Saints.

Chapelle de Médicis.

Plusieurs crucifix et peintures du xiv® siècle, parnii lesquels :

A gauche : Giotto. — Le Couronnement de la Vierge. — Retable.

Au miUeu, la Vierge couronnée par le Christ ; devant le trône, quatre anges agenouillés ; à droite et à gauche, dans quatre compartiments, des Saints, des Saintes, des Prophètes et des musiciens regardant avec ferveur le groupe divin.

Sur la predella, dans des médaillons, une Pietà et quatre Saints.

Signé en lettres, détachées dans des hexagones : Opus Magistri Jocti,

Autrefois dans la chapelle de Baroncelli. « Et comme sur cet ouvrage est écrit en lettres d'or son nom et le millésime, les artistes qui considéreront en quel temps Giotto, sans aucune lueur de la bonne manière, commença les bonnes façons de dessiner et de peindre, seront fdÉcés de l'avoir en extrême vénération.» (Vas., I, 395.) M. Milanesi fait justement remarquer que la date dont parle Vasari ne se trouve pas sur le tableau. Cette peinture, d'après le professeur Rosini, aurait été faite entre 1299 et 1303.

SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

* A droite. — Lorenzo di Niccolo Fiorentino. —Le Couronne-

ment de la Vierge. —Retable.

Choeur de l'église :

3^ chapelle à droite.

* École de Giotto. — Combat de saint Michel et du Dragon.

« Composition grandiose d'un autour inconnu. » (B., 510.)

2® Chapelle à droite, dite Chapelle Peruzzi. Giotto. — Fresques.

Ces peintures, et celles des chapelles voisines, passent pour avoir été exécutées vers 1307; elles ne doivent cependant avoir été terminées qu'après 1317, puisqu'elles montrent une image de saint Louis, qui ne fut canonisé qu'à cette époque. En 1714, lors d'une restauration de la chapelle, elles furent blanchies à la colle. En 1841, la découverte d'un des plus beaux morceaux, le Festin d'Hérode, engagea à débadigeonner le reste des murs. Ce travail fut terminé en 1853. « Ces peintures doivent être considérées comme le chef-d'œuvre de Giotto et expliquent l'enthousiasme que les contemporains éprouvèrent pour cet illustre maître». (Cr. et Cav., I, 296.) « On se rend compte, dans ces peintures, que, chez Giotto, les témoins qui animent la scène, à côté des acteurs principaux, ne sont pas seulement d'oisives figures de remplissage ajoutées dans une intention purement pittoresque et pour le plaisir des yeux ; ce sont encore des moyens de prêter plus de clarté au sujet, des personnages réflexes, en quelque sorte , sans lesquels l'action serait moins expressive. » (B., 520.)

A gauche. — Histoire de saint Jean-Baptiste,

* l*" Zacharie chassé du temple. — Sous un édifice rectangulaire, le grand-prêtre, suivi de quatre musiciens, agite un encensoir ; à droite, Zacharie qu'accompagnent deux femmes ; un ange leur annonce la naissance de saint Jean.

* T Naissance de saint Jean, — Dans une chambre, sainte Élisabeth, couchée, entourée de trois femmes, et Zacharie écrivant le nom du nouveau-né que lui présente une femme suivie de quatre personnes.

* 3" Le Festin d'Hérode, — Sous un portique, le roi et deux convives sont assis à table; un soldat leur apporte la tête du martyr; à gauche, un musicien joue du violon ; à droite, Salomé, accompagnée de deux suivantes, danse, une lyre à la main; elle présente à Hérodiade la tête de saint Jean.

A droite. — Histoire de saint Jean Œvangéliste.

* 1° Saint Jean à Palmos. — Il est endormi sur un rocher; au ciel, le Christ armé d'une faux, un ange, un dragon, et un enfant dans un berceau.

SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

* 2^ Résurrection de Drusiana. — Couchée sur une civière, enveloppée de bandelettes, la morte se soulève à la voix de saint Jean, qui se tient debout à gauche, suivi d'une foule nombreuse; à droite, divers assistants; au fond, les remparts d'une ville.

* 3^ Saint Jean monte au ciel. — Il s'enlève vers lescieux,au milieu de rayons lumineux, à la voix du Sauveur qui lui tend les bras. Autour du sépulcre béant, des assistants regardant avec épouvante le miracle s'accomplir.

1" chapelle à droite dite Petite chapelle Bardi.

Giotto. — Épisodes de la vie de saint François d'Assise. — Fresques.

Exécutées probablement après 1310, pour Ridolfo de Bardi, dont le fils Giovanni entra dans Tordre de Saint-François. Restaurées en 1853, par M. Bianchi. Si l'on veut se rendre un compte exact du génie de Giotto, il faut comparer ces compositions avec la suite de fresques, sur le même sujet, qui lui sont attribuées, dans l'église Saint-François, à Assise.

A droite :

* Saint François présente au pape Honorius les règles de son ordre, — Dans une salle, le pape est assis, deux évèques à ses côtés; ils se tournent tous trois vers la droite, où saint François est agenouillé, suivi de plusieurs moines et tendant un rouleau de parchemin ; extérieurement, de chaque côté, des personnages debout appuyés contre des colonnes.

* Saint François devant le sultan. — Le sultan est assis sur un trône; à droite, le Saint, accompagné d'un moine, se précipite dans un brasier ; à gauche, quatre imans s'enfuient épouvantés.

* 3^ Confession de saint François et songe de Vévêque d'Assise. — A gauche, le Saint se soulève sur son lit dont un moine tire les rideaux et des moines récitent l'office des morts; à droite, l'évêque est couché sur son Ht au pied duquel sont endormies deux personnes; le Saint lui apparaît, montrant ses stigmates.

A gauche :

* \ Saint François enfant se vouant à Dieu. — Il se dépouille de ses vêtements, en présence de ses pareats plongés dans la désolation; à droite, l'évêque d'Assise couvre l'enfant de sa dalmatique bleue.

* 2^ Saint François apparaît à saint Antoine de Padoue.—Behout au miheu d'une chapelle, les bras en croix, le Saint montre ses stigmates à l'évêque ; au premier plan, des moines assis.

* a'' Mort de saint François. — Il est couché sur une civière, de profil tourné vers la droite ; m premier plan, des moines agenouillés ; à

SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

gauche, des officiants et des spectateurs; au fond, le mur du cloître; au ciel, le Saint enlevé par des anges.

« G^tte composition servit de type dans l'avenir à bien des peintres ; arrangement harmonieux, unité dans l'action, variété dans les attitudes, expression des visages, tout concourt à faire de cette fresque un chef-d'œuvre qu'aucun peintre, si ce n'est Raphaël, n'eût été capable de reproduire. » (Cr. et Cav., I, 303.)

Au plafoad :

Dans des médaillons, les Trois Vertus préférées des Franciscains : Pauvreté^ Obéissance et Chasteté y et saint François dans une gloire.

Au pilier, près de Pautel, à droite :

* Saint Louis j roi de France, couvert d'un manteau bleu fleurdelisé avec col d'hermine, un sceptre à la main, et Sainte Élisabeth de Hongrie, portant dans les plis de sa robe une brassée de fleurs.

A gauche :

* Saint Louis de Toulouse^ en vêtements épiscopaux ; Sainte Claire, en robe violette, un Hs dans la main droite.

Sur l'autel :

Cimabue (attribué à). Saint François, — Retable.

Le Saint debout dans le panneau central ; de chaque côté, sur les montants, une série de petites compositions.

Peinture attribuée par B. (510) à Margheritone d'Arezzo.

Chapelle du chœur, dite Chapelle Alberti.

Gaddi (Agnolo). — Épisodes de Vhistoire de la Vraie Croix, — Fresques.

A. droite: * i'^Au second plan, un ange remet à Seth une branche de l'arbre du bien et du mal ; au premier plan, Seth dépose cette branche sur le corps d'Adam couché dans la tombe, autour de laquelle sont agenouillés tous les siens.

* 2** La reine de Saba, suivie d'une nombreuse escorte, est agenouillée devant un étang où surnage cette branche; à droite, devant une ville, Salomon ordonne à des ouvriers d'enfoncer dans la terre cette branche qui doit causer la ruine de son peuple.

* 3" Des ouvriers sortent de l'étang la poutre qui surnage; Salomon ordonne de la tailler pour l'utiliser dans la construction du temple; au fond, une église et des indigents couchés dans un hôpital.

* 4^ L'impératrice Hélène, suivie de sa cour, est agenouillée près d'une

SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

civière sur laquelle se soulève une morte que la vraie croix avait touchée; on dresse la croix pour le supplice ; fond de paysage avec des ermites près de petites chapelles.

A gauche : * 4 « l'impératrice Hélène faisant porter la vraie croix dans une procession.

* Chosroès, roi de Perse, entre dans Jérusalem et s'empare de la vraie croix.

* S*" Héraclius est assis sur un trône, autour duquel est agenouillée la foule ; il est couché sous sa tente et l'ange lui apparaît lui montrant la croix ; l'empereur à cheval s'élance sur un pont.

* Chosroès est décapité; au second plan, l'empereur veut entrer à cheval dans Jérusalem ; un ange s'y oppose ; le roi, nu-pieds et en chemise, suivi de sa cour, porte religieusement la croix ; au premier plan, de profil tourné vers la gauche, le peintre s'est représenté en tunique et chaperon rouges.

Ces fresques furent peintes vers 1391, pour Jacopo degli Alberti. « II exécuta ce travail avec beaucoup d'habileté, mais non avec beaucoup de dessin, parce que le coloris seulement en est très beau et très juste. » (Vas., I, 637.) « Dans ce grand travail conduit avec beaucoup d'habileté et de décision, Gaddi se montre encore habile décorateur, sachant avec exactitude calculer les distances, et l'effet que devra produire la peinture aussi sagement distribuée sur ces vastes murailles... Le coloris est clair, lumineux et vif dans les teintes, mais parfois manque de relief et de gravité... On y retrouve non seulement les défauts caractéristiques déjà si marqués dans les peintures de Prato, mais encore, et à plus forte dose, ceux dont il a hérités de son père. (Cr. et Cav, II, 194.)

Transept de gauche.

4® Chapelle, dite Chapelle des Pulci.

* Daddi (Bernardo) — Martyre de saint Etienne,

A gauche, le Saint est amené devant le proconsul assis sur un trône, sous une loggia ; à droite, quatre bourreaux lo lapident ; dans une gloire, le Christ lui apparaît.

"^Martyre de saint Laurent,

Au milieu, le Saint est couché sur un gril, sous lequel des bourreaux jettent du bois enflammé; l'un d'eux attise le feu avec un soufflet; à droite, le proconsul est debout sous une loggia, accompagné d'un officier; au fond, du haut d'un balcon, des assistants regardent le martyre.

« Les peintures de Bernardo furent nombreuses et très estimées, et d'abord, à Santa Croce, dans la chapelle de San Lorenzo et de San-Stefano aux Pulci et Berardi, et beaucoup d'autres peintures en divers endroits de cette église. » (Vas., I, 673.)

SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

5« Chapelle, dite de Saint-Sylvestre.

Giottino. — Épisodes de la vie de saint Sylvestre.

A droite :

A gauche, saint Sylvestre engage l'empereur Constantin, atteint de la lèpre, à recevoir le baptême; à droite, l'empereur reçoit le baptême.

Le Saint, en présence de l'empereur et de sa cour, fait renaître un taureau.

* 3^ A gauche, le Saint, accompagné de deux moines, arrache la langue d'un dragon ; à droite, en présence de l'empereur, il ressuscite deux mages.

A gauche :

Le Jugement dernier.

Au ciel, le Christ est entouré d'anges, dont les uns portent les instruments de la Passion et les autres sonnent de la trompette ; sur terre, un mort se soulève hors du sépulcre, et regarde le Sauveur.

* La Mise au tombeau.

Le Christ est porté au sépulcre par des disciples et des saintes femmes; au second plan, la croix, contre laquelle est appuyée une échelle.

En sortant de la chapelle, au-dessus de deux monuments funéraires du xiv^ siècle, deux fresques, endommagées, mais intéressantes, attribuées à Maso di Banco. (B., 511.)

Ancien Réfectoire.

L'entrée est dans le cloître attenant à l'église.

Sur la muraille du fond. — Giotto (École de). — L'Arbre généalogique des Franciscains.

Le Christ est attaché sur une croix d'où se détachent des banderoles couvertes d'inscriptions et enveloppant des médaillons sur lesquels sont représentés des Saints vus à mi-corps ; à gauche, un moine agenouillé et les saintes femmes entraînant la Vierge évanouie; à droite, un évêque ascis écrivant et trois Saints debout.

Autour de ce sujet central sont cinq compositions attribuées à Francesco da Volterra :

SANTA CROCE (SAINTE-CROIX)

A gauche : Saint François recevant les stigmates que lui envoie le Seigneur, au milieu de rayons lumineux.

Épisode de la vie d'un Saint auquel une jeune fille présente un pain ; au fond, des convives assis à une table.

A droite: Le Christ et la Madeleine, — Elle se jette aux pieds du Seigneur assis à une table ; à gauche, quatre assistants.

Épisode la vie d'un Saint assis à une table et vers lequel se dirige un ange ; au fond, un moine reçoit dans un panier sa nourriture; à ses côtés, un démon cherche à le tenter.

* Au-dessous : Gaddi (Taddeo). — La Cene. — Le Christ est assis à table entouré de ses disciples ; saint Jean s'est endormi sur les genoux du Sauveur ; au premier plan, un disciple, assis, regarde avec ferveur le Maître.

BuRCKHARDT (p. 511, II.) regarde cette fresque comme l'un des morceaux les plus puissants et les plus pars du xive siècle.

On a recueilli, dans la même salle, un certain nombre de fragments de peintures murales des xiiie, xive et xv^ siècles, et quelques-uns des tableaux du xvi^ qu'on voyait autrefois sur les autels de l'église, notamment, la Cène, par G. Vasari, et la Trinité, par IlCigoli; dans une salle attenante, une fresque de Giovanni da San Giovanni, la Multiplication des pains par saint François.

IL DUOMO (LA CATHÉDRALE)

IL DUOMO (LA CATHÉDRALE

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