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AUTREFOIS CHIESA DI CESTELLO

Via Pinti, au coin de la via délia Colonna.

Ce couvent tire son nom actuel d'une religieuse de la famille dei Pazzi qu^ y fut enterrée en 1628, lorsque l'ordre des Carmélites, à laquelle elle appartenait, prit possession des bâtiments occupés jusqu'alors par les moines de Cîteaux. L'église (alors Chiesa di Cestello), restaurée au commencement du XVI® siècle, renfermait un grand nombre de peintures; les unes ont été transportées dans les galeries de Florence j quelques-autres, telles que la Vierge de Lorenzo di Credi, la Visitation de Ghirlandajo^, la Vierge et les Saints de Gosimo Rosselli, sont passées au musée du Louvre.

2^ autel à gauche :

Rosselli (CosiMo). — Le Couronnement de la Vierge.

En haut, entourée de chérubins rouges, entre deux groupes d'anges conduits, à droite par l'archange Gabriel, à gauche par saint Michel, la Vierge, en robe grise, semée de fleurs d'or, et manteau bleu, de profil tournée vers la gauche, s'incline devant le Christ assis à son côté, en tunique rouge et manteau bleu à doublure verte, qui la couronne. En bas, saint Pierre, sainte Marie-Madeleine, saint Jean, saint Paul, saint Luc, Moïse et d'autres personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament.

La chapelle appartient à la famille del Giglio, dont le tableau porte les armes. — Signalé par Vas. (III, 185). — Lanzi avait attribué cette peinture à Fra Angelico. Rosini l'a restituée à son véritable auteur et fait graver dans son ouvrage. (Pl. CCVII.)

autel :

Raffaellino del Garbo. — Saint Roch et saint Ignace, — Deux panneaux placés de chaque côté d'une niche occupée par une statue de saint Sébastien en bois peint.

Signalé par Vas. (IV, 238).

SANTA MARIA MADDALENA DEI PAZZI

Dans la salle de PAncien Chapitre.

(Entrée par la via délia Colonna).

Sur la paroi du fond :

* Pietro Perugino. — Le Pérugin. — Le Crucifiement. — Fresque divisée en trois parties par trois arcades.

Au milieu, le Christ en croix, vu de face, ceint d'une étoffe violette; à droite, sainte Marie-Madeleine en robe bleue, manteau rouge à doublure verte, agenouillée, les mains jointes, regardant le Sauveur. A gauche, la Vierge, vue de face, en robe noire et manteau violet, debout, les mains jointes, et saint Bernard, en moine, agenouillé, les mains jointes. Adroite, saint Jean, en tunique violette et manteau rouge, écharpe verte autour des épaules, de trois quarts tourné vers la gauche, les yeux au ciel, et saint Benoît, vêtu d'une robe de moine, prosterné. — Fond de paysage, suivi à travers les trois scènes, avec un lac sur le bord duquel est construite une ville.

« La noblesse des figures, la gravité saisissante de la scène, la finesse du coloris, la perfection du paysage, assurent à cette fresque le premier rang parmi les œuvres du Pérugin en Italie. » (B., 587), « Cette admirable fresque fut commandée au maître, en 1493, par Pietro da Dionisio Pucci et Giovanna, sa femme, pour la somme de 55 ducats d'or, et terminée le 20 avril 1496. (Vas., 111, 584, n.)

Sur la paroi de gauche :

École de Verrocchio. — Vision d'un moine.

Le Christ, nu, se détache de la croix et se penche vers un moine, en robe blanche, agenouillé à gauche, qui tend les bras pour le recevoir.

Fresque. Forme cintrée.

SANTA-MARIA MADDALENA DEI PAZZI

€liché Aliiiari frères. , Typogravure lioussod, Valadon et C ".

PiETRO Perugino. — (Le Pérugin.) La Vip.rge et saint Bernard,

(Fragment du Crucifiement.)

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