Piero délia Francesca (École de). — Résurrection
* 22. — Raffaello de Caponibus. — La Vierge, l'Enfant Jésus
et des Saints,
Au miheu, la Vierge, en robe rouge en manteau bleu, est assise sur un trône à baldaquin, derrière lequel est tendue une draperie rouge; sur ses genoux, l'Enfant Jésus, tourné de profil vers la gauche et bénissant le donateur en manteau rouge, que lui présente saint François. A droite, saint Zanobi, vêtu de son costume épiscopal, et à son côté la donatrice
1. {Demander la clef de la galerie chez le portier de V hôpital.)
GALLERIA SANTA MARIA NUOVA
agenouillée ; au pied du trône : une Mise en croix dans un cadre cintré portant en bas la signature : « RAPHAËL DE CAPONIBUS ME PINXIT A. D. MGGGGG.
« L'auteur de ce tableau est certainement un Ombrien influencé par les maîtres florentins; si le visage de saint François, la Vierge et l'enfant rappellent, en eff'et, la manière du Pérugin, les autres personnages, d'une expression plus sévère, indiquent chez le peintre une étude approfondie de Ghirlandajo. » (Cr., et Cav., III, 415.)
*23. — Lippi (Fr\ FiLippo). École de. — La Vierge et VEnfant Jésus.
La Vierge, en robe rouge, manteau à pèlerine bleue et voile blanc, est assise, tournée de trois quarts vers la gauche, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus qui tend vers elle les bras et que soutiennent deux anges à gauche ; à droite, au second plan, saint Jean-Baptiste, les yeux baissés.
* 48. — Hugo Van der Goes. — Volet du n'^ 49.
A gauche, la donatrice, la femme de Tommaso Portinari, est agenouillée, en robe noire bordée de fourrure blanche, ceinture blanche, collier en or et pierres précieuses, coiffée d'un hennin, tournée de trois quarts vers la gauche. Derrière elle, sa petite fille en robe verte bordée d'une ganse noire, ruban noir orné d'un bijou dans sa chevelure blonde, collier en or, également agenouillée. Au second plan, à droite, leurs deux patronnes, sainte Marie-Madeleine, en jupe violette, robe blanche à fleurs, manteau bleu, turban violet, présentant un vase de parfums, et sainte Marguerite, debout sur un monstre marin, en robe bleue et manteau rouge, portant un livre et une croix, tournées toutes deux vers la gauche. Fond de paysage avec des cavaliers et un valet de chiens qui demande son chemin à un paysan.
*49. — Du même. — Nativité. — Panneau central.
Au second plan, la Vierge, en robe et manteau violets, est agenouillée, de trois quarts tournée vers la droite, devant l'Enfant Jésus couché sur une botte de paille; au premier plan, à gauche, deux anges en robe bleuâtre, les mains jointes ; à droite, cinq anges revêtus de riches dalmatiques, — sur l'une d'elles on lit le mot Sanctus, — agenouillés, tournés de trois quarts vers la gauche; entre ces deux groupes, une botte de paille, deux vases à fleurs et des violettes; à gauche, saint Joseph, en tunique marron et manteau rouge à collet noir, les mains jointes, et dans i'étable le bœuf et l'âne ; à droite, trois bergers dont deux sont agenouillés, le troisième debout, se penchant pour voir le Sauveur; au ciel, des anges en prière; au fond, une maison, un jardin dans lequel entrent des femmes, et une Annonciation aux bergers.
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* 50. — Hugo van der Goes. — Volet du 49.
A droite, le donateur, Tommaso Portinari, est agenouillé, de trois quarts tourné vers la droite, vêtu d'une grande houppelande noire doublée de fourrure ; derrière lui, ses deux fils , l'un en tunique bleue à manches rouges, l'autre en tunique rouge. Au second plan, de face, saint Mathieu, en tunique rouge et manteau vert, appuyé sur une lance, et saint Antoine, abbé, une clochette et un chapelet dans les mains, appuyé sur une canne, de trois quarts tourné vers la droite; au fond, une maison et, descendant une colline, une femme soutenue par un homme.
Gravé par Forster (Denkmale der deustcher KunstXI. WoUtmann, Gesch. der Malerei II, 28.) Ce retable fut commandé pour l'hôpital Santa Maria Nuova, par Tommaso Portinari, agent de la maison de banque des Médicis dans la ville de Bruges. C'est l'œuvre la plus authentique et la plus considérable du maître flamand, célèbre de son temps pour la précision de son dessin.
Hugues de Gand qui tant eut les trects netz. (Jehan Lemaire de Belges.)
Les revers extérieurs des volets, la Vierge et l'ange de l'Annonciation, sont très détériorés et à peine visibles.
SALLE II
* 63. — Sogliani. — Llmmaculée Conception.
Au ciel, le Créateur tient les pans du manteau bleu de la Vierge qui s'élève debout sur les nuages, entourée d'anges portant des lis ou déroulant des banderoles, sur l'une desquelles on lit : « Tota pulchra es, et non macula est in te »; en bas, six Saints autour de saint Jean-Baptiste endormi au premier plan.
* 64. — Fra Aiigelico (École de). — La Vierge et VEnfant Jésus.
Elle est assise sur un trône entouré de quatre anges en prière.
* 71. — Fra Bartolommeo. — Jugement dernier.
Au ciel, dans une gloire, est assis le Christ, drapé dans un manteau rouge, de trois quarts tourné vers la droite; à ses côtés sont assis la Vierge et les apôtres; à ses pieds, trois anges, l'un portant les instruments de la Passion, les deux autres sonnant de la trompette; dans la partie inférieure, presque invisible, au milieu, un archange, une épée à la main, entouré de saints et de bienheureux.
Cette fresque, commencée en 1498 et laissée inachevée, fut terminée par Mariotto
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Albertinelli. Elle avait été commandée au peintre par Gerozzi Dini, dont le portrait et celui de sa femme, peints aux extrémités de la fresque, ont disparu. La collection des dessins aux Uffizi possède des études pour ce tableau. (N» J04.) « C'est là le chef-d'œuvre d'un maître qui réunit en lui toutes les qualités de ses prédécesseurs et de ses contemporains. L'artiste, en l'exécutant, éleva l'art italien à une hauteur à laquelle jusqu'alors il n'était pas parvenu. » (Cr., et Cav., III, 436.) Malgré le triste état dans lequel elle nous est parvenue, cette fresque, des plus intéressantes pour l'histoire de l'art, nous montre chez Bartolommeo de rares qualités de poète et de coloriste en même temps qu'elle nous prouve sa parenté, d'une part, avec Luca Signorelli, et, de l'autre, avec Raphaël, qui s'est souvenu de cette belle œuvre dans la Dispute du Saint-Sacrement.
* 72. — Mariotto Albertinelli. — Annonciation.
A droite, près d'un prie-Dieu, la Vierge, tournée de trois quarts vers la gauche, robe rouge, manteau noir, joint les mains; à gauche, l'ange Gabriel, aux ailes multicolores, un lis à la main, s'agenouille; au ciel, le Créateur envoie le Saint-Esprit sur terre ; au fond, une porte ouverte; sur le prie-Dieu, on lit : « Orate pro Pictore. »