‹ FlorenceChapitre 84 sur 195 · Biliverti. — Marsyas écorché par Apollon · texte numérisé non relu

Biliverti. — Marsyas écorché par Apollon

Apollon, une draperie autour du corps, un couteau dans sa main gauche, de profil tourné vers la droite, écorche Marsyas, attaché à un arbre. A terre, la lyre du dieu et le sistre de son rival; au fond, à gauche, trois spectateurs.

H., 1,81 ; L., 1,93. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Viviani (G. P.).

* 28. — Andréa del Sarto (École d'). — Portrait de femme.

Vue de face; robe et manteau noirs, chemisette et voile blancs. Dans sa main droite, un mouchoir ; dans sa gauché, un livre fermé.

H., 0,90; L., 0,71. B. — Fig. à mi-corps. — Gravé par A. Cappeli (G. P.).

SALLE D'APOLLON

* Plafond terminé par Ciro Ferri, d'après les esquisses de Pietro DA Cortona.

Au miheu de la voûte, la Gloire et la Vertu conduisent vers Apollon Gosme P"* qui s'appuie sur la massue d'Hercule.

SALLE D'APOLLON

Dans les pendentifs, les neuf Muses; dans les cadres verticaux, Justinien, Alexandre, Auguste et César.

36. — Girolamo da Carpi. — Portrait d'Onofrio Bartolini Salimbeni, archevêque de Pise.

Assis, de face, dans un fauteuil sur les bras duquel sont appuyée ses deux mains; chevelure, barbe et moustaches brunes. Bonnet et camail violets, rochet blanc.

H., 0,89; L., 0,92. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Vignacchi (G. P.).

— Si ce portrait est bien celui dont parle Vasari, il aurait été peint à Bologne, lorsque Bartolini y achevait ses études. — (Vas., VI, 473.)

* 37. — Paolo Veronese. — Portrait de la femme de l'artiste

Tournée de trois quarts vers la droite, elle regarde en face ; chevelure blonde, corsage noir à crevés blancs, guimpe en guipure, collier de perles.

H., 0,74; L., 0,57. T. — Forme ovale. — Fig. en buste, gr. nat. — Gravé par L. Errani (G. P.). — Bien que ce portrait ait toujours passé pour celui de la femme du peintre, il faut cependant faire remarquer qu'aucun auteur n'a parié du mariage de Véronèse.

* 38. — Palma Vecchio. — Les Pèlerins d'Emmaûs.

Au milieu, de face, est assis à table le Christ, en tunique rose et manteau noir; il tient dans sa main gauche le pain et bénit avec la droite. Aux deux extrémités de la table, les pèlerins exprimant leur surprise; à droite, au second plan, un serviteur portant une coupe et un flacon; au premier plan, un petit chien; contre une colonne, à gauche, un bourdon et un chapeau. Au fond, par une large baie, on aperçoit le paysage. Signé à droite, sur un siège, I. P. A.

H., 1,50; L., 2,02. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Forster (W.) et G. Rossi (G. P.).

— Ce tableau n'a pas le coloris brillant de Palma, et le dessin en est un peu mou; aussi Cr. et Cav. (II, 489) semblent-ils être dans le vrai en l'indiquant comme l'œuvre d'un peintre plus moderne, de Zelotti, par exemple.

* 39. — Bronzino (Angelo). — La Sainte Famille.

L'Enfant Jésus, assis sur une balustrade, de profil tourné vers la gauche, la tête appuyée sur un coussin et un sac, les pieds sur une pierre, est embrassé par le petit saint Jean. Au second plan, la Vierge, en robe rouge, ceinture et manteau bleus, et saint Joseph, en tunique violette, appuyé sur un bâton. Au fond, un château fort sur une colline.

— Signé, à gauche, sur la pierre : Bronzo, fioret,

H., 1,15; L., 0,92. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Alfieri (G. P.).

GALERIE PITTI

* 40. — Raffaello Sanzio. — Raphaël. — Portrait du pape

Léon X.

Le Pape, de trois quarts tourné vers la gauche, est assis dans un fauteuil, devant une table. Rochet en soie blanche, à rayures d'or, aumusse en velours pourpre bordée d'hermine, bonnet en velours pourpre. De la main droite, il tient une loupe et, de la gauche, il tourne les feuillets d'un missel posé auprès d'une sonnette d'argent. Au second plan, appuyé contre la seggia pontificale, le cardinal Louis de Rossi, secrétaire des brefs, tourné de trois quarts à gauche; à droite, le cardinal Jules de Médicis (plus tard Clément VII), de profil tourné vers la droite.

H., 1,55; L., 1 19. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Jesi (W.), Morel et Marri (G. P.). Ce tableau fut peint à Rome, de 1517 à 1519. Il en existe k Naples une copie, faite par Andréa del Sarto en 1525, en l'honneur du duc Frédéric II de Mantoue. « L'universalité de ses connaissances et le raffinement de son goût font de Léon X l'amateur le plus délicat du xvie siècle. C'est bien ainsi que Raphaël a jugé et peint son illustre protecteur... Cet épicurien à la figure épanouie, aux mains grasses et blanches, assis devant une table supportant un riche missel, avec une loupe posée à côté de lui, n'est-il pas le plus étonnant type du curieux ?» — (E. Miïntz, Raphaël, 415.) Paris (1799-1815).

* 41. — AUori (Crtstofano). — Hospitalité de saint Julien,

A droite, sur un quai, le Saint, de profil tourné vers la gauche, en tunique rouge et manteau bleu, recueille un malheureux à demi nu, qu'un matelot aide à sortir d'une barque. A droite, près du gouvernail, debout, appuyé sur sa rame, le batelier, une draperie rouge sur la tête, une étoffe jaune autour des reins ; au fond, à gauche, devant le seuil d'une maison, une femme faisant l'aumône à des mendiants.

H., 2,61; L., 1,97. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Le ViUain (W.), dans VEtr,pit, pl. LXXII, et par Martelli Faentino (G. P.), Au temps de Baldinucci, ce tableau, qui peut être considéré comme le chef-d'œuvre du peintre, ornait la chambre del Sovrano. Paris (1799-1815).

* 42. — Pietro Verugino, — Le VÉv.mm.— Sainte Marie-Made-

leine.

Vue de face, la tête incHnée vers la droite, chevelure blonde. Corsage rouge sur lequel on lit : Santa Maria Maddalena; manteau vert bordé de fourrure. Mains croisées sur la poilrine.

H., 0,47; L., 0,35. B. — Fig. en buste, gr. nat. — Gravé par Gruner (G. P.).

* 43. — Franciabigio. — Portrait d'homme.

De trois quarts tourné vers la droite, appuyé sur une balustrade. Tunique, manteau et toque noirs, col blanc ; dans sa main droite, des gants. Fond de paysage.

SALLE D'APOLLON

Sur la balustrade, on lit le mono2:ramme du peintre deux fois répété et la date A. S. MDXIIIL

H., 0,ô8; L., 0,45. B. — Fig. à mi-corps. — Gravé par L. Margotti (G. P.). A comparer avec le célèbre portrait de jeune homme coiffé d'une toque noire, dans le Salon Carré, au musée du Louvre (n<» 1644), qui semble, en effet, de la même main, mais d'une qualité supérieure et dans un meilleur état de conservation. — (Musée du Louvre, par G. Lafenestre et E. Richtenberger, p. 55.)

* 44. — Francia (Giagomo). — Portrait d'homme.

De trois quarts tourné vers la gauche ; visage imberbe, encadré par de longues boucles brunes. Toque et pourpoint rouges, manteau à carreaux rouges et bleus, bordé de fourrure, chemisette blanche. De ses deux mains posées sur une balustrade, il tient un fruit. Fond de paysage.

H., 0,48; L., 0,35. B. — Fig. en buste, pet. nat. — Gravé par A. Calzi (G. P.).

* 46. — Il Cigoli. — Saint François en adoration.

Dans un paysage, le Saint, de profil tourné vers la gauche, couvert d'une robe de bure, est agenouillé devant un crucifix. Au fond, le couvent de la Yernia.

H., 1,38 ; L., ] ,15. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par S. Martelli (G. P.).

* 47. — Guido Reni. — Bacchus.

Le jeune Dieu, le visage souriant, de trois quarts tourné vers la gauche, couronné de pampre et ceint d'une peau de bête, porte dans ses mains jointes une bouteille en osier, et, sur un plateau, une soucoupe ; à droite, un amour tenant une amphore. Fond de paysage.

H., 0,88; L., 0,71. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Beisson (W.) et Délia Eruna (G. P.).

* 49. — Titi (TiBERio). — Portrait du prince-cardinal Léopold

de Médicis enfant (1617-1675).

Il est étendu sur une étofi'e jaune, de trois quarts tourné vers la «droite, la tête appuyée sur un oreiller, la partie inférieure du corps couverte par une riche draperie soutachée de perles. On lit à droite, au premier plan : Novembris 1617, Princeps Leopoldus Octavo Genilus Mediceus Austriacus,

H., 0,50; L., 0,73. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par L. Errani (G. P.). Fils du grandduc Cosme II, frère du grand-duc Ferdinand II, ce prélat, grand amateur des lettres, sciences et arts, fut le fondateur du musée de portraits à la Galerie des Uffizi.

* 50. — Il Guercino. — Le Guerchin. — Saint Pierre ressusci-

tant Tabithe.

A droite, Tabithe est couchée dans une bière, de profil tournée vers

GALERIE PITTI

la gauche ; une femme en pleurs et un homme à ses côtés implorent saint Pierre, debout au second plan, drapé dans un manteau jaune, dont il retient les plis avec sa main gauche, tandis qu'il lève sa droite vers le ciel. A gauche, au premier plan, vue de dos, en robe brune, une femme assise tient un enfant sur ses genoux. Au fond, deux femmes^ en larmes.

H. 1,31; L., 1,63. T. — Fig. pet. nat. — Gravé par C. Ferreri (G. P.) el Bloemaert, Exécuté en 1618, d'après un manuscrit du frère du peintre.

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