‹ FlorenceChapitre 91 sur 195 · Courtois, dit Le Bourguignon. — Bataille · texte numérisé non relu

Courtois, dit Le Bourguignon. — Bataille

Au premier plan, un engagement de cavalerie; au milieu, un soldat bardé de fer décharge son fusil sur un ennemi renversé à terre. Au fond, à gauche, des batteries d'artillerie tirant sur une ville fortifiée. Montagnes à l'horizon.

H., 2,31 ; L., 3,48. T. — Gravé par C. Lambertini (G. P.).

* 113. — Michel Angiolo Buonarroti. — Michel-Ange. — Les

Trois Parques,

Lachésis, de trois quarts tournée vers la gauche, tord dans ses doigts

GALERIE PIÏTI

Cliché Alinari frères. , Typogravurc "Bous«od. Valadon et C '.

Andréa del Sarto.

Annonciation.

SALLE DE JUPITER

un fil que s'apprête à couper Atropos, la tête appuyée sur l'épaule de sa sœur qu'elle regarde. Au second plan, à droite, Glotho, dont on ne voit que la tête, tient une quenouille.

H., 0^83; L. 0,61. B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Gravé par Marais (G. P.). — La Galerie des dessios aux Uffizi possède deux études d'après nature pour les têtes des Parques. Ce tableau, dans lequel on ne retrouve pas les qualités si personnelles de Michel- Ange et dont l'attribution, semble plus que douteuse, paraît, à M. Venturi, être l'œuvre de Rosso Fiorentino. Paris (1799-1815).

* 118. — Andréa del Sarto. — Son portrait et celui de sa femme.

A droite, le peintre, tourné de trois quarts vers la gauche; cheveux châtains, pourpoint jaune, garni de fourrure, manteau et toque noirs. Il passe son bras droit autour du cou de sa femme qui se tient à gauche, de trois quarts tournée vers la droite ; chevelure blonde, robe rose et chemisette blanche bordée d'un ruban bleu, une chaîne d'or au cou ; dans sa main droite, une lettre.

H., 0,64 ; L., 0,86. B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Gravé par Martolli Faentino (G. P.). — Ces portraits furent exécutés sans doute au moment où le peintre était rappelé en France par François 1er. La lettre que porte Lucrezia del Fede serait celle que lui écrivit Andréa del Sarto pour lui annoncer ce voyage, auquel il renonça d'ailleurs.

* 123. — Andréa del Sarto. — La Vierge en gloire et quatre

Saisît s.

La Vierge, assise sur des nuages, les yeux levés au ciel, en robe rose et manteau bleu, est entourée d'anges dont deux déroulent des banderoles. A la partie inférieure, au milieu, saint Fidèle, de face, à genoux, appuyé sur son épée, une palme à la main, en justaucorps violet à manches bleues, haut de chausses violet, manteau rouge, et sainte Catherine, tournée de trois quarts vers la gauche, en robe rose à manches vertes et capeline blanche, un livre dans la main gauche. A droite, debout, un moine, saint Jean Gualbert, appuyé sur une canne, un crucifix à la main, regardant la Vierge. A gauche, vêtu d'une dalmatique, saint Bernard degli Uberti, évêque de Parme, de trois quarts tourné vers la droite, lisant. Fond de paysage.

H., 3,06 ; L., 2,07. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Caterina Piotti (G.P.)- — Le peintre mourut en 1530 avant d'avoir terminé ce tableau, exécuté pour les moines de Vallombreuse. La partie supérieure est seule de sa main. Il fut achevé en 1540 par un certain Vincent, fils de François Bonilli, ainsi que l'indique la date sur la roue aux pieds de la sainte Catherine : A. D. MDXXXX. Ce tableau resta dans l'église de Casentino jusqu'en 1818, époque à laquelle le grand-duc Ferdinand III s'en rendit acquéreur.

* 124. — Andréa del Sarto. — L'Annonciation.

A gauche, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, un livre à la main, se tourne de trois quarts à droite vers l'Ange Gabriel, accompagné

GALERIE PITTI

de deux anges, qui s'incline devant elle, un lis dans la main gauche. Au fond, un édifice, précédé d'un portique, sur les marches duquel est assis un jeune homme. Trois assistants sont accoudés à un balcon. Au ciel, le Saint-Esprit.

H., 1,82 ; L., 1,76. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par G. Rossi (G. P.). — On lit sur le pupitre :

Andréa del Sarto ta pînta

Qui corne nel cor ti porta

E non quai sei, Maria, per isparger

Tua gloria e 7ion suo nome.

(Andréa del Sarto t'a peinte ici comme il te porte dans le cœur, et non telle que tu es, Marie, pour répandre ta gloire et non sa renommée.)

« Pour les frères de San Gallo, il peignit sur un panneau Notre-Dame avertie par l'ange, où l'on voit une harmonie de colorations très plaisante, et quelques têtes d'anges, modelées avec douceur, « sfumate con dolcezza », et d'une grande beauté, dans les airs, exécutées dans la perfection; et, sous cette Annonciation, Jacopo di Pontormo, alors élève d'Andréa, fit une predella. » (Vas., V, 17.) — En 1626, cette peinture, qui avait passé du couvent de San Gallo à l'église San Jacopo trai Fossi, fut placée par la grande-duchesse Maria Maddalena, veuve de Cosme II, dans une chapelle du palais Pitti. Un dessin à la sanguine, pour l'ange, fait partie de la collection des Uffizi. On ne sait ce qu'est devenue la predella. •

* 125. — Fra Bartolommeo. — Saint Marc.

Assis dans une niche, de trois quarts tourné vers la gauche , la tète portée à droite, vêtu d'une tunique bleue et d'un manteau rouge ; dans ses mains, un Uvre et une plume. Sur le socle, on lit : S. MAR- GUS EYA.

H., 3,40; L., 2,12. T. — Forme cintrée. — Fig. plus gr. nat. — Gravé par Langlois (W.) et Lasinio (G. P.). — Autrefois dans l'église Saint-Marc; payé 40 ducats à l'artiste. Acheté 480 écus par le prince Ferdinand de Médicis. — Paris (1799-1815), oii il fut mis sur toile. Il en existe une copie par Ant. Dom. Gabbiani, à l'Académie. ( 69).

« Pour montrer qu'il savait faire les grandes figures, et parce qu'on lui avait dit que sa manière était petite, il lui prit fantaisie de placer dans la façade où est la porte du chœur un saint Marc l'évangéliste, figure de cinq brasses, sur bois, d'un très bon dessin et excellemment traitée. » (Vas., IV, 189.) « Si grandiose qu'il soit, le saint Marc nous paraît avoir été trop vanté et ne nous touche pas autant que la plupart des saints placés par le peintre auprès de ses madones avec tant de naturel et de simplicité... A sa place primitive, il est vrai, on devait moins remarquer ce que la pose et le caractère de ses traits peuvent avoir d'un peu emphatique. » — (Gustave Gruyer, Fra Bartolommeo, 70.)

* 126. — Philippe de Champaigne. — Portrait d'homme.

Tourné de trois quarts vers la gauche ; longue perruque blonde, col blanc rabattu sur une cuirasse, écharpe blanche en sautoir.

H., 0,71 ; L., 0,58. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Gravé par G. Dali' Olio (G. P.).

* 129. — Mazzolini. — La Femme adultère.

Devant le temple, à droite, le Christ, en robe rouge et manteau bleu,

SALLE DE JUPITER

se tourne de trois quarts à gauche vers les Scribes et les Pharisiens qui lui demandent s'ils doivent lapider la femme adultère. Un des assistants écrit sur le sol, un autre s'éloigne avec dépit. Au fond, au tympan du portique, un bas-rehef représentant Moïse sur le mont Sinaï.

H., 0,63; L., 0,42. T. — Forme cintrée. B.— Fig., 0,25.— Gravé par Spagnoli (G. P.).

* 130- — Bassano (Jagopo). — Jacques Le Bassan. — Portrait de

femme.

* 131 . — Il Tintoretto. — Le Tintoret. — Portrait de Vincent Zeno .

Assis dans un fauteuil, sur le bras duquel il appuie son bras gauche, tourné de trois quarts vers la gauche. Chevelure, moustache et longue barbe blanches, simarre rouge foncée ; à droite, une draperie rouge relevée; à gauche, une fenêtre, sous laquelle on lit : Vincenlius Zeno anno œtatis suce LXXIV.

H., 1,11; L., 0,86. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Campantico (G. P.).

* 133. — Salvatore Rosa. — Bataille,

Deux détachements de cavalerie fondent l'un sur l'autre; à gauche, des guerriers cuirassés ; à droite, des Turcs coiffés d'un turban ; au milieu, un fantassin armé d'une lance lutte contre des cavaliers ; à gauche, un cavaher renversé, qu'on suppose être le peintre lui-même, porte un boucher sur lequel sont inscrites les premières lettres de son nom : SARO. Au fond, les remparts de la ville.

H., 2,41; L., 3,49. T. — Gravé par A. Viviani (G. P.). — Ce tableau, le premier que fit le peintre à Florence, appartint au cardinil Jean-Charles de Médicis. (Baldinucci.) Paris (1799-1815).

* 134. — Paolo Veronese. — Les Maries au sépulcre.

A gauche, deux anges, l'un debout, l'autre agenouillé, se tournent vers la droite en montrant le ciel aux trois Maries, qui regardent avec vénération le sépulcre vide. L'une, au premier plan, vue de dos, en jupe jaune et tunique rose, porte un panier, et s'appuie sur l'épaule de sa compagne, de profil tournée à gauche, en jupe orange, corsage rouge ettabher vert. La troisième, au second plan, retient avec la main les plis de son manteau vert. Fond de paysage.

H., 0,91 ; L., 0,66. T. — Fig. 0,55. — Gravé par Lasinio fils (G. P.).

* 135. — Salvatore Rosa. — Bataille.

H., 0,93 ; L., 1,44. T. — Signé sur la frise du temple : Salvator Rosa.

* 136. — Paolo Veronese. — Jésus prend congé de sa mère.

A droite, tourné de profil vers la gauche, en tunique rose et manteau

GALERIE PITTÎ.

bleu, Jésus étend les bras vers la Yierge, assise devant un portique, deux saintes femmes à ses côtés; une troisième est debout au sommet , d'un escalier.

H., 0,92; L., 0,67. T. — Fig., 0.58.

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