Giovanni da San Giovanni. — Rendez-vous de chasseurs
Dans une chambre, six chasseurs déposent leur gibier sur une table; au miheu, l'un d'eux, en costume noir, est déjà assis; à droite, un autre, en pourpoint bleu, manteau jaune, chapeau à plumes^ de trois quarts tourné à gauche, son fusil sur l'épaule, tient dans sa main gauche une bécasse; à gauche, un troisième chasseur, en justaucorps vert et haut de chausses bleu, appuyé sur son fusil, porte un faisan ; au second plan, à gauche, un quatrième, adossé à une chaise, s'appuie sur un bâton; derrière la table, deux autres causent ensemble. Sur la table, une nappe, un lièvre et deux couteaux.
H. 1,49; L., 2,04. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Gatti (G. P.). Paris (1799-1815).
138. — Zuccheri. — Portrait de Guidobaldo, duc de Monte^ feltro.
Tourné de trois quarts vers la gauche, le visage vu de face. Chevelure, barbe et moustache brunes. Justaucorps noir, à manches rouges; la main gauche appuyée sur la garde de son épée, la main droite levée; à gauche deux lévriers.
H., 0,99; L., 0,81. T. — Fig. à mi -corps, gr. nat. — Gravé par Délia Bruna (G. P.). — Provient de la succession des ducs d'Urbin.
* 139. — Rubens. — Sainte Famille. ^
Au premier plan, dans un^ berceau, l'Enfant Jésus qui caresse saint Jean, derrière lequel sainte Éhsabeth, à droite, joint les mains; au second plan, la Vierge et saint Joseph.
H., 1,14; L., 0,89. B. — Fig. à mi-corps. Paris (1799-1815).
* 140. — Leonardo da Vinci (?) — Portrait de femme, dite la
Monaca.
Tournée de trois quarts vers la droite. Chevelure brune, corsage noir décolleté, voile blanc. Dans sa main gauche, un Hvre de prière sur lequel est gravé, en lettres d'or, le nom du Christ; à l'auriculaire de la main droite, une bague. Par les arcades d'un portique, on aperçoit au fond l'ancien hôpital de Saint-Paul, autrefois sur la place Santa-Maria Novella et l'ancien couvent de Cafaggio.
H. 0,62 L. 0,46. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par A. Marchi (G. P.)- —
GALERIE PITÏI
SALLE DE JUPITER
Acheté par le grand-duc Ferdinand III à la famille du marquis Niccolini. Ce beau portrait, toujours inscrit depuis son entrée au musée sous le nom de Léonard de Vinci, a été longuement discuté par la critique moderne. On l'a tour à tour attribué à Lorenzo di Credi, à Franciabigio, au Pérugin et même par (B. 615), à Ridolfo Ghirlandajo. M. En- Rico RiDOLFi se souvenant « qu'en fait d'œuvres supérieures, il est beaucoup plus difficile de reédifier que de démolir », et dans une savante analyse, repoussant toutes les nouvelles attributions, croit qu'il est prudent, jusqu'à preuve du contraire, preuve décisive et documentaire, de s'en tenir à l'attribution traditionnelle. » {Arch. delV Arte^ 1891, p. 440.) tf Ce n'est pas là une créature abstraite sortie du cerveau d'un peintre ; c'est une femme réelle qui a vécu, une sœur de la Monna, aussi compliquée, aussi pleine de contrastes intérieurs, aussi indéchiff'rable que l'autre. Avec la pâleur mate du cloître, elle a la splendide nudité du monde, et l'incarnat des lèvres sur l'immuable figure blanche semble une fleur de pourpre éclose sur un sépulcre. Il y a une âme inconnue et dangereuse qui dort ou veille dans cette poitrine de marbre. — (Taine, Voyage en Italie, II, 226.)
* 143. — Gennari. — David.
Yu de face, en manteau marron et haut-de-chausses rouge, tenant sur une pierre la tête de Goliath; à gauche, son épée et une toque rouge, ornée d'une plume. Fond de paysage, à gauche une colonne.
H., 1,24 ; L., 1,05. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Acheté par le grand-duc Ferdinand m à la famille Gerini.