Il Semolei. — La Bataille de Montemurlo
Au premier plan, des blessés, un valet vu de dos, tenant des chiens, et un vieillard parlant à un jeuae garçon ; à droite, les armées en présence ; à gauche, les révoltés vaincus sont enchaînés ; au ciel, l'enlèvement de Ganymède et le repas des dieux; au fond, la ville de Florence et le château de Montemurlo.
H. 1,32; L., 1,13. B. — Fig., 0,43.
* 157. — Lotto. — Les Trois âges de Vhomme,
Au miheu, un enfant, de trois quarts tourné vers la droite, en manteau brun à doublure rouge, coiffé d'un béret noir d'où s'échappent des boucles blondes, lit un papier de musique qu'il tient de la main gauche. A droite, un jeune homme, de profil tourné vers la gauche, nu-tête, en tunique verte, porte son bras gauche en avant. A gauche, un vieillard, nu-tête, de trois, quarts tourné vers la droite, drapé dans un manteau rouge, regarde en face.
H., 0,62; L., 0,77. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Floridi (G. P.). — Ce tableau, très inspiré du Giorgione, auquel l'attribue Lermolief-Morelli, a beaucoup souffert de malencontreuses restaurations. Burckhardt le suppose peint en 1508. Paris (1799-1815).
* 176. — Zampieri (Domenigo). — Le Dominiquin. — Sainte Marie-
Madeleine.
Tournée de trois quarts vers la droite, les yeux levés au ciel de
GALERIE PITTI
longues boucles blondes tombant sur ses épaules nues. Corsage rouge, manteau bleu. Les mains entrelacées; le bras gauche appuyé sur un piédestal.
H., 0,88; L., 0,74. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Gravé par P. Suppini (G. P.). — Acquis en 1819 par le grand-duc Ferdinand III du comte César Bianchetti, de Bologne.
SALLE DE SATURNE
* Plafond peint par Pietro da Cortona.
La Gloire et la Prudence présentent à Saturne un vieillard que la Gloire et l'Éternité vont couronner; au second plan, Hercule sur le bûcher et Philoctète recueillant les flèches du héros.
* 110. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Bacchanale.
A gauche, un satyre, vu de profil,- couronné de pampre, danse, en s'appuyant sur un bâton; un jeune enfant le suit, traînant avec une corde une tête d'animal; au milieu, une bacchante, à demi nue, vêtue d'une chemise blanche et d'un manteau rouge et bleu, agite des cymbales; à ses côtés, un satyre cherche à arracher de son corps des serpents qui l'enlacent. Ces quatre personnages s'avancent vers la gauche. Fond de paysage.
H., 0,80; L., 0,91. T. — F., 0,50. — Gravé par Zdiani (G. P.). — Ce tableau, qui, d'après Cr. et Cav., ne serait qu'une copie faite par un élève de l'école de Bologne, est en tout cas un fragment du Triomphe de Bacchus, que possède la National Gallery.
* 116. — Sustermans. — Portrait de Victoire de La Rovère,
femme du grand-duc Ferdinand II de Médicis.
Vue de face, sa chevelure tombant en larges boucles sur ses épaules; costume de la vestale Tuccia : corsage orné d'une broche, écharpe et manteau verts. Dans ses mains, un crible.
H , 0,98; L., 0,80. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Guadagnini (G. P.).
* 147. — Giorgione. — Nymphe poursuivie par un satyre.
A gauche, la Nymphe est vue de face, le sein gauche découvert, une fourrure jetée sur l'épaule droite, les cheveux noirs ondulés, séparés en
SALLE DE SATURNE
bandeaux, et retenus par une étoffe rayée ; de sa main droite, elle touche une médaille suspendue à son cou. A droite, de profil tourné vers elle, un jeune satyre, la bouche grande ouverte, porte sur les épaules une peau de béte.
H., 0,55; L., 0,80. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Gravé par Fusinati (G. P.). — Cr. et Cav. (N.I, II, 262) contestent l'authenticité de cette toile qu'ils attribuent à un élève de Giorgione ou du Titien. Morelli-Lermolieff la regarde comme une œuvre de Giorgione dans sa jeunesse. On a aussi pensé à Dosso Dossi.
* 148. — Dosso Dossi. — Bambocciata.
Derrière une table, sur laquelle sont posés un tambour de basque et un masque, huit personnages bizarrement vêtus. A gauche, assis, une femme présentant une corbeille de fleurs, et un homme portant une quenouille, derrière lesquels se tiennent debout un homme avec un chien, et un autre portant une tête de bouc. A gauche, un vieillard, à demi nu, assis, joue avec des boules sur la table. Au premier plan, sur une balustrade, un fromage, des fruits et un couteau.
H., 1,44; L., 1,43. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat.
* 149. — Il Pontormo. — Portrait d'Hippolyte de Médicis,
Il est vu de face, le visage tourné de trois quarts vers la gauche. Chevelure courte et barbe noires; cuirasse et brassards; à sa ceinture, une épée et un poignard. De la main gauche, il caresse un chien ; la droite est appuyée sur un casque posé à gauche sur une table recouverte d'un tapis. Au fond, une draperie.
On lit sur le tapis de la table : Annum agebat decimum octavum.
H-, 1,14; L., 0,86. — Fig. à mi-jambes, gr. nat. — Gravé par Asioli (G. P.). — Ce portrait, ainsi que celui d'Alexandre de Médicis, fut exécuté en 1529 par ordre du légat Passerini, leur tuteur. « Le peintre s'acquitta très bien de ce travail en leur donnant une ressemblance parfaite, quoiqu'il ne s'éloignât guère de sa manière qu'il tenait de l'école allemande. Dans le portrait d'Hippolyte, il peignit un chien favori de ce seigneur du nom de Radon et le fit si juste et si naturel qu'il semble vivant. » (Vas., VI, 2'Î5.)
* 150. — Van Dyck, — Portraits de Charles d'Angleterre et
d'Henriette de France,
Dans un même cadre, sous des arcades cintrées, à gauche, le roi tourné de trois quarts vers la droite, moustache, royale et chevelure blondes, un large col en dentelle rabattu sur sa cuirasse. A droite, la reine tournée de trois quarts vers la gauche, chevelure blonde bouclée; corsage noir, large col en dentelles; collier et boucles d'oreilles en perles; broche retenue par un nœud noir.
H., 1,66; L., 0,80. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Gravé par W. Hollar, Londini (1641) G. Barni (G. P.), Gaujean (Guiffrey).
GALERIE PITTI
* 151. — Raffaello Sanzio. — Raphaël. — La Vierge à la chaise.
Assise sur une chaise, dont le dossier est orné d'une frange rouge, la Vierge, de trois quarts tournée ^ers la droiie, en robe rouge, manteau bleu, châle vert, coiffée d'un turban à rayures jaunes et brunes, tient sur ses genoux l'Enrant Jésus, de profil tourné vers la gauche, la tête vue de face. A gauche, au î-econd plan, le petit saint Jean, les mains jointes, regarde avec attendrissement le groupe divin.
Diana. 0,71 ; Forme ronde. B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Gravé par Duponchel (W.), MuUer (M. F.) et Cesare Ferrari (G. P.). — Peint à Rome en 1516. Dès 1589, ce tableau était catalogué dans l'inventaire de la Tribune. Au musée de Dresde, une copie par Jules Romain ; au musée de Lille, deux études. Un carton de cette Vierge, qui avait appartenu au grand-prieur Inghirami de Volterre, fut vendu en 1818 au comte de Looz. « L'œuvre où le sentiment de la beauté humaine apparaissant sous une forme éternelle et divine est exprimé peut-être avec le plus de précision, est la Vierge à la cJiaise, la plus belle madone de ce temps, dans laquelle le peintre a peinf la Vierge sous les traits de la plus belle des Italiennes. A part le charme de la forme, l'expression de maternité produit un effet puissant. C'est la madone préférée de toutes les femmes. » (B. 673.) Taine {Voyage en Italie, II, 176) y voit « une belle sultane, Circassienne ou Grecque... ; elle se courbe sur son enfant avec un beau geste d'animal sauvage, et ses yeux clairs, sans pensée, regardent librement en face. Raphaël est devenu païen. » Paris (1799-1815). Quelques retouches dans les draperies.