‹ Foe koue ki ou relation des royaumes bouddhiquesChapitre 10 sur 112 · I.XIV · texte numérisé non relu

I.XIV

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saires encore; et cet ouvrage, entrepris par des mains si habiles, ne devait rien perdre en passant dans les siennes. Il s’est conformé, pour l'exécution générale, au plan qui avait été adopté d'abord; mais on peut regretter qu’il ait cru devoir modifier, sans raisons bien plausibles, l'orthographe des mots chinois, telle que M. Rémusat l'avait tracée; écrire, par exemple, F ne au lieu de Fo, et introduire dans les notes qui lui appartiennent ces prononciations bizarres et difficiles , plus russes que françaises, qui ne paraissent être le résultat ni d’un système régulier, ni de principes invariables. Cette observation, peu importante au fond, devait èlre faite pour expliquer les anomalies que l'on remarquera dans la transcription de certains mots, et pour éviter les confusions et les méprises que ' ces disparates pourraient occasionner.

M. Klaproth, tout en ne négligeant rien de ce qui était essentiel pour assurer la parfaite intelligence du texte, en ce qui concerne la philosophie et les traditions religieuses, a peut-être accordé à cette partie du Commentaire moins d’extension que M. Rémusat ne lui en aurait donné. Le genre de son esprit, autant que la nature de ses études, lui a principalement fait diriger son attention sur la discussion des points géographiques. Au reste, toutes les notes qui ne sont pas de M. Rémusat étant signées, il serait superflu de s'appesantir plus longtemps sur ces détails, et l’on distinguera facilement la part de chacun dans cette publication. Je n’ai rien à dire de celle que j’y ai prise moi-même que pour reconnaître les obligations que j’ai contractées en celte occasion envers M. Eug. Burnouf. Non-seulement il a bien voulu continuer à donner ses soins à l’ouvrage, mais j’ai trouvé auprès de lui le plus précieux de tous les secours, celui qu’aucun livre, aucune science ne pouvaient m’of-

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frir : des conseils et des encouragements. M. Jacquet, qui réunit à la connaissance des langues de la Chine et de l'Inde toutes les conditions de critique et d’érudition qu’exige l’intelligence des doctrines indo-chinoises, et qui a recueilli, avec autant de xèle que de modestie, de persévérance que de courage, des matériaux qu’il serait à désirer de lui voir mettre en œuvre dans quelque grand travail, M. Jacquet m’a fourni de son côté plus d’un renseignement utile et des rapprochements ingénieux. Et malgré tant de secours, je me présente encore, je le crains, mal prémuni contre les sévérités de la critique. Si l’on veut bien avoir égard plutôt à la nature des difficultés que j’avais à vaincre qu’à la manière dont elles ont été surmontées, peut-être sera-t-on plus disposé à me pardonner les erreurs que je n’ai pas évitées et les lacunes que je n'ai pu remplir.

Ce livre était attendu depuis longtemps, et il y a un an déjà qu’on le cite en Allemagne, quoique inédit. Il avait été annoncé comme devant paraître aux frais du. Comité des traductions orientales de Londres. A la mort de M. Rémusat, sa veuve rompit aussitôt les engagements qui avaient été pris avec cette honorable Société, n’hésitant pas à sacrilier les avantages qui lui étaient offerts, pour conserver à la France l'honneur d’une publication que les étrangers nous enviaient. M. KJaproth se chargea alors de revoir, de continuer l’ouvrage et d’en surveiller l’impression. Il avait bien voulu m’associer à ce travail; et lorsque la mort vint le frapper, je restai seul pour supporter le poids que nous partagions, bien inégalement sans doute, puisqu’il était réparti dans la proportion des forces que chacun de nous pouvait apporter. Si l’on m'accuse d’avoir trop osé en entreprenant de continuer la tâche qu’il s’était proposé d’achever, je n’excuserai

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ma présomption que par le désir que j’avais de répondre, au moins par ma bonne voionlé et par mes efforts, à une confiance qui m’honore et à laquelle je ne me reconnais d’autre titre que rattachement que je conserve pour la mémoire de M. Rémusat. Heureux si les sentiments dont je suis animé pouvaient , auprès des personnes dont j'ambitionne l’estime, me tenir lieu des qualités qui me manquent et suppléer au savoir que je n’ai pas!

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