‹ Foe koue ki ou relation des royaumes bouddhiquesChapitre 79 sur 112 · XXV · texte numérisé non relu

XXV

De Cha tchi ou Cha ti, à 8 yeou yan (il lieues) au midi, royaume de Kiu sa LO (Kos'ala) et ville de Che ’weÏ.

De Che weï (Aoedb), à la yeou yan (îC lieues) au sud-est, ville de Na pi eu.

De Na pi kia, à une lieue vers l'orient, ville de Kia 'weï LO 'weï, lieu de la naissance de Shlkya.

De Kia 'weï i.O 'weï (Kapila), à 5 yeou yan (7 lieues) vers l’orient, royaume de Las ho.

De Lan mo (Kamapolba), à 19 yeou yan (27 lieues), ville de Kn 1 na kié. Au nord, la rivière Hi uan (Gand’aki) , sur le bord de laquelle Sliâkya mourut ; c’est la limite septentrionale du Bahar.

De Kit: i na ut: (Kods’inagaba), à a5 yeou van (36 lieues), royaume de Pi che m.

De Pi che li (Vais’ au), en suivant la gauche du Gakd’aki, à 4 yeou yan (6 lieues), on trouve les cinq emboi CUl'BES.

[Fâ hian repasse sur la rive droite du Gnuge.]

Du même lieu, à un yeou yan au sud de ce confluent, est le royaume de Mo u£ tuo (Magadiia) et la ville de Pa i.ian FOË.

De Pa uan fo£ (Pat'aupoutra) [Patna], h 9 yeou yan ( 1 2 lieues) au sud-est, est la montagne du Hocher isolé; et à un yeou yan au sud-ouesl, on trouve les hameaux des Na i.o, lieu de la naissance et de la mort de Che li Foc.

De Na LO, à un yeou yan vers l'occident, on vient à la ville de Lo ïl’t sut (RIdjaGBWa), nouvelle ville de la Résidence royale. On trouve des vestiges de l’ancienne ville, à 4 li au sud, dans la vallce des Cinq montagnes. Dans cette vallée, à i5 h vers le sud-est, est le pic Km tche (GridhbakoCta), aujourd’hui Giddore.

De Lo ïiè khi, à 4 yeou yan (5 lieues) à l’ouest, ville de Kia ye, et à plusieurs li au sud, montagne du Pied de coq (KorkOCt’apàda).

De Kia ye (Gaïâ), Fa hian revient à la ville do Pa lian foè en suivant le cours du fleuve IIeng vers l'occident; et à 22 yeou yan (28 lieues), il arrive au royaume de Kia ciii (Kàs'i) et à la ville de Pho lo naï.

De Pno 1.0 N AÏ (Varan’ asi) [Bénarés], à i3 ycoa yan (16 lieues) au nord-ouest, royaume de Keoü tu an mi (Kaüs'amsi), et A îoo yeou y an (270 lieues) au sud, celui de Th thsen (Dakchin’a) [le Deccan] : ni l'un ni l'autre n'ont été visités par Fâ hian.

[Fâ hian quitte BAnarAs, et se dirigeant à l'orient, reviont encore une fois à PaTNA. Lé il s'embarque sur le Gange , et après en avoir suivi le cours à l'est pendant 1 8 yeoo yan (24 lieues), il aperçoit sur la rive méridionale le royaume de Tchen po.]

De Tchen po (Tchampa), à 5o yeoa yan (68 lieues), en continuant de descendre le Gange A l'orient, royaume de To MO u ti, sur la droite de la rivière llotr.ci et à peu de distance de Calcutta. Lé est l'embouchure du Gange.

A To mo u ti (Tamralipti) [Tami.ock] notre voyageur s'embarque; et après une navigation de i4 jours et d'autant de nuits en se dirigeant au sud-ouest, il arrive au royaume de Sse TSEO.

A Sse TSEti (Sinhala) [Ceylan] Fâ hian se remet en mer; et après go jours d’une navigation dangereuse, sans tenir de route certaine, il vient relâcher au royaume de \e i-ho thi.

De \e pho thi (Java) on se dirigea d'abord au nord-est vers Kocang tciieoc ; mais une tempête étant survenue, après 70 jours, on tourna vers le nord-ouest, et au bout de 1 2 jours et de 1 2 nuits, on arriva au versant méridional de la montagne de Lao, sur les limites de la ville de Tchhang kocang , dans le département de Thsisg tcheoc. Fâ hian y passa un hiver et un été, puis après s'être arrêté A Nanlting, il revint A Si 'an foc.

ITINÉRAIRE DE HIUAN THSANG.

Hiuan thsang visita les mêmes contrées que Chy (a hian , mais il étendit son pèlerinage beaucoup plus loin que lui. Il parcourut le Tokharestan, l'Afghanistan, le Sind, presque toutes les parties de rilindoustan; et sa relation, intitulée Si ia ki, ou Description des contrées de l’occident, nous offre un tableau complet de l'état de l’Inde dans la première moitié du m* siècle de notre ère. Malheureusement on ne la possède pas à Paris dans sa forme originale et primitive; elle ne se trouve que morcelée et par fragments, mais cependant presque en entier, dans la grande compilation historique et géographique qui, sous le nom de Pian i tian , contient Thistoire des peuples étrangers, classés suivant les époques auxquelles ils ont commencé à être connus des Chinois, en sorte que l’on a été obligé d'intervertir tout à fait l'ordre dans lequel les voyageurs avaient distribué leurs récits. C est cet ordre que j'ai essayé de rétablir, en ce qui concerne Hiuan thsang, dans le Résumé qui suit, à l’aide de quelques indications publiées dans ces derniers temps par M. KJaproth, et je crois être arrivé à le faire avec certitude. La relation de Hiuan thsang a été citée trop de fois dans les notes du Foi koae ki, elle a fourni trop d'éclaircissements utiles, pour qu’un dernier rapprochement, embrassant l’ensemble de la marche des deux voyageurs, puisse être considéré comme superflu. J'ai indiqué par un tracé cette route ainsi restituée sur la carte chinoise-japonaise de l'Inde qui accompagne le présent volume. — C. L.

Pian i tian

Liv. 1.1, art. x.

IJ. art. U.

LII , art. i, |>. 3.

1. A Kl m, anciennement Ou khi ion U sud-ouest , petite montagne, deux gTands fleuves.

A 700 li ouest,

2. Koc tchi, anciennement Koueï tseu ( Koctch ). Monastère de A tche li ni kia san.

A 600 li ouest, en traversant le petit désert pierreux,

3. Pa lou kia, anciennement Cm me ou Koi me. Æoo li, mer chaude ou mer salée, de 1000 li de tour (lac Temocbtou). De ce lac, 600 li nord-ouest. Sou ve, ville. De cette ville, /joo li ouest, pays des Mille sources, ayant au midi les Montagnes de

FOË KOUË Kl.

LXXUI, art. i.

LTX, art. i, p. il.

Page 1