‹ Foi et patrie: Discours pronouncés pendant le siege de ParisChapitre 19 sur 56 · XXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXIV PRÉFACE

travaillait nos troupeaux. Nos cultes étaient plus vivants, nos conununions plus ferventes et plus solennelles. Dans chaque foyer, on avait quelque être aimé à recommander à Dieu. A nos assemblées du dimanche s'ajoutaient des réunions presque quotidiennes de prières, qui répondaient à un besoin pressant des âmes. M. Vitet invitait la France à prier, sans oser espérer qu'une aussi sérieuse, une aussi étrange invitation fût entendue de notre peuple. Mais son vœu était déjà accompli dans nos Églises et l'académicien, si digne de notre respect, aurait pu voir sous les voûtes de l'Oratoire ou de la Rédemption, dans l'Église Taitbout ou dans la chapelle Wesleyenne, tout un peuple de Huguenots prosterné devant Dieu, avec la ferme confiance que ses prières parvenaient jusqu'à son trône, et pesaient dans sa balance ! Nous sortions de ces saintes assemblées, l'âme consolée et le cœur raffermi, et la voix lointaine du canon des forts roulant à travers les rues

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