‹ Foi et patrie: Discours pronouncés pendant le siege de ParisChapitre 29 sur 56 · PRÉFACE. XXXVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXVII

que j'avais prises auprès des médecins de mon ambulance de Belleville. Je lavai les plaies, j'appliquai des bandages; je secouras ainsi successivement 50 victimes. Les voitures manquaient aussi bien que les médecins ; j'envoyai UQ messager au commandant du fort de Nogent pour qu'il demandât du secours par le télégraphe. Deux heures après, les voitures d'ambulance arrivaient, et à trois heures du matin mes blessés et ceux qui avaient été recueillis dans les maisons voisines étaient expédiés à Paris. Je songeai alors à prendre un peu de repos et je partageai un léger repas et un matelas avec le digne ecclésiastique que j'avais retrouvé à la fin de la soirée et qui n'avait cessé de s'occuper de l'évacuation des pauvres blessés.

« Dès six heures du matin nous étions debout et nous nous portions ensemble sur le champ de bataille oii gisaient hélas ! tant de malheureux qui n'avaient été l'objet d'aucun soin ou

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