XXXVIII PRÉFACE
qui n'avaient reçu qu'un premier pansement insuffisant. Plusieurs étaient dans la mairie ou dans des maisons ; 40 blessés^ parmi lesquels des allemands , avaient passé la nuit dans la cour d'une ferme^ sur des matelas, par un froid de plusieurs degrés ! A une heure de l'aprèsmidi, ils étaient encore là, n'ayant pris aucune nourriture. Je parvins enûn à réunir cinq voitures de paysans dans lesquelles j'installai tous ceux qu'elles purent contenir, et je les amenai à Paris. Le soir, des voitures arrivèrent en grand nombre, mais trop tard, hélas !....»
Il faudrait maintenant décrire le retour de nos expéditions. En arrivant aux portes de la ville, nous trouvions une foule émue qui entourait nos voitures, comblait nos blessés de témoignages de sympathie et faisait souvent une quête en leur faveur. Nous les ramenions dans nos diverses ambulances, oii ils recevaient les plus tendres soins. A Ghaptal, par exemple^^ on les descend avec précaution à Taide de