‹ Folie d'opiumChapitre 57 sur 129 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Cfo^^AR bonheur, le cocher Hofman, ^^^9 célibataire, ne. laissait pas après ^^^ lui une famille que sa disparition pût inquiéter. On prévint tout de suite les gens du château que Sa Majesté serait absente pour un long mois. Le ministre laissa entendre à ses collègues du cabinet qu'il connaissait la retraite du roi, que sa Majesté lui avait à lui seul révélée... Il voulait se réserver, au cas où surgirait une difficulté inopinée, la faculté de pouvoir aller, soi-disant, trouver le roi dans cette retraite mystérieuse, et de rapporter sa décision. Il avait pour les cas graves quelques blancs-seings du roi dont il pouvait faire usage ; je crois d'ailleurs qu'au point où il en était arrivé, la perspective de commettre un faux ne l'eût pas effrayé.

Dès le soir même, il me fit venir chez lui et travailla avec moi à cette loi de procédure qu'il était très pressé de faire voter par le Parlement. C'était une simple question de travail matériel et de formalités, car les représentants du peuple, pour une forte majorité, étaient entièrement au service de Hemer.

Nous travaillâmes jusqu'à une heure assez avancée. Ma nuit précédente et ma journée avaient été très dures ; mais

je ne sentais aucune fatigue. J'étais trop surexcité pour dormir ; ce travail que nous fîmes ensemble nous calma tous les deux. Ce fut lui le premier qui se sentit las. Il rm dit d'aller m3 coucher.

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