‹ Folie d'opiumChapitre 71 sur 129 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

E résolus, mander

en attendant, de deau ministre la pert^^^r mission d'aller voir Tolberg ^^ en sa prison. La combinaison à laquelle j'avais songé tout d'abord, et qui consistait à obtenir l'accès de cette prison par l'intermédiaire de l'officier de garde, me parut à la réflexion trop aléatoire. Non, le mieux était de profiter des bonnes dispositions apparentes de Hemer, et de m'adresser carrément à lui. Je terminai rapidement mon résumé et je frappai à sa porte. Il était seul dans son bureau. Vraiment, je m'illusionnais beaucoup quand je m'imaginais dominer cet homme, parce que le hasard m'a\'ait mis en possession de son secret. Jamais je ne serais maître de lui. Je l'abordais toujours avec la même timidité craintive. Je dus faire, comme à l'ordinaire, un grand effort pour entamer

J'essayais, par la façon dont je prononçais le mot faveur, — avec une certaine fermeté, — d'indiquer que je n'étais pas un solliciteur, que cette fa\'eur était presque un droit, et que ce n'était que par politesse que je consentais à employer cette expression... Mais quand j'y réfléchis, je crois que ces nuances n'étaient perceptibles que pour moimême, et qu'elles eussent échappé au plus fin des auditeurs.

la conversation. , C'est à peine si j'en- <^^C~II tendais les premières paroles que je lui disais.

Une fois que j'étais lancé, mon ton s'affermissait un peu.

— Monsieur le ministre...

Il me semblait que lorsque je lui disais : ^Monsieur le ministre, il avait l'air de penser : Allons ! qu'est-ce qu'il a encore ?

L'idée d'être un importun, que l'on tolère par obligeance ou par pohtesse, m'a toujours horriblement gêné.

— Monsieur le ministre, j'ai à vous demander une faveur...

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